vendredi 15 février 2019

Me débarrasser de mes livres

J'ai tenté de me débarrasser (revendre, sinon donner) de l'immense majorité de mes livres. J'ai du mal à croire encore au livre papier. Tout comme le cd audio, que j'achète principalement quand il est impossible d'acheter juste une version MP3, ou dans les très rare cas où je peux me le faire dédicacer. C'est bien plus dur que j'aurai cru. Voici ce que j'ai fait.

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dimanche 18 novembre 2018

Pourquoi je préfère le rationalisme à la zététique

Je compte comparer zététique et rationalisme (celui que j'ai vu, côté lesswrong). Et expliquer pourquoi j'ai clairement une préférence pour le second.

Tout d'abord, je tiens à préciser que ce billet ne parlera que de ce que j'ai pu observer des textes/vidéos se réclamant de la zététique, et de ceux se réclamant du rationalisme. Je vais commencer par tenter de décrire la zététique de façon relativement charitable. Je ne prétend pas réussir un test de Turing idéologique sur la zététique(i.e. je ne pense pas qu'un zététicien pensera que ma description ait été écrit par l'un des leurs). Mais au moins expliquer ce qui m'a fait me dire «tiens, ça pourrait m'intéresser», quoi que sans me pousser à les rejoindre sérieusement. Je décrirai ensuite ce que j'ai pu voir du milieu aspirant rationaliste, et qui m'a convaincu à me rendre à Berlin participer à un meet-up de trois jours. Enfin[1], je tenterai de comparer ces deux sujets. D'expliquer pourquoi il me semble pertinent de les comparer. Et pourquoi l'un me plait bien plus que l'autre.

Note

[1] Je tiens à noter que c'est un effort pour moi de ne mettre cette partie qu'à la fin. Ayant connu la zététique avant le rationalisme, je vois tout de suite les différence, et j'avais donc envie dans le paragraphe parlant de rationalisme d'expliquer «voyez, ça, c'est tellement mieux !»

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dimanche 11 novembre 2018

Ce que représent(ait) ma bibliothèque

Disclaimer: j'ai écrit ce billet l'été 2017. Mon avis à un peu changé. Je publie ce billet pour pouvoir le lié dans un billet plus récent qui arrivera plus tard.

Au moment du déménagement, la question de la pertinence de garder ses livres est lourde de sens. Je me souviens avoir lu, sur twitter, quelqu'un qui regrettait qu'avec les liseuses, les gens ne peuvent plus regarder notre bibliothèque. Quelqu'un lui répond que, comme ça, les livres servent à être lu, et pas de marqueurs social. Ça m'a vraiment questionné. Voici donc ce que représente ma bibliothèque pour moi.

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samedi 21 juillet 2018

Que peut bien gagner quelqu'un sans pouvoir à m'insulter ?

Dès fois, je me demande un truc tout bête. J'essaye de comprendre l'insulte.

Une personne de mon entourage m'a traité de cafard, rat, cancrelat, m'a souhaité de mourir rapidement et douloureusement, expliquer que je ne m'intéresse qu'à l'argent, que je l'ai volé et que je contribue à l'extermination des juifs en général. Et ce n'est pas une exagération. Je crois aussi qu'elle a déclaré que je n'ai aucune morale. Comme quelqu'un m'a pertinemment fait remarquer, l'avantage si nous mourrons rapidement, c'est qu'on ne souffrira pas longtemps.

Je me pose alors la question suivante: et alors ?

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jeudi 12 juillet 2018

Merci de ne pas m'offrir de thé comme cadeau

En général, je partage entièrement l'avis de Ruxor concernant ce que doit être un cadeau. Mais j'ai envie de compléter plus particulièrement ce que je pense de ceux qui, pour me faire un cadeau, m'apportent du thé aujourd'hui[1].

Note

[1] Je précise la date car ce billet ne s'appliquent absolument pas aux cadeaux que j'ai pu recevoir quand j'étais béotien, et que j'avais tout à découvrir.

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mercredi 4 avril 2018

Ma plus grande fierté récente: je n'ai pas rit

Voici ma plus grande fiertée récente. Je me suis retenu de rire. Et ceux qui connaissent mon rire savent que ce n'est pas rien.

Récemment, j'ai été à un enterrement religieux, avec prêche par un rabbin. Je ne suis moi-même pas croyant, ni très intéressé par les cérémonies. Mais ça faisait plaisir à une personne vivante que je sois là, et j'étais prêt à faire un effort pour faire plaisir à cette personne en deuil.

