samedi 28 février 2015

Toute la vie

Tiens, vu le succès du dernier billet d'actualité - 4 partages facebook - j'en tente un autre.

Il y a un «bad buzz» en ce moment sur la dernière chanson des Enfoirés. Toutes la vie. Pas sur la qualité musicale et de l'interprétation, ça, on aime ou on aime pas. Mais sur le texte, car, pour faire simple, des «jeunes» reprochent aux vieux l'état du monde, et que les vieux répondent à côté de la plaque[1] avec des paroles creuses. Et les vieux, ce sont les stars, les enfoirés. Les jeunes sont des inconnus.

Tout d'abord, je tiens à signaler que la troupe se nomme «enfoiré»et on peut dire que ceux qui s'expriment en tant que vieux dans cette chanson (méritent)[2] enfin leurs noms. Plus sérieusement, l'idée qui semble se dégager, que les jeunes n'ont qu'à se débrouiller, n'est pas nouvelle chez Goldman, qui avait déjà écrit sur le même thème C'est ta chance.

Ce que je ne comprend pas dans toutes les critiques qui sont faites, en particulier ceux qui trouvent que Goldman tente maladroitement de se justifier, c'est... Ceux qui prennent le parti des jeunes de la chanson.


Ok, les paroles sont mièvres mais quand j’entends « Les portes closes et les nuages sombres / C’est notre héritage, notre horizon », je me souviens de trucs auxquels j’ai pensé pendant mes études.

Les jeunes : « Vous aviez tout, paix, liberté, plein emploi. Nous c’est chômage, violence, sida.\ Les vieux : « On s’est battu on a rien volé ».\ J’ai du manquer le moment où Michelle Laroque, Kad Merad ou Patrick Bruel – et tous les autres de la génération du baby-boom – se sont battues pour le plein emploi et la paix. Avec leurs films, pièce de théâtre et chanson de merde peut-être ?

Rétorquer à la colère des jeunes un " Toi tu as toute la vie" est bien mal connaître la jeunesse,

Dans ces trois textes, j'ai l'impression que les journalistes/chroniqueurs prennent le parti des jeunes, qu'ils considèrent que les remarques qu'ils sortent dans cette chanson sont légitimes et juste. Le reproche est chaque fois que les enfoirés n'y répondent pas. Et c'est là où je ne comprend plus rien, si les jeunes sont justes, ne pourrait-on pas remarquer que leur propos, on l'a aussi entendu, puisqu'ils sont dans le clip, ils sont même mis à égalité avec les enfoirés, ils sont en symétrie, en face à face. Il y a peut-être plus de temps de caméra sur les stars que sur les jeunes, je n'ai pas vérifié, plus de texte écrit pour les jeunes que les vieux, mais c'est globalement équivalent.

Et cette juste colère, c'est aussi Goldman qui en a écrites les paroles, il a mis en scène une discussion de sourd, mais j'ai surtout l'impression qu'il a accepté de se donner le mauvais rôle. Et d'ailleurs, je ne vois pas trop ce qu'ils pourraient faire d'autres, je trouverai encore plus indécent qu'ils s'habillent en caricature de pauvre et qu'ils s'attaquent à des caricatures de riches, alors qu'ils le sont eux-mêmes.


Bien sûr, on peut reprocher plein de choses aux enfoirés, c'est assez classique et je ne reviendrai pas dessus. On peut aussi reprocher trouver que la chanson est mauvaise, musicalement, ou que les gens qui croient vraiment que ceux qui ratent, c'est de leurs fautes, prennent ça au 1er degré. Mais prendre la défense d'un personnage, de ce qu'il pense et dit, en attaquant l'auteur, vraiment, je ne comprend pas.

