dimanche 5 mai 2019

«On ne peut plus rien dire», j'ai commencé à avoir une intuition de cette phrase, et je la comprend encore moins

D'habitude, j'écris des billets pour dire ce que je comprend pas. Exceptionnellement, j'ai l'impression d'avoir légèrement compris un point de vue opposé au mien. Sauf que ce que j'ai compris me conforte dans des positions que j'ai déjà partagée sur ce blog concernant les discriminations. Je précise que ce billet va décrire un événement en le modifiant légèrement. Déjà parce que résumé une discussion la modifie nécessairement. Mais aussi parce que certains détails sont modifié pour éviter que la personne dont je parle puisse être identifiable. Et aussi pour éviter les détails qui pourraient être jugés trop intime.

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mercredi 10 octobre 2018

Pourquoi certains insistent sur une méthode d'inclusion quand d'autre dit que ça les exclut

Il y a un processus de discussion/argumentation que je ne comprend pas, et je compte illustrer ce processus avec un exemple vaguement lié à la notion de genre/transidentité. Et même si je n'ai pas d'autre exemples en tête, je suis persuadé que le questionnement pourrait se généraliser

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mardi 20 juin 2017

Les coming-outs que l'on me fait

Beaucoup de gens m'ont fait des coming-out (CO), confidentiels, à ne pas répéter. Ce qui est flatteur, parce que c'est un signe de confiance. J'ai quand même une interrogation.

  • Il est assez cohérente que des gens m'aient dit se questionner sur polyamour, ou sur le couple libre, ou encore vouloir découvrir le shibari. Pour un-e habitué de ce blog, il n'est pas un secret que je m'intéresse et pratique cela.
  • Des gens m'ont aussi dit se questionner sur leurs genres - alors que je suis cis. Ou encore sur la manière d'agir avec un-e proche qui se questionne sur leur genre. Des femmes m'ont aussi fait des CO en tant que lesbiennes ou bis - en me demandant des conseils sur le fait de draguer des filles - alors qu'à l'époque je me disais gay ! Je peux vaguement comprendre, parce que je parle régulièrement des sujets LGBT, et semble m'y connaître un peu. De fait, j'ai pu les rediriger vers des gens plus à même de répondre à leurs questions. Mais c'est assez surprenant pour moi, parce que ça semble indiquer que ces gens, faisant leurs CO, n'avaient personne de concerné autour d'eux. À cause de mon entourage, rempli de gens concernés par ces questions, j'ai l'impression que des LGBT, il y en a partout. Et, dans tous les cas, comment un gay est sensé savoir comment une femme doit s'y prendre pour draguer une femme ?

Par contre, aucun homme ne m'a jamais fait de CO confidentiels homo ou bi. Il y a des mecs que je sais être homo, bi ou pan, mais ce n'est pas confidentiel, je le sais parce que c'est connu de tout le monde. Par exemple parce que tout le monde sait qui sont leurs conjoints ou leurs exs. Mais des gens qui doutent, qui se questionnent, qui veulent en discuter, ça n'est jamais arrivé.

  • Peut-être est-ce de la timidité, car ils auraient peur que je prenne ça pour de la drague.
  • Peut-être qu'ils ont peur que je les drague. Peur pas totalement injustifié par ailleurs, je me met assez facilement à draguer. Cependant, je trouverai que c'est de très mauvais goût dans ce cas là. Parce que ça serait profiter d'un moment de doute, d’interrogation, bref, de la confiance d'un autre. Après tout, s'il vient pour de l'aide, théoriquement, il est beaucoup plus sensible au suggestion qu'on peut lui faire.
  • Peut-être que plus aucun homme n'a besoin de discuter pour l'aider à avoir des réponses concernant son orientation sexuel/romantique. Ou alors tout simplement qu'ils ne savent pas se confier.

samedi 10 juin 2017

Comment vous réussissez à affirmer: «Ne faites pas ça»

Comment vous faites pour avoir des certitudes sur la façon correcte d'(inter)agir avec d'autres humains ? Qui plus est sur la façon dont les autres humains doivent interagir entre eux ?