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samedi 17 mars 2018

Penser à contre-attaquer

Deux fois en un an, j'ai été attaqué, de manière que je trouve particulièrement injuste. Par deux personnes avec qui j'avais passer un temps pas totalement négligeable auparavant. Une attaque par derrière, en disant du mal de moi[1] à pas mal de connaissance commune, et l'autre était une attaque physique.

J'ai eu deux fois des pensées similaires. Que j'apprécie pas forcément beaucoup. À défaut d'en tirer une conclusion, je me les note.

Note

[1] Sans que je sache précisément quoi exactement

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mercredi 12 juillet 2017

Ce que m'a appris les cheveux longs

Petit historique de mes cheveux pour d'éventuels lecteurs de ce blog qui ne me verraient pas dans la vraie vie. En novembre 2011, je me coupe les cheveux très courts, pour un sketch à On n'demande qu'à en rire, où je joue un prisonnier. Je les ai laissé poussé jusqu'à juin 2016, où ils faisaient plus de 40cm. En juin, ils ont été coupé. Pour ceux qui s’inquiètent du gâchis, sachez que j'ai essayé de les vendre. Puis de les donner à solid'hair[1]. Une coiffeuse habilité solid'hair m'a engueulé car je ne prenais pas assez soin de mes cheveux, et les considère comme inutilisable. Finalement, une amie me les a coupé, elle tentera de les mettre sur un chapeau, car elle n'arrive pas à utiliser perruque et chapeau à la fois.

Voici donc quelques choses que j'ai appris grâce à ces cheveux. Et grâce à des expérimentations physiques plus ou moins liées. Déjà, contrairement à ce que tentent de faire croire Dixie et Tiny Kong, des cheveux longs ne permettent pas de voler où de ralentir une chute.

Note

[1] Ce n'était pas mon premier choix. Parce que Solid'hair ne donne pas mes cheveux, mais les revends. Puis utilise cette argent pour rembourser des perruques de cheveux à des personnes cancéreuses. Or, si je devais décider de donner de l'argent à des malades, je préférai que ces gens soient libre de choisir le meilleur usage pour l'argent.

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lundi 3 avril 2017

Consentement et persuasion

Lors d'une discussion sur la notion de consentement, j'ai découvert qu'un point qui me semblait évident ne l'était pas tant que ça. Si tu as suivi des cours de commerce, de debating, si tu as lu le best seller qu'est le petit guide de manipulation à l'usage des honnêtes gens, etc... tu es sensé savoir persuadé des gens, les influencer. Où alors ces objets on mal fait leur boulot. Ça ne suffit pas pour controler leurs vies ou pousser ces gens à faire quelque chose avec lequel ils sont fondamentalement en désaccord. Mais ça peut être assez pour vaincre une hésitation.

ce qui pose un souci, si tu tiens à respecter le consentement de la personne avec qui tu es - En particulier le consentement enthousiaste. Quand tu demandes à quelqu'un s'il/elle est consentant-e pour une activité X, parmi toutes les manières de formuler ta phrase, tu ne peux plus prendre une formulation aléatoire. On pourrait imaginer que quelqu'un, sans ses formation, choisira une formulation ou une autre, et en moyenne on peut considérer que cette personne aura une réponse honnête. Mais la personne avec ses formation n'aura plus la possibilité de juste prendre une formulation quelconque, puisqu'elle sait automatiquement ce que tel ou telle formulation implique.

À ce problème, j'ai proposé une réponse qui me semble évidente[1]. Formule ta proposition de manière à pousser l'autre à refuser X. Et là, si la personne veut toujours, tu sais qu'il y avait un consentement enthousiaste.

Deux petites précisions. Je n'encourage pas à dire «je ne veux pas faire X», ou de manière générale à mentir. Si l'autre refuse juste parce qu'elle croit qu'on n'en a plus envie, ça ne répond pas à la question initiale. Et surtout, je ne dis pas d'utiliser de la psychologie inversée, de la provocation. Ni de lui dire «je vais te faire refuser X». Simplement, si on admet l'hypothèse qu'effectivement tu sais persuader, alors tente, en toute bonne foi, de persuader de refuser l'activité.