Notes

[1] Même l'auteur, Jean-Jacques Goldman, reconnait que la réponse sont de mauvaise foi

[2] si on ignore que c'est dommage d'avoir encore une insulte basé sur un sens sexuel, aujourd'hui plus vu par grand monde

vendredi 7 novembre 2014

Tendre

Le réveil sonne
Petit déjeuner-télé
Infos anxiogènes
Métro, tous collés !

Premier café, serré
Ordinateur, tableur
Réunion, ascenceur
Pause déjeunerç

Parler boulot
Autour d'un burger
Pause des fumeurs
tickets resto

Secrétaire
Administration
Prise de fonction
Retardataire

Téléphone
Deuxième café
Tout a fait
Personne

Rendez vous
Des gros clients
Qui sont absents
Reporté

Retour
Café trois
Client roi
C'est lourd

Bonsoir
Pas trop tôt
Au revoir
Métro

Non
Merci
Maison
Nuit

Grève
Rideau
Dodo
Rêve

Marc Servera, chanteur que j'ai découvert récemment, et j'ai rapidement acheté tous ces cd. En particulier, j'ai grandement apprécié Y font rire. Ce monsieur, donc, donne des cours d'écriture de chanson depuis un mois. N'étant pas trop mécontent du résultat, je vous le partage, vous en faites ce que vous voulez. Sachez juste qu'il fallait écrire sur le mot «Tendre». Et que mon premier résultat a été:

S'étendre, prétendre attendre, l'entendre, se détendre.

mercredi 8 mai 2013

Ami

J'ai un copain chanteur. Enfin, j'en ai plusieurs, mais là je vais parler d'un en particulier. Et comme je vais dire du mal, je donnerai pas le nom.

En janvier, il m'a proposé d'écrire une chanson pour lui. Pour voir. J'aurai été on ne peut plus flatté qu'il mette une musique dessus [1] et qu'il la chante durant ses concert - qui sont super bien d'ailleurs, le dernier était exceptionnel, et si vous aimez la chanson française, avec de vrais textes, faut courir le voir[2] !

Il m'a promis une critique de mon essai. Et comme depuis janvier et malgré 3 relances je n'en ai pas eu ou en tout cas de retour constructif (i.e. il m'a quand même dit qu'il n'a pas eu de coup de foudre) et que je doute que j'ai un retour un jour, je te la met ici.

Ludo' !
Est-ce que ça va ?
Me dis pas oui, je vois ta tête.
Tu es en train d'gâcher la fête,
Alors suis-moi.

Les gars,
On revient de suite.
Continuez à boir' sans nous,
Alimentez le barbecue,
Et puis bonne cuite.

Ludo',
T'en veux à Lucas ?
Parce qu'il va ruiner sa vie
Et qu'il se fout de ton avis.
Reprend un coca.

Lucas,
C'était un gars bien.
Un bon copain pour s'amuser
Il cherchait pas à s'excuser
Il avait du chien !

Ludo',
Tout le monde savait
Que vous étiez comme deux frères
L'un si sage, l'autre téméraire,
Mais il te suivait.

Quand toi
Tu l'as vu sombrer,
Que t'as voulu le faire soigner
On a choisi de s'éloigner,
Déséquilibrés.

Voilà,
T'es allez chez lui,
Il ne t'avait pas pardonné
Il t'a fermé la porte au nez
Je le sais, et puis ?

Lucas
A coupé les ponts,
Ne décroche pas au téléphone
N'accepte plus de voir personne
Jamais ne répond

Ludo',
Ce n'est pas ta faute,
Tu ne peux pas porter tout seul
Le poids du monde et son linceul
Il faut que tu l'ôte

Ludo',
Arêt' de pleurer,
Tu as fait ce que tu as pu
Pour être honnêt', t'as même fait plus
Ce n'est pas assez

Et nous,
Regarde, on s'amuse
C'est samedi on fait la fête
c'est un' soirée presque parfaite
Mais toi t'abuses

Ludo',
Tu nous rejoindra
Après avoir bien réfléchi
Que tu seras ragaillardi.
Sinon rentr' chez toi !