En vrai, je ne sais pas qui me lit, qui a des certitudes. Mais je sais que plusieurs potes me lisent, et plusieurs potes ont des idées très tranchées sur ce qui est correct ou non. Un peu comme les manuels de savoir-vivre, mais adapté à une époque qui prônent la liberté et l'égalité. De ce que j'en comprend, l'étiquette, telle que décrite dans le manuel de savoir-vivre, sert à envoyer le message «je suis de votre monde». Une sorte de code, pas secret, mais qu'il faut avoir pratiqué et travaillé, afin de montrer qu'on est prêt à s'intégrer dans un monde dont on ne remet pas en cause les règles. Cette étiquette a un sens - je ne l'apprécie pas, mais le comprend. On dit «il faut faire ceci», et la règle se justifie elle-même.

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jeudi 8 juin 2017

Question sur le boycott pour des sujets polémiques

Une question que je me pose, à laquelle twitter ne m'a pas apporté de réponse.

Je ne m'y connais pas beaucoup en économie, mais il me semble qu'il est bénéfique pour les entreprises que les marchés soient séparés. Parce que cela donne, certes, un marché plus petit, mais sur lequel il y a moins de concurrence. Et donc la possibilité de vendre plus cher le même produit.

Dans ce cas, quel est l'intérêt du boycott quand deux idées s'opposent ? Boycotter une marque qui contribue à la déforestation, à la mort d'espèces protégée, qui abuse trop de ses employés, qui fait met son argent dans des paradis fiscaux, je comprend. Je ne connais personne qui est pour tout ça. Par contre, disons qu'une marque de gâteaux supporte la manif pour tous, et un autre supporte des associations LGBT. Et que chaque personne ayant des convictions politiques choisisse de boycotter les gâteaux politiquement opposés[1]. Alors, le marché sera divisé en deux, et au final, les deux boites y gagnent.

Donc, quel est l'intérêt on aurait à boycotter ces vendeurs de gateaux ? Il me semble que le seul truc auquel ça pousse les marques, c'est à se politiser, à se rependre pour couvrir tout le spectre politique. Ce qui n'avantage ni les droits LGBT, ni LMPT. Sauf à supposer que les entreprises ayant donnés aux assoces LGBT aient vraiment une politique d'inclusivité envers les personnes LGBT - ce qui serait cool, mais est un autre sujet.

Note

[1] Ce groupe nominal est très bizarre.

jeudi 23 mars 2017

Les définitions (ne) sont (pas) importantes

Le point qui m'est le plus contre-intuitif le plus régulièrement dans les textes sur les questions de société, c'est les questions relatives aux mots et à leurs définitions. Et j'arrive à être surpris par les gens qui n'ont pas de définition unique et par les gens qui ont une définition absolue et indiscutable.

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samedi 4 février 2017

De la comparaison de groupe d'humains

Je crois que je vais de méta en méta. D'abord je parle de trucs qui ne m'intéressent pas. Maintenant je vais parler de la manière de parler de ces trucs qui ne m'intéressent pas. Plus spécifiquement, de l'usage correcte des comparaisons dans une argumentation. Pas correcte au sens où la comparaison compare des trucs comparable. Correcte dans le sens que la comparaison ne fasse pas de dégâts. Qu'elle amène le débat dans le sens voulu par celui qui l'utilise. Ce n'est pas une réflexion finie, je serai donc particulièrement avide d'avis en commentaire, venant de gens ayant réfléchi à ces question; la comparaison a l'air très dangereux comme outil, et que je ne le maîtrise pas vraiment. Mes exemples ici vont être des comparaison de discrimination. Et comme je ne suis pas concerné par beaucoup de discrimination, je prendre des groupes auxquels je n'appartiens pas en exemple, j'espère néanmoins le faire de manière correcte et ne rien mettre de vexant pour les groupes mentionnés. Sinon, au minimum, j'aurai montré par l'exemple pourquoi l'outil est dangereux.

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vendredi 27 janvier 2017

Fais pas ci, mais pas pour moi

Je me suis longtemps demandé pourquoi est-ce que je ne vois grosso modo jamais de représentation où une figure d'autorité dit «ne fait pas X. Mais ce n'est ni pour moi, ni pour toi que je le demande. C'est à cause de cette maudite société !»