Note

[1] Et certains m'ont dit que ce n'était pas le cas.

mardi 31 janvier 2017

Existence après la mort

Trigger warning: Mort, attentats, suicide, homophobie

Je suis athée. Au lieu et à l'époque où j'habite, c'est pas un coming-out dur à faire. C'est en général quelque chose qui m'intéresse tellement peu que je suis loin de considérer que ça fasse partie de mon identité. Au même titre que ne pas regarder le foot, le tennis ou le judo n'en fasse pas parti non plus. Et pourtant, je ne sais pas pourquoi, il y a un point, précis, parmi tout ce qui de l'idéologie religieuse transparaît dans la société en générale, qui me met très mal à l'aise.

Le paradis. L'idée d'un après. Et surtout, l'idée que nous TOUS irons quelque part. Quelque part qui ne soit pas le tombeau, l'urne, la fosse, le ventre d'un animal, etc... Donc l'idée que les athées, aussi, y aillent. C'est d'ailleurs assez surprenant, je n'ai pas trop de problème avec l'idée que des gens croient que eux, ou que d'autres croyant, aillent dans ce paradis, cet enfer, cette résurrection, ... Et s'ils croient que eux auront ça, il n'y a pas de raisons qu'ils ne croient pas que nous aurons cela aussi. C'est juste cohérent. Alors que l'un ne me gène pas, et l'autre si.

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samedi 28 janvier 2017

Retour au lycée

Je suis ancien élève d'un collège/lycée privée catholique. Je n'en ai pas vraiment de bon souvenir. Mais au moins, contrairement au collège où j'ai fait ma 6ème personne ne tentait de me frapper ou me faire peur. Ou ne considérait que je déshonorait leur classe en lisant à la récré.

Ils organisent des «Petits-déjeuners métiers», où des anciens viennent présenter aux 1ères leurs parcours et leurs métiers. J'ai accepté. Pas que j'aime l'établissement, mais je n'ai rien contre l'élève que j'étais à l'époque. Et l'équivalent de cet élève s'y trouve probablement aujourd'hui. Et puis, j'aime bien l'idée de leur parler du fait qu'un métier peut avoir du sens. Parce que j'aime la recherche et ait préféré faire le choix d'un métier aimable, avec un certain nombre d'avantages, tel que l'absence d'horaire imposé, plutôt qu'un métier plus rentable[1] mais qui m'aurait probablement bien plus ennuyé.

Note

[1] J'ai aussi la chance de pouvoir me le permettre car mes parents n'ont jamais parlé d'arrêter de m'aider pendant mes longues études. Et parce que je sais qu'avec eux derrière en cas de vrai problème, je n'ai pas de besoin d'un grand salaire. Et parce que je vis seul, et n'ait personne à charge.

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vendredi 2 septembre 2016

L'enfer c'est le hasard

Je n'aime pas le hasard. Il me fait peur. Quand je vois tout ce que j'aurai pu rater si une série de coincidence ne créé cet événement, j'ai peur de tout ce que j'ai raté aussi. Je crois par exemple que c'est ce qui me pousse à continuer d'aller aux Café poly, j'y ai rencontré trop de gens cool, j'aurai peur de rater une rencontre de quelqu'un de génial qui n'y reviendrait pas.

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dimanche 1 mars 2015

Problème pour se mettre à la cuisine végétarienne

Niveau cuisine, je ne suis pas spécialement doué. Plus totalement débutant, mais clairement pas expert. D'abord, je vis dans un studio parisien, j'ai un coin «cuisine à l'américaine», et un tout petit plan de travail, la plupart du temps encombré par des machines (robot mixeur, machine à faire des bulles dans l'eau, Brita, bouilloire, théière). Ce qui fait que j'ai toujours peur de ne pas arriver à faire une nouvelle recette par manque de place ou de matériel. Par exemple, je n'ai pas de friteuse, ni de machine pour le riz, ni de machine à pain, et même si je pensais que ça valait le coup d'en acheter, je n'ai nulle part où les ranger. Enfin, pas sans jeter des trucs, et même si c'est inutile d'avoir plusieurs centaines de bouquins chez moi, et que je sais qu'il y en a que je ne relirai plus jamais, je n'ai pas l'envie de m'en débarrasser. Ne serait-ce que parce que je ne sais pas lesquels je ne relirai plus jamais.

En fait, il m'arrive souvent de passer plus de temps à chercher une nouvelle recette que je suis capable de faire dans ces conditions, que de temps à préparer la recette. Typiquement, au moment où j'écris ces lignes, ça fait déjà une heure que j'ai le nez dans un bouquin de cuisine. Par contre, une fois que j'ai fait une recette une fois, j'ai pas trop de problème pour la refaire, ça me rassure de faire ce que j'ai déjà fait. Comme en acrobatie, la 1ère fois est la plus dur, après je vois que même si j'ai peur, je ne tombe pas, et j'ose recommencer.