P.S. les noms ont été pris pour faire deux syllabes, les Ludovics et les Lucas(Lucass ?), si vous me lisez, bonjour. (Bonjour aux autres aussi d'ailleurs, même si on est en fin de billet), ne pensez pas que je parle de vous.

Notes

[1] ce que je ne sais pas faire et qu'il faudrait que j'apprenne un jour !

[2] Oui, je sais, vous ne connaissez pas son nom, et alors ?

lundi 22 avril 2013

Ce que les instruments de musiques m'ont appris

J'ai joué et je joue d'un certain nombre d'instruments. Par "jouer", ça peut aller de "savoir faire des sons", ou au moins "de quoi impressionner un béotien" à avoir pratiqué régulièrement pendant des années. Je ne suis pas un virtuose, et d'ailleurs la virtuosité ne m'intéresse pas en soit, même si je sais que je suis limité. Et que je suis un peu dégoutté quand je vois des morceaux magnifique que je sais ne pas être capable de jouer.

Ce qui m'intéresse, c'est faire un bilan de ce que chaque instrument m'a appris. Dans l'ordre chronologique de mes découvertes.


Mes deux premiers instruments étaient, je crois, un accordéon pour enfant. Plus un jouet qu'un instrument. Une octave à la main droite je crois. Sans cours, forcément, je n'en ai rien fait. Et un harmonica. Plutôt joli l'harmonica, mais vieux et usé, avec le capot soulevé. J'ai parfois soufflé dedans, je ne crois pas qu'il ait jamais été jouable quand je l'ai eu.

Le premier vrai instrument, c'est la flûte à bec du collège. Ça m'a appris que je ne suis pas fait pour la musique. Enfin, je le pensais. Ça m'a aussi appris que la flûte à bec, c'est moche et ça ne sert à rien. Enfin, je le pensais, avant d'avoir un gars dans mon bureau qui en fait vraiment.


Le premier instrument dont j'ai su jouer, c'était le piano. Une petite dizaine d'année de cours, à faire surtout de la variété (car c'était tout ce que je connaissais en musique, et donc ce que j'aimais faire) et du classique, donc du solfège aussi. En fait, je ne pourrai pas vous dire tout ce que le piano m'a appris, puisque c'est l'instrument qui m'est le plus naturel, celui qui me demande le moins de réfléchir pour jouer. Je parlerai donc de tout ce que le piano ne m'a pas appris.


Ensuite, je me suis mis à la guitare. Le premier truc que j'ai appris c'est que les méthodes "apprenez à jouer en quelques semaines", ça ne marche pas. J'ai donc abandonné. Avant de reprendre plus tard avec une vraie méthode qui dit "ce livre durera au moins un an, 4 semaines minimum par chapitre" et là, ça donne quelque chose de bien. La première chose que ça m'a appris, c'est que une corde par note, au piano, c'est vraiment de la triche, on fait déjà des trucs bien à 6 cordes.

Ça m'a aussi appris que jouer de la musique, ce n'est pas juste appuyer sur les bonnes touches, et donc que l'on ne sait pas naturellement jouer une note. Je m'explique, tu vois un piano, t’appuies sur une touche, ta note sort. Si tu veux faire un accord, tu prend le temps de trouver toutes les touches, et t’appuies. Toute personne ayant au moins une main peut "jouer" du piano - parfois très lentement mais quand même. Pour la guitare, rien qu'avec les barrés, ces accords où l'index doit bloquer tout une ligne, on peut ne pas réussir, et ça vient avec l’entraînement.

Dans ma tête, une note était "piqué" ou "non piqué", mais ça influe plus la durée de la note que son rapport à la note suivante. La guitare m'a appris qu'on peut aussi changer de note sans en rejouer une autre. En levant ou abaissant vite fait un doigt. En poussant une corde sur le côté, ou sur la guitare électrique en utilisant le vibrato.