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jeudi 29 décembre 2016

Ne pas critiquer ceux qui agissent.

Vous pourriez pensez que le billet qui suit a été causé par un événement précis. Ce n'est pas le cas. J'ai même voulu éviter de donner cette impression en laissant passer du temps entre un événement auquel ce billet s'applique et la publication de ce billet. Malheureusement, j'ai l'impression qu'il ne se passe jamais deux semaines sans que ce billet résonne avec une petite actualité. Et à un moment, il faut bien qu'il sorte.

Un autre[1] principe que j'ai depuis un moment, c'est de ne pas reprocher aux gens leurs manières d'agir pour une cause. Soit je suis en désaccord avec le but, et dans ce cas c'est pas la méthode choisit qui me semble pertinente à critiquer. Soit je suis en accord avec le but, mais dans ce cas, je préfère un petit progrès vers celui-ci que pas de progrès du tout. Bien sûr, si on agit ensemble, on peut discuter, débattre, de ce qui est le plus pertinent. Mais dans ce billet, je veux parler d'actions concrètes auxquels je ne participe pas.

Note

[1] Autre, parce que je parlais déjà d'un principe dans «Pourquoi avoir comme principe d'écouter les concernés»et «Vie privée des autres».

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vendredi 23 décembre 2016

Trois étapes de la déconstruction

«Être déconstruit» est un drôle de terme. Je ne suis pas sûr de l'apprécier. Mais je ne lui connaît pas de meilleur équivalent. «Être déconstruit» veut dire, si je comprend bien, chercher à se renseigner, à écouter les gens qui s'y connaissent sur un sujet (au lieu des experts qui parlent de ce sujet à la 3ème personne), et adapter son comportement de façon à moins exclure des gens. J'entends souvent «déconstruit» sans préciser à quel sujet. Et j'ai l'impression que ça sous-entend que la personne qui l'entend connaît un ou des sujets importants, et qu'il est clair et sous-entendu qu'on sera déconstruit sur ce sujet précis. Ainsi, les gens que je fréquente l'emploieront pour parler de sexisme, de genre, d'orientation sexuelle. Mais je n'ai vraiment pas l'impression que les questions de handicap physique, de situation économique, d'éducation ou de handicap physique étaient vraiment prises en comptes quand quelqu'un était dit être «déconstruit».

J'ai l'impression - basé sur rien d'autre que mon expérience personnelle - que la déconstruction passe par 3 étapes. Je me demande s'il y en a plus, et comment les découvrir. Je prend l'exemple du veganisme pour commencer, je tenterai de monter que ça marche pour d'autres sujets en conclusion.

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samedi 3 décembre 2016

Vie privée des autres

Un principe de base, sur internet comme AFK[1], c'est de ne pas poster d'informations sur les autres sans leurs consentements. Enfin, c'est la théorie, parce qu'il y a pleins d'exceptions. Le plus évident c'est quand ça relève de choses interdites et que vous voulez faire cesser, et qu'il n'y a pas de moyens plus respectueux de tout le monde que de partager l'information. Quand je me suis fait voler mon portefeuille, je n'aurai pas attendu la permission pour crier au voleurs[2]. Dans un cadre plus sympathique, je pense aussi aux compliments relatif à une action publique de la personne. Je ne vais pas demander la permission à Selkio et Ryku pour dire que leurs sagas mp3 sont géniales.

Notes

[1] Away From Keyboard, bref, en dehors d'internet.

[2] Mais les portes du métro ont ceci de sympathique qu'elles se referment et sont opaques. Donc même en sentant la main dans ma poche, impossible de voir qui me vole.

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lundi 21 novembre 2016

Vous pouvez probablement agir

Une de mes plus grandes fiertés en tant qu'intervenant, sans compter les interventions elle-même, c'est quand quelqu'un me dit que je l'ai poussé à agir. C'est arrivé plusieurs fois, dans mon association ou ailleurs. En particulier grâce au témoignage sur les IMS en audio, mais aussi parce que j'en parle régulièrement sur twitter. De plus, des gens me contactent plus régulièrement. Souvent des gens loin de Paris, donc j'ignore s'ielles se sont lancés. C'est une des raisons pour laquelle, depuis des années, je continue de communiquer autour des interventions en milieu scolaire et pour adultes.