Pour l'anecdote, un soir, j'avais réussi à ramener chez moi un garçon qui me plaisait beaucoup depuis quelques semaines. J'avais préparé un pot au feu, histoire de lui faire un truc bon. Et il me rappelle au moment où je lui demande s'il veut dîner qu'il est végan....

Ayant pas mal d'ami végétarien, j'ai voulu tenter d'apprendre des recettes bonnes et végétarienne, voir véganes. Et c'est compliqué, mais je vais expliquer pourquoi, ce n'est pas la raison bateau habituelle qu'il faut des protéines, ou que la viande c'est bons, etc... Je fais déjà trop peu attention à mon alimentation, je vais pas prendre l'excuse des protéines sous prétexte que tout le monde la sort, alors que je ne suis même pas capable de dire si j'en mange trop, pas assez. Et de toute façon, ce n'est pas que je pense devenir végétarien - même si de fait ces derniers temps ma consommation de viande à nettement diminué - l'idée de base était juste que j'aimerai pouvoir aussi leur faire un bon plat s'ils viennent chez moi.

J'ai demandé à ces amis s'ils conseillaient un livre de recette, la réponse a été unanime, «veganomicon». Mais plusieurs d'entre eux ne l'avaient pas lu, ils en ont juste entendu beaucoup de bien. J'ai fait confiance, j'ai acheté sur amazon, et... non. Déjà, Veganomicon est en anglais, et comme j'en avais peur, déjà que je comprend pas la plupart des mots des recettes en français, en anglais c'est pire. Outre le fait que les noms de produit ne sont pas les mêmes, et qu'en plus, forcément, ce n'est pas des produits courant qu'on trouve par dizaines de version dans le franprix du coin.

Pas découragé, j'ai découvert un rayon cuisine végétarienne chez Gi(l)bert[1], j'ai donc acheté «Le manuel de cuisine alternative» et «Cuisine vegane pour carnivoire», qui, après un rapide coup d'œil, m'ont paru les plus sympathique. Après tout, de par le titre, le dernier est sensé s'adresser à moi.

Et je retrouve le même problème dans les trois ouvrages, une introduction longue qui explique pourquoi ce type de cuisine est important, intéressant[2], comment cuisiner divers types de légumes de manière à ne manquer de rien, ce qui faut mélanger ensemble pour avoir toute la protéine nécessaire, comment préparer tel aliment non traditionnel... Sauf que j'aimerai déjà ne serait-ce que faire un plat, bon et végé, pas qu'on m'explique comment je dois adapter ma vie, n'acheter que du bio local et de saison... Ou en tout cas, pas tout ça à la fois, ça fait trop d'un coup, et je suis rapidement perdu.

Je suis pas chimiste, je suis informathématicien, j'aime bien comprendre un ou deux grands concepts, pas une énorme liste de truc, avec chacun leurs propriétés, et ce que ça fait quand on les mélange. Donc quand le manuel de cuisine alternative se contente de dire pour l'étouffé de légume que «l'important est de respecter l'ordre des familles» (hein?) et que «Légumes fleur... ou légumineuses fraîches... rejoignent l'étage des racines», faudrait que je me souvienne ce que sont ces deux catégories.

Quand au manuel pour carnivore, il prétend en couverture qu'il explique comment remplacer peu à peu les produits animaux par autres choses. Mais dès qu'on commence le livre, il expliquer qu'il vaut mieux toujours avoir chez soit 42[3] produit en bocaux différents. Je n'ai pas la place, je ne vois honnêtement pas où je stockerai 5 types de farines différents, trois types d'haricots, etc... Sans parler du matériel, dans la section pâtes, il explique comment se faire des pâtes, ce qui est très simple, il suffit d'avoir la machines à pâte et de tourner. Bon, passons, on va tenter d’assaisonner des pâtes acheté en supermarché, ou même en magasin bio si ça leur fait plaisir. Sauce «Puttanesca», ça a l'air bon. «Videz les tomates de leur pulpe et hachez-les grossièrement». Alors, vider la tomate, comment on fait ça sans détruite totalement la tomate ? La hachez ? C'est mou une tomate, en faire de la purée je veux bien, mais hachez, je vois pas, sauf à la congeler d'abord... Bien sûr, je suis sur que je peux trouver tout ces détails sur internet, où dans «la cuisine de l'étudiant pour les nuls» (qui est pas si mal fait comme bouquin pour débuter, surtout quand on a pas beaucoup de matériel.). Simplement, si je décide de me faire à manger, autre chose qu'un surgelé picard, j'ai bien envie d'avoir tout dans un seul endroit, de ne pas avoir à regarder dans le livre un renvoi vers une autre section, voir vers internet, puisque ce bouquin pour carnivore n'explique nulle part ce que signifie «réservez» (à ce sujet, regarder l'excellent -et trop sexiste hélas- sketch de Gilles Détroit).