Je crois que le troisième instrument a du être un ocarina à 5 euro, acheté lors d'un voyage linguistique en Espagne. J'ai appris qu'à 5 euros, l'instrument ne vaut rien. Autrement dit, que si des gens mettaient des sous dans leur instrument, ce n'était pas par snobisme, mais parce que ça faisait une vraie différence musicale.

Mon troisième vrai instrument, c'est probablement l'harmonica. Ça m'a aussi confirmé qu'il y a des instruments où il peut être très dur de jouer certaines notes. D'ailleurs je ne sais toujours pas faire d'overblow. Il m'a aussi appris que deux instruments en théorie identiques, deux harmonicas en do par exemples, peuvent avoir des vrais différences pratique. Que les altérations sont beaucoup plus facile à faire sur certains harmonicas que sur d'autres. (Et encore une fois, j'ai appris que le premier prix, celui vendu avec les méthodes pour débutants, n'est pas le plus facile. Ce qui est absurde pour un débutant !)

Je pense que l'harmonica pourrait m'apprendre des tas d'autres trucs si je réussissais à progresser, mais mon problème n'est pas exactement technique. Je ne sais pas combien de fois j'ai commencé l'harmonica. J'ai eu deux profs d'harmonica, ça n'a pas trop collé avec le premier, un peu mieux avec le deuxième. Mais chaque nouvel essai me réapprend la même chose, je ne sais pas et n'arrive pas à jouer sans partition. Et l'écriture habituelle de l'harmonica, une ligne avec des numéros des deux côtés pour savoir dans quel trou souffler ou aspirer, c'est moche. Il n'y a pas d'indication de durée, et pas d'intuition sur la hauteur de la note à jouer.

Ou, pour dire ça autrement, la manière dont j'ai appris à jouer, avec des partitions, du solfège, et un métronome, ce n'est pas du tout l'unique manière de faire. Mais c'est dur de changer après. Et ce n'est pas la culture de l'harmonica.


Dans le désordre, j'ai fait un peu de tin whistle(flûte irlandaise), d'ocarina et de flûte à nez. L'ocarina, comme dans Ocarina of Time, je n'ai pas pu résister, j'ai du l'acheter. Le Tin whistle m'a appris que je m'étais gouré, il peut y avoir des bons instrument pour vraiment pas cher. Et la flûte à nez m'a appris qu'ils pouvaient aussi être marrant !

Mais surtout, j'ai appris qu'une musique, ce n'est pas qu'une suite de note. Je savais qu'on pouvait "lier" ou "ne pas lier" les notes, mais c'était vague pour moi, au piano ou à la guitare, la nuance me semblait surtout théorique. Les liaisons aux dessus des groupes de notes m'échappaient. Avec un instrument où il faut souffler, j'ai enfin compris cette nuance, en effet, même si on ne pique pas une note, la musique change si l'on arrête de souffler entre chaque note ou si l'on maintient le souffle.


Plus tard, je me suis mis au saxophone. Ça fait deux ans qu'on m'a prêté un saxophone, j'ai peur qu'un jour son propriétaire choisisse de le récupérer. Le saxophone m'a fait découvrir une des notations qui m'a laissé le plus perplexe dans ma vie de musicien. Un note longue avec un symbole (de)crescendo. Je m'explique: Quand tu as joué une note au piano, tu as choisi si elle était forte ou pas, et tu n'a plus le contrôle que sur sa durée. Sur la guitare, à ma connaissance, quand tu as tiré sur la corde et relâché, tu ne peux plus monter le son, ni le forcer à descendre lentement. (Ou alors c'est un instrument électronique, et tu as un bouton de réglage du son sur l'instrument). Sur la flûte, l'ocarina, la note que tu veux joué détermine la quantité de souffle, il est virtuellement impossible - à ma connaissance - de choisir si la note est plus ou moins forte. Par contre, sur le saxo, tu peux souffler plus ou moins fort, tant que les doigts ne bouge pas, tu garderas la même note ! Et pour la première fois, je découvre des exercices qui consistent à garder une note en montant/descendant/restant au même niveau.