Et si ce billet réussit aussi à convaincre quelqu'un d'agir, j'en serai ravi[1]. Je présente donc trois moyens d'agir.

Note

[1] Un ravissement mitigé si j'apprends que la personne s'engage dans une association NBphobe par exemple.

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mardi 25 octobre 2016

Mots de passes des conversations

Il y a un truc qui me parait surprenant. Qui est certainement évident pour beaucoup de gens comprenant comment les relations humaines fonctionnent. J'ai l'impression, depuis quelques temps, d'avoir découverts des mots de passes qui débloquent automatiquement des conversations que je n'avais jamais auparavant.

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samedi 15 octobre 2016

Pourquoi avoir comme principe d'écouter les concernés

Ce billet était un morceau d'un autre billet, que j'espère sortir avant mardi 18 octobre. Mais ce passage est devenu tellement gros que j'ai préféré en faire un billet à part. Et ça m'ennuie parce que j'ai l'impression de ne dire que des choses totalement basiques[1] et que ce billet sera peu intéressant.

Note

[1] Basiques mais qui ont pris du temps à écrire/trouver, ce n'est pas contradictoire. Après tout, j'aurai du mal à parler d'énormément de notions de L1 de philosophie. Je pourrai peut-être faire un billet sur certaines. Aussi difficile que ce soit à faire, il n'empêcherait pas que le sujet soit basique.

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samedi 9 juillet 2016

Ce que je n'écris ni ne partage

Je ne sais pas pourquoi je ne partage jamais ces articles, ces témoignages, que je trouve captivant, et que j'aimerai que plus de monde connaisse afin que, le poids de la foule aidant, ces choses ne soient plus admise. Donc, je vais lister quelques raisons pour lesquelles je ne le fais pas. Sans savoir s'il y a une véritable raison dedans.

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jeudi 30 juin 2016

Être quelqu'un de bien malgré les contradiction du milieu

Pour une raison que j'ignore, ces derniers temps, quand me vient une idée de billet, un sujet sur lequel j'ai envie de partager un avis que je ne vois pas souvent écrit[1], je tombe peu après[2] sur un article pour l'illustrer. Ici, ça viendra d'un article partagé récemment par un proche - auquel j'ai pas compris grand chose j'avoue, mais qui contient le passage suivant:
«Une personne d’un groupe opprimé auquel on n’appartient pas subit une agression liée à sa classe sous nos yeux. Deux possibilités se présentent : on peut réagir, au risque d’être accusé-e de paternalisme ou, ayant pris en compte ce risque, on peut ne pas réagir et être taxé-e de …iste ou …phobe. Alors que faire ??? Si vous avez une solution qui vous permet de garder la cote dans le milieu, je vous tire mon chapeau.»

Je n'ai pas de solution. Et je m'en fiche. Oui, quand j'essaye de faire les trucs bien (tm), il y a des fois où aucune solution ne sera homologuée «bien», par ceux qui se permettent d'homologuer, et c'est pas grave. Et ce n'est même pas parce que «Pour se sortir de toute situation délicate, on invoquera sans coup férir le droit d’avoir des contradictions et de les assumer ! C’est d’une simplicité enfantine, il fallait y penser[3] !» Dernière précision, au cas où. JE m'en fiche. Je ne dis pas qu'il faut s'en ficher, ou même que j'ai raison de m'en ficher. Je dis juste que je m'en fiche. Et puis je dis aussi pourquoi je m'en fiche, mais ça c'est en conclusion du billet.

Notes

[1] et j'envisage le fait que ça s'explique par le fait que cet avis soit simplement idiot

[2] sûrement parce qu'avant la soutenance de la thèse, les articles pouvaient rester plusieurs mois dans mon dossier brouillon

[3] toujours la même source.