En fait, pour l'instant, mes livres de recettes préférés sont la collection «Les bonnes saveurs», où chaque étape est montrée, photo après photo, avec un petit commentaire. C'est le seul cas où je vois ce qu'il faut faire. Bien sûr, ça prend beaucoup plus de page, il y a dans n'importe quel livre de recette standard de cette taille 10 fois plus de recettes. Bien sûr, il y a des étapes dont aujourd'hui je pourrai me passer, car c'est très détaillé et que maintenant il y a des choses qui me semblent évidentes, voir qui sont répété d'une recette à l'autre, comme la manière de faire sauter des oignons. Mais ça ne gène pas, et au moins, je sais ce qu'il faut faire, et ça fait moins peur de s'y mettre. Malheureusement, il n'y a pas de «Les bonnes saveurs, végétariens». Et je n'ai trouvé pour l'instant de livre végétarien qui respecte cette règle de tout expliquer, qui ne compte pas sur mon intelligence, ma connaissance, et me donne juste un algorithme.

En passant, je regrette toujours l'absence d'un livre de recette similaire aux livres de programmation, qui entraîne progressivement à faire des trucs de bases(qui fait un hello world), puis rajoutes un autre truc par dessus(qui rajoute une condition), puis un autre truc (une boucle), et enfin mélange le tout (utilise if ET for). Intuitivement, je me dirai que ça serait le plus simple pour apprendre, non ? Ce n'est même pas fait dans Cooking for geeks, - qui n'est ni une liste de recette de pizza/chips/coca, ni un guide pour copier paint cakes. En fait, j'aurai dit que c'est cooking for nerds, c'est pour comprendre la science qui se déroule derrière la cuisine, et c'est marrant.


P.S. Comme j'ai dit, je mange moins de viande ces dernier temps. Mais c'est presque par hasard. En effet, je me dis d'une part «Tant qu'à manger de la viande, tant qu'à faire tuer des animaux pour mon plaisir[4], autant que ça soit vraiment bon.» Or si je tente de faire une recette sophistiqué, je me dis: «autant en découvrir une nouvelle végétarienne, il y en a plein que je n'ai pas testé dans ces bouquins». Et voilà comment je me retrouve à avoir peu de viande chez moi. Ce que pour l'instant, je n'ai regretté surtout une fois, en sortant de Histoire sans faim, une seul en scène extrêmement émouvant que je ne peux que conseiller à tout le monde, qui parle/met en scène, la jeunesse de l'auteur interprète, qui était anorexique. Je ne connais(sais) rien à ce sujet, et c'est très instructif. Par contre, je n'ai jamais eu aussi faim et autant envie d'un gros morceau de viande qu'en sortant de cette salle de théâtre.

Notes

[1] Je confond toujours les deux librairies.

[2] Un indice, si j'ai acheté ce type de bouquin, c'est qu'on m'a déjà expliqué tout ça.

[3] J'ai compté

[4] J'assume

jeudi 29 janvier 2015

Face cam

Je ne comprend pas les face cam. Et ça me fait peur.

Par face cam, je ne parle pas de ceux qui n'ont que pour vocations d'être marrants. Norman ne me fait pas rire, mais le principe et l'intérêt est évident. Je ne suis pas dans son public, c'est une question de gout.

Par contre, les youtubeurs en face cam, pour enseigner, passer des informations. Je ne comprend pas. Les vlogs, une vidéo pour parler de son actu, de sa vie, j'ai du mal. Pour une quantitié de mot égal, un texte se lit plus vite qu'il ne se dit>. Donc c'est du temps perdu pour l'auditeur/lecteur. Ce n'est même pas du temps gagné pour celui qui fait le face cam, vu qu'il y a au minimum le temps de montage, et en général le temps d'écriture du texte qu'il va lire.

Bien sûr, il y a des moments où l'image, la vidéo, ou le sons, sont utile, mais aujourd'hui ce n'est pas un problème de les mettres, clicable, au milieu d'un texte. Ça permet même de retrouver plus facilement un truc précis.