J'ai aussi découvert que les doigtés d'un instrument peuvent être totalement, mais alors, totalement illogique. Sur la flûte/l'ocarina, plus tu poses de doigts, plus tu bouche de trou, plus la note est aigu. Sur le piano ou la guitare, les notes sont rangé dans l'ordre de la plus aigu à la plus grave. Sur l'harmonica, c'est presque rangé. Par contre, sur le saxophone, pour la première fois, j'ai du me apprendre à utiliser deux octaves globalement aussi logique que celles de la flûte. Mais une fois que l'on veut monter ou descendre un peu plus, ou même une fois qu'on veut altérer une note, on se retrouve à avoir une myriade de petit boutons sur les côtés de l'instrument, chacun ayant un effet différent, et certains pouvant même servir à plusieurs altérations possibles et différentes les unes des autres. Et réciproquement, tu peux avoir 4 ou 5 manière de faire la même note (ou plutôt, des notes qui se ressemblent et dont la différence se compte en dixième de ton), et le choix sera imposé par les notes que tu dois jouer avant et après.

Écrire ça me fait me rendre compte que ce n'est finalement pas si nouveau. La flûte et le saxo ont un doigté imposé. Pas le piano. Savoir si tu utilise un index, un majeur, ou si tu passes le pouce, par exemple, pourra dépendre des notes qui suivent et précèdent.


Ce qui m’amène à mon dernier instrument en date, l'accordéon chromatique à bouton. (En gros, c'est l'accordéon avec des tas et des tas de bouton à gauche et à droite, en hexagone à droite et en ligne et colonne à gauche. Contrairement à l'accordéon à clavier piano, ou à l'accordéon diatonique qui est plus petit et à en général que quelques dizaines de boutons)

Ça m'a appris que le clavier de piano, c'est n'importe quoi. Rajouter des boutons sur la largueur en plus de la longueur permet de faire des tas d'accord et de succession de note qui ne sont pas réalisable au piano, car les notes y seraient trop éloignée.

Bien sûr, cette disposition est entre autre une conséquence de la structure interne du piano - il faut de la place pour chaque corde et chaque marteau - mais il me semble qu'elle n'est plus justifié sur les clavier. La seule raison que je vois serait qu'il soit plus dur de contrôler la force de la frappe (je ne sais pas si c'est vrai, la force n'a pas d'importance sur l'accordéon, ce qui contrôle le volume de la note, c'est le soufflet). Mais les claviers premier prix ne sont pas capable de tenir compte de la force de la frappe, et là, ça reste vraiment une perte de place inutile.

De plus, la disposition des noirs et des blanches sur le piano, c'est absurde. On sait que les blanches permettent de jouer la gamme de do majeur. Mais qu'on ne reste pas sur do majeur toute sa vie. En particulier quand tu apprend tes gammes, tu dois réapprendre chaque gamme, et à chaque fois les passages de doigts changent en fonction de quels notes sont noir, donc surélevée, et de quels notes sont blanches. Sur l'accordéon, il n'y a pas de différence entre une noir et une blanche, donc pour chaque type de gamme (majeur, mineur, etc..) tu apprend au plus trois doigtés. Celui pour les notes qui commencent sur la première rangée, sur la deuxième rangée, et sur la troisième rangée(En fait, mon accordéon a 5 rangées, la 4ème est une répétition de la première et la 5ème une répétition de la troisième, donc je pourrai me contenter d'apprendre une seule gamme).

Je n'ai pas parlé de la partie gauche de l'accordéon, les basses. J'avoue que je ne maîtrise toujours pas. Donc je me tairai.

mardi 19 avril 2011

Est-ce que Lamartine était doué en entomologie ?