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lundi 9 mai 2016

Non-mixité

J'ai vu passer, sur twitter, facebook, beaucoup de gens se moquant de certains «fachos» qui disent du mal de la non-mixité. Qui disent que la non-mixité est illégitime, raciste/sexiste, illégale[1]. J'ai vu retweeter[2], un phrase du style : C'est totalement inconcevable pour les blancs de ne pas être partout ? Alors, j'ai envie de répondre: oui et non. Oui, ça a été inconcevable pour moi. Non, ça ne l'est plus. Mais j'ai envie d'expliquer pourquoi ça l'a été - sans me faire l'avocat du diable, juste en expliquant quel était le raisonnement que je faisais à l'époque. Et aussi un peu de dire pourquoi ce n'est plus inconcevable, ce qui a changé.

Notes

[1] Je suppose que ce dernier point reste défendable. Après tout, on peut arguer que la loi est mal faite et non pas que la non-mixité est injuste

[2] mais je n'ai pas noté le tweet à l'époque et je ne le retrouve pas

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samedi 15 août 2015

Ça ne m'intéresse pas

J'aimerai dissiper un malentendu que ce blog risque de donner.

Ce n'est pas parce que je parle de quelque chose ici que ça m'intéresse. Même si j'en parle souvent. Je vais dire la contraposé de cette phrase: je parle de choses qui ne m'intéressent pas. Et je fais pareil dans la vie de tous les jours.

Il y a des choses qui m'intéressent: le cirque, les cordes, faire des câlins, les mathématiques, la science-fiction, faire rire des gens, la saga mp3... et j'en parle autant que je peux. Ceci dit, je n'ai pas forcément grand chose à dire sur la moitié de ces sujets. Soit qu'il me semble que c'est évident, par exemple pour les câlins: on aime prendre quelqu'un dans ses bras, ou on aime pas, dans les deux cas, y a pas grand chose à dire de plus à ma connaissance. Soit je ne sais pas comment l'exprimer. C'est le cas des mathématiques, je n'ai pas d'idée de comment parler du côté passionnant de cet art.

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samedi 4 juillet 2015

Accepter ou pas.

J'ai écrit deux billets dont le fond me semble contradictoire: Le mag n'est pas un lieu safe. Et c'est tant mieux et Stonewall et celui qui donne une mauvaise image.

Dans le premier, je disais que c'est une bonne chose que des gens puissent être accepté même si intolérant - au sens où ils ne tolèrent pas certaines idées qui devrait pourtant être accepté dans le milieu où ils décident d'aller. En l'occurrence, qu'ils ne tolèrent pas ce qui donne une mauvaise image, et sortent de norme. Dans le second, je regrette que des gens se plaignent de ceux qui sortent de la norme. Ça peut sembler êtrange que je parle de norme quand je parle d'homo, qui par définition ne sont pas dans la norme hétérocentré. N'empêche que comme le disait Yagg récemment, même des conservateurs peuvent vouloir du mariage pour tous, car ça permet un retour à la norme qu'est le mariage.

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vendredi 3 juillet 2015

Stonewall et celui qui donne une mauvaise image

Je commence à voir des tweets sur Stonewall, le film. Sur la réécriture de l'histoire.

Je suis pas historien, j'ai donc pas moyen de vérifier qui a raison. Pas vraiment de documents, de sources, pas moyen de vérifier la fiabilité des sources qu'on me montre. J'ai donc beaucoup de mal à discuter d'autre chose que du présent quand je parle avec des gens qui s'intéresse à ces sujets.

Pourtant, j'ai du mal quand je lis "vous n'avez pas de mémoire", pour justifier de refuser à un parti politique ou un syndicat d'aller à une gay pride/marche des fiertés. Car historiquement, on peut toujours remonter à un moment ou tel parti/syndicat ne voulait pas parler des questions LGBT, ou alors pour les criminaliser. J'avais vu sur le panneau de l'hômonerie un vieux tract syndicaliste regrettant la présence d'homosexuel dans le syndicats, qui sont des gens égoïste qui pensent qu'à leur plaisir, donc forcément bourgeois, au lieu de penser à repeupler la France après la guerre. Bref, si on avait vraiment de la mémoire, seul les groupes récents auraient le droit de marcher.

Ce qui ne veut pas dire qu'il faut accepter tout le monde. Il peut y avoir d'excellente raison de refuser un parti raciste - en fait, c'est une excellente raison en soit - mais la raison historique me semble être un argument fallacieux.

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