Je dis ça, je vois des exceptions, si le sujet est la vidéo elle même, c'est cohérent de le faire en vidéo pour illustrer. En particulier, Question cône illustre ce dont il parle dans la vidéo où il en parle, ce qui est franchement cool.

Par contre Axolot, je comprend moins bien, même s'il a une jolie voix. J'adorais son blog, je n'arrive pas à comprendre ce que la vidéo peut y rajouter. Ça va me prendre 9 minutes de regarder un truc que j'aurai lu en 3. Et le voir se déplacer m'indique qu'il a été dans des endroits dont il parle, mais en fait, cette information m'importe peu. Si l'endroit est joli, une photo sans lui me va tout aussi bien. Je prend cette exemple car, en fait, il retranscrit le texte sur son blog, ce que je trouve fantastique... Sauf que si on lit le texte sans la vidéo, on n'a plus les photos, qui sont intéressantes. Et on a une retranscription, qui est un texte lu à haute voix, qui est différent d'un texte fait pour un lecteur.


L'autre point qui me gène est aussi ceux qui, au contraire, n'ont rien préparé. Qui ne font pas de coupe, qui hésitent, prennent le temps de partir pour aller chercher un truc et revenir. En gros, tel que je le comprend, c'est dire vraiment que le temps de l'auditeur ne vaut rien. Ou alors que c'est à lui de chercher la fin de la pause.

Bien sûr, je n'interdis à personne de faire de face cam. Non seulement je peux pas, mais je trouve génial que les gens s'expriment. J'ai juste du mal à comprendre ce biais.


Je disais au début que ça me fait peur, maintenant je peux expliquer pourquoi. Ces idées étaient dans mes brouillons depuis quelques temps. Or j'ai fini par comprendre. «un texte se lit plus vite qu'il ne se dit»... Oui. Si on lit facilement. Ce qui est le cas de la totalité de mon entourage, il me semble. Mais n'est pas généralisable.

Ça me fait peur car, avoir pensé ça me fait réaliser encore un mode de reflexion, que je pense pouvoir dire «élitiste», et puis «ableist» probablement aussi, ce que j'apprécie pas trop.

lundi 27 octobre 2014

De la soutenance de thèse

Je suis en début de troisième année, il me reste donc une dizaine de mois pour rédiger, soumettre et soutenir ma thèse. Et donc préparer le pot de thèse. Ce qui tombe bien car je sais faire de plus en plus de gâteaux, et vu à quels points mes amis en reprennent ils doivent être bon. (C'est comme les rires durant un spectacle, c'est dur de faire semblant).

Sauf que, je ne comprend pas cette coutume. Pas le pot de thèse, hein. Manger des gâteaux avec des proches, c'est cool. Pas la soutenance de thèse, c'est un rite de passage qui a du sens: avoir un regroupement de gens reconnu par la communauté qui confirme que tu peux faire parti des leurs. C'est l'intersections des deux qui m'échappent.

Quel est l'intérêt de dire à des gens: «Eh, puisque vous m'aimez bien, venez m'écoutez parler pendant environ une heure d'un truc qui me passionne moi, et auquel vous ne comprendrez rien au bout de 10 minutes. À la fin, y aura de quoi manger et de quoi boire. Par contre, il faut savoir qu'on pourra rien toucher tant que des gens que vous ne connaissez pas, mais qui sont important - il faut me croire puisque vous, vous avez jamais entendu parler d'eux - ne seront pas revenus. Vous connaîtrez ces gens car ils m'auront dit des trucs incompréhensible, auquel j'aurai répondu, prouvant que je parle leur langages. Et puis quand ils reviennent ils me feront des compliments (qui ont moins d'importance que les compliments qu'ils ne feront pas, mais ça vous pouvez pas le deviner.)»

Bref, je prie mes lecteurs qui auraient soutenus leurs thèses en ma présence de m'excusez, mais j'avoue que je trouve ça globalement assez ennuyeux. Je le fais pour faire plaisir, par politesse, car c'est des gens que j'apprécie sincèrement et que je sais que ça compte à leurs yeux. Et aussi car j'ai un emploi du temps très flexible. Mais dans ces conditions je trouverai ça égoïste de ma part de vous demandez de venir. Je dirai même que je ne crois pas que ça me ferait plaisir, même si ça ne me déplairait pas non plus[1]. À la limite j'aurai plus de raison d’être vexé si on se connaissait en 2011 et que vous n'étiez jamais venu voir mon one-man-show.