C'est la question que je me suis posé récemment en passant devant la librairie éponyme. (I.e. "Librairie Lamartine", même si google m'indique que la "Librairie Éponyme" existe aussi). Est-ce que Lamartine était bon en entomologie ?

Si ça se trouve, l'animal qui l'embêtait, en fait, c'était un bourdon !

En tout cas, je ne connaitrai jamais la vérité historique. Mais je trouve que ça aurait eu moins de classe s'il avait écrit

 Oh, Bourdon, suspend ton vol.

mardi 1 février 2011

Conjuguer une chanson

Récemment, j'ai lu l'art d'écrire une chanson de Claude Lemesle. Il s'agit d'un parolier qui a fait énormément de chanson, dont beaucoup de grand succès, pour tout un tas d'artiste de variété, du genre Bécaud, Dassin, Serge Reggianni, Mireille Mathieu...

Il expliquait entre autre qu'une même histoire peut se dire de plusieurs manière, et que le même texte n'aura pas le même effet s'il est dit à la première, deuxième ou troisième personne. Je viens de réaliser à quel point c'est vrai, et je vous propose d'échanger les premières et deuxième personne dans "Et si tu n'existais pas", chanson du répertoire de Joe Dassin dont il est l'auteur. Et vous allez voir comme le personnage change, du romantique follement amoureux vers un crâneur sur de lui !

Et si je n'existais pas,
Dis-moi pourquoi t'existerais.
Pour traîner dans un monde sans moi,
Sans espoir et sans regrets.

Et si je n'existais pas,
tu ne serais qu'un point de plus
Dans ce monde qui vient et qui va,
Tu te sentirais perdu,
Tu aurais[1] besoin de toi.

Notes

[1] Certes, il faudra prononcer "tuau" en une seul syllabe, ce qui est probablement moche, mais moins que "t'aurais".

samedi 8 mai 2010

Chansons

J'avais envie de faire un petit billet, comme ça, sans prétention, sur les chansons et interprètes qui mériteraient d'être bien plus connus. Je mettrai un ou deux liens pour vous permettre de juger.

Je vais commencer par Bernard Joyet, pour moi, ça n'a pas de sens qu'il soit moins connu qu'Aznavour, par exemple, son écriture est au moins aussi magnifique, et avec Nathalie Miravette on ne peut pas se plaindre de l'accompagnement au piano[1]. En plus il est tout aussi bien capable d'être à drôle quand il nous résumé sa bible[2] qu'émouvant quand il explique qu'on ne sera jamais vieux[3].


Dans un genre assez proche mais en plus jeune, il y a Manu Galure, qui avait 20 ans il y a encore quelques infimes années et qui tenait à nous le faire savoir [4], ça, et sa manière d'aimer, ses amours dégradés. Il fait aussi partis du groupe les p'tits hommes, qui nous invitent dans leurs comptoirs des histoires, pour nous parler de lieux et personnes souvent assez oppressante, mais qui seront souvent apprécié par ceux qui aiment les mondes de fictions.

Le prochain album, Vacarme, devrait sortir en octobre si j'en crois le site de kiui, maison de production qui réussit à tourner avec seulement 6 artistes, mais que des gens excellents. L'enregistrement étant avec Juliette, la Patrone, pour qui Bernard Joyet avait co-écrit deux albums d'ailleurs.


Quand je parle des amours de Manu Galure, je ne peux pas ne pas parler des uniques (les uns niquent, les autres paniquent) qu'il à écrit pour Nicolas Bacchus, un chanteur un peu imitateur, avec sa version toute particulière du petit ane gris, très drôle quand il se prend à piquer le style de Boby Lapointe avec D'alain à Line, et qui, par ses chansons puis sa présence a changé ma vie au moins deux fois d'un point de vue d'acceptation de l'homosexualité, et pour oser draguer des garçons, grâce, entre autre, à ton fils(C'est bien le seul chanteur qui parle de l'homosexualité sans ne s'attarder que sur l'homophobie et les problème. Chez les hétéros ce seraient surement des chansons cucu sans intérêt ce qu'il chante parfois, mais c'est vraiment rare d'entendre des truc aussi simple pour les homos. Je ne vois que lui et Caro, chanteuse lesbienne sans site web et qui ne chante même plus aujourd'hui(elle avait mis trois chansons en ligne qu'on peut encore trouver, je ne sais rien d'autre d'elle)).