Bien sur il y a des exceptions, des thèses particulièrement intéressantes. J'ai souvenir d'une thèse de biologie ou pour le coup l'orateur donnait des détails d'expérience qui rendait le tout mémorable à entendre - quoi qu'assez gore. Et puis il à a la première thèse que j'ai vu qui m'a fait découvrir le décorum, c'est toujours utile. Et puis bien sûr les thèses des gens avec qui j'ai pu travailler, qui ont un domaine proche du mien. Quoi que là encore, en général, j'ai déjà vu leurs travaux soit en le lisant, soit à des conférence, exposés ou séminaire, donc l'intérêt me laisse encore dubitatif.

Attention, ne vous méprenez pas, je suis sincèrement ravi que des amis et collègues aient leurs doctorats. Non pas que ça soit surprenant, une soutenance où le jury refuse c'est extrêmement rare. Mais parce que c'est une fin, un passage, un changement important. Je ne manque pas de dire «Bonjour Docteur» quand je revoie la personne histoire de lui dire que je sais, et que c'est important. Mais je ne vois pas ce que ma présence apporte. Après tout, avoir l'aggregation, être admis dans une grande école, ou même avoir son master, c'est aussi très important. Pourtant personne ne demande aux gens de venir à sa soutenance de Master 2.


En fait, c'est comme le mariage, j'ai du mal à m'intéresser à la cérémonie. Je suis ravi de voir des amis s'aimer, mais je n'ai pas l'impression de l'être plus après le mariage. Ce qui me rend vraiment heureux de venir, c'est les spectacles, le repas avec des amis, ce qui a quand même plus de gueule qu'un pot de thèse. D'ailleurs je n'ai jamais vu de spectacle de cirque après une thèse. En fait, j'ai presque envie de voir un-e marié-e répondre «Non, je veux qu'on s'aime librement», puis la fête se poursuivre comme si de rien était. (Mais j'y crois pas trop.)

Tiens, pour l'anecdote, une amie racontait toutes les difficultés qu'il y avait a organiser son mariage. Moi de répondre: «au moins, tu sauras pour la prochaine fois.» J'avais pas réfléchi. Et étonnamment, je ne pense pas que je puisse dire ça pour une thèse.


Bon, c'est un long billet pour pas grand chose, les soutenances de thèses auxquelles j'assiste sont généralement à Paris, parfois en banlieue proche, ça prends 4 heures à tout casser avec le transport en commun, c'est raisonnable comme temps à accorder pour faire plaisir à quelqu'un qu'on apprécie. Là où je me pose des questions, c'est sur ma thèse. Comment les gens réagirait si je n'invitais personne, si je ne prévenais personne ?

Bien sûr, je suis bavard, je vais en parler, les gens sauront quand le manuscrit est rendu, quand je la soutiens, quand je l'ai eu. C'est pas une question de secret, d'ailleurs sinon j'en parlerai pas sur ce blog. Je me demande si les gens qui trouvaient important ma présence seraient vexé que je ne demande pas la leur. Après tout on m'a appris récemment que certains se vexent de n'être pas invités à un mariage.

D'ailleurs, est-ce que l'absence de public aurait une influence sur le jury ? Ça serait un cas peu commun il me semble. Le problème c'est que, comme je disais plus haut, on ne soutient qu'une et une seule thèse, donc tenter ça, s'éloigner de la norme, c'est un quitte ou double, car si c'est vraiment une bêtise, il n'y a pas de secondes chances.

Je disais donc, il me reste 10 mois. Et durant ma thèse j'ai appris à faire des gâteaux.

Note

[1] Encore que je peux penser à certains membre de la famille que je souhaite explicitement ne pas voir.

mardi 18 janvier 2011

Transférer mes cassettes vidéo vers l'ordinateur

Par moment, je me demande si mes camarades de classes hackers n'ont pas une influence sur moi.

Le problème: Je ne regarde de vidéos qu'à deux occasions, quand je mange seul ou sur l'ordinateur (deux écrans, c'est pratique pour ça), et la cuisine n'a plus de lecteur cassette vidéo. Par ailleurs je possède un gros tas de cassettes vidéos que j'aimerai bien regarder.

Matériel disponible:

  • Cassettes vidéos
  • Lecteur de Cassette avec prise péritel
  • Lecteur dvd avec entrée sortie péritel, rca et hdmi
  • Freebox 5 avec entrée rca uniquement, sortie hdmi, accessible via le réseau
  • Une télé avec entrée hdmi
  • Un adaptateur péritel vers RCA (visiblement cassé)
  • Un ordinateur avec accès au réseau local


Solution:

Montage:

  • Une prise péritel de la sortie du lecteur cassette vers l'entrée du lecteur dvd
  • RCA de la sortie du lecteur dvd vers l'entrée de la Free Box
  • hdmi de la Free Box vers la télé

Réglage:

  • Régler la télé pour afficher l'entrée de la freebox
  • Activer le partage ftp de la freebox
  • Aller lire l'entrée RCA
  • Indiquer au lecteur dvd de transmettre l'image qu'il à en entrée (du lecteur cassette)

Ensuite, il ne reste qu'à lancer la lecture de la cassette, enregistrer vers le disque dur de la free box. Une fois que c'est fini, arrêter l'enregistrement puis récuperer sur l'ordinateur via le ftp local.


Et le plus fort, c'est qu'au final ça marche, je suis en train de regarder sur mon ordinateur une vidéo que j'avais uniquement sur cassette ce matin.

Je suis particulièrement content de l'idée de passer via le lecteur dvd (même si à postériori ça parait évident).

Il ne me reste plus qu'à m'amuser à découvrir comment découper les vidéos en morceau pour supprimer les périodes de noires qui suivent la fin des cassette, et que je puisse me déplacer parmis les différents sketch et chansons des captations de spectacle comme je pourai le faire avec un dvd. Et aussi à passer quelques semaines à mettre les cassettes, l'une après l'autre, dans le lecteur, et revenir environ 2 heures plus tard pour changer la cassette et lancer un nouvel enregistrement...

mardi 23 mars 2010

Idée de blague

Dites, et si, lors des sondages avant les élections, on répondait systématiquement l'opposé de la vérité ? Si on veut voter NPA on annonce UMP, si on veut voter UMP ou veut voter F.N. on annonce P.S. etc... Les gens du parti qui est supposé gagner ont tendance à se dire que ça ne sert à rien qu'ils y aillent, alors que ceux qui perdent se rendent bien compte qu'il faut aider pour avoir une chance d'avancer dans le classement, si cette même logique s'applique, ça aidera encore plus notre parti à gagner !

Et surtout, il ne faudrait pas qu'ils s'étonnent du résultat différent du sondage, car, pour nous, ce sera si beau, si c'est à notre tour de leur faire des promesses à leur façons !

lundi 22 mars 2010

Repas

Durant une semaine, c'était les vacances et le restaurant universitaire était fermé, j'ai donc du me faire à manger seul. En soit ce n'est pas trop grave, je sais faire des truc simple, la contraintes techniques étant que la direction des résidences à considéré qu'il n'était pas nécessaire de nous donner un réfrigérateur dans la chambre[1].

Et bien, je vais vous dire, je suis hyper content que les vacances soient finis, et que le restaurant ouvre.

En attendant, je remercie le supermarché pour mon repas quotidien.

Ramen !

Notes

[1] Il y en a un dans la cuisine, de la même taille que celui que j'ai dans ma famille, mais pour presque 400 personnes, autant dire qu'il est inutilisable.

lundi 15 mars 2010

somme des masses

Si je me souviens des cours de physiques de terminale, il est possible que la masse d'un ensemble d'élément soit inférieur à la somme des masses de ses éléments.

Alors pourquoi diable je met des truc hyper-léger dans mon caddie, et une fois passé à la caisse, le contenu de mon sac est vraiment lourd ?

--
Arthur, qui redécouvre les joie de vivre seul[1]

Notes

[1] je précise que, pour que ce soit plus rigolo, il n'y a UN réfrigérateur pour les près de 300 étudiant du logement, que le seul point d'eau facilement accessible est le lavabo des toilettes/douches, et qu'il est interdit d'avoir des plaques chauffantes dans nos chambres, sous peine d'expulsion. Mais il y a une cuisine avec four, four micro onde et plaque chauffante dans la cuisine commune.

vendredi 11 septembre 2009

Un rève eveillé!

Ma bêtise m'impressionne parfois... Il faut savoir que c'est actuellement ma seule semaine de vacance de l'été, et que j'ai donc tendance à me coucher plus tard que de coutume et j'ai donc des horaires décalés. Là je suis à moitié endormi, et pour savoir si je me rendors ou pas, je me dis que je vais regarder l'heure qu'il est.

Comme j'ai trop sommeil pour me lever de mon lit, je rêve que je regarde l'heure sur mon portable, et je vois qu'il est 15 heures, je me dis donc qu'il faudrait peut-