C'est là où je me rend compte que je tourne en rond, sur son dernier album, Nicolas avait invité Juliette pour un duo, il est un fondateur de Kiui Prod, et j'ai été écouté Bernard Joyet avec lui[5].


Parlant de chanteur connu pour l'homosexualité ayant enregistré avec Juliette et interprétant des très beau texte, je suppose que je dois parler de Jean Guidoni. Pour autant que je sache il ne fait vraiment que du sinistre, même quand il parle de chose qu'il semble trouver amusante, comme la grande exposition de l'an 2000, et c'est encore pire quand il veut ignorer l'horreur de son monde, ignorer qui crie.


Je n'ai pas fini, mais je pense que ça ira pour ce week-end, j'espère que tu apprécieras au moins certains liens.

Et je veux juste finir par signaler que je conseille encore une fois de s'abonner à tranche de scène, Eric Nadot qui se charge de créer ces dvd dit qu'il n'y a plus assez abonné pour que ça continu, et l'idée est vraiment intéressante, de faire découvrir 4 fois par ans des interview d'artistes souvent pas aussi célèbre qu'ils le devraient, et qui font découvrir d'autre artiste qu'ils apprécient.

Je précise que dans le même genre, mais radiophonique et gratuit, je conseille très fortement Le temps ne fait rien à l'affaire, qui propose à un invité chaque semaine de nous faire découvrir 10 chanson qu'il aime en un peu plus d'une heure. Par exemple comme première émission, je vous conseillerai celle de Bernard Joyet


Arthur, qui trouve qu'un autre avantage aux chanteurs français peu connu, c'est que les billets de spectacle sont beaucoup moins cher, et qu'on est plus prêt des artistes.

Notes

[1] par contre sur les cds studios je pense qu'ils en font trop avec l'instrumentation

[2] ou son penchant gérontophile

[3] Et là le choix de chanson émouvante est atroce, car j'aurai aussi bien pu prendre Verdun, la Maladie, voir qu'il sait être triste et marrant à la fois avec son futur de Princesse

[4] Quand bien même il avait après la gentillesse de nous expliquer que ce n'est pas grave d'être vieux quand on a 20 ans

[5] Dans le sens où on était voisin de siège, on n'avait pas non plus prévu de se retrouver ensemble le même jour

samedi 17 avril 2010

Je suis un homme

C'est moi où "Au lit, mon style correspond bien à mon état civil", signifie que seul des hommes sont dans son lit ?

J'ai toujours trouvé cette phrase suspecte, car, comme il dit que les filles peuvent l'essayer, la question c'est, où ?

lundi 11 janvier 2010

Tranche de scène

Je sais, cher lecteur, que tu es un homme/une femme/autre[1] de gout [2]. Tu te piques donc de ne pas écouter simplement la "variété" française que la télé et radio nous débite à longueur de temps et d'onde[3], mais que tu aimes la vraie bonne chanson française !

Bon, tu tombes mal, car tu es sur le blog d'un garçon qui pense que Didier Barbelivian a écrit de très belles chansons[4], c'est dire si tu pars mal.


Si tu es comme moi, inculte, et souhaite découvrir à peu de frais, je ne peux que te conseiller de t'inscrire à l'association tranche de scène, pour 50 euros, tu auras 4 dvds par an[5], autour d'un chanteur francophone, la plupart du temps moyennement connu, avec autour tout un tas d'autre chanteur et une interview.

La personne qui organise tout ça est très aimable, j'ai eu l'occasion de le rencontrer deux fois, et c'est un passionné de la chanson.

Je ne suis pas inconditionnel, il y a des chanteurs que j'ai découvert et que j'aime, d'autre que je trouve nul, mais c'est le jeu, et dans chaque dvd il y a du bon. Quitte ensuite à aller se renseigner sur tel chanteuse, qui n'a chanté qu'une chanson sur un dvd, via deezer, youtube, myspace ou autre.

En tout cas, personellement, j'ai fait l'achat des 7 dvds déjà sorti[6] et je peux te dire que je ne le regrette pas, et ça a changé mon oreille$$Bon par contre, si je veux acheter le cd d'un chanteur que je découvre et que j'aime, à la longue, mon porte feuille le regrette$. Dans mes découvertes, je cites notamment Sarclo, Francesca Solleville, Bernard Joyet (et Nathalie Miravette) et Michèle Bernard, que j'adore, sans préjudice de plein d'autre qui m'atteignent aussi.

Notes

[1] rayer les mentions inutiles

[2] ce qui fait que je me demande ce que tu fiches ici !

[3] ou de cable

[4] pas beaucoup et pas les plus connus, mais je ne pourrai jamais haïr l'auteur du privilège

[5] disons, 4 dvds, les année pouvant être parfois très longues

[6] en fait j'en ai eu deux en cadeaux à diverses occasions

mardi 16 juin 2009

Petite mairie

Je viens du ciel, et les étoiles entre elle ne parlent que de toit.

En même temps, de là haut, je ne vois pas ce qu'elle pourraient voir d'autre. C'est plutôt logique.

En même temps, ça doit être particulièrement ennuyeux, il n'y a pas énormément à raconter.

"Tiens, t'as vu, ils ont changé les tuiles roses pour mettre du ciment. C'est moche"

vendredi 5 juin 2009

Mauvaise reprise de chanson

Il arrive que des auteurs réutilisent les créations d'autres auteurs, et en général ça ne se remarque même pas. Heureusement pour vous, j'ai l'oreille, et vous allez facilement reconnaitre deux chansons que vous avez déjà du subir dans votre vie. (SVP, dites moi que je suis pas le seul à avoir supporter ça quand j'étais jeune!). Cliquez sur son titre pour écoutez zylène.

Mais bon, je suppose que vous n'aviez pas besoin de nouvelle raison pour dire du mal du club Dorothée, et vous saviez déjà qu'il n'y avait pas d'imagination là dedans.

Et comme disait le génialissime Patrick Font, je m'excuses si parmi vous il y en a qui aiment Hélène et les garçons. De toute façon ils ne comprennent rien, je peux continuer sans eux.

jeudi 21 mai 2009

Serge Lama censuré

Vous avez tous déjà subit cette chanson au moins une fois, par un de ces 5 interprètes, Serge Lama, Dalida, Lara Fabian, Alice Dona, et un gus dont le nom m'échappe. Et bien après une écoute attentive, maintenant que je suis ressorti de l'hôpital, je peux vous le dire, Lama a été censuré. Et je le prouve:

Je ne rêve plus
je ne fume plus
Je n'ai même plus
d'histoire

Après avoir remarqué que les trois premières rimes sont riches, vous remarquez que le rythme n'est pas régulier.

Il s'agit d'un rythme étrange, 5/5/5/3, et de plus vous remarquerez que la dernière ne rime pas.

Vu que Lama sait écrire, quand même, je pense qu'il est clair qu'il devrait y avoir à la fin deux syllabes, et le dernier son c'est "u".

samedi 25 avril 2009

Question de 5 heure du matin

Quand Jean-Jacques Goldman chantait veiller tard, et plus précisément "Ces choses .. qui nous font veiller tard", est-ce qu'il parlait de la programmation et de la logique informatique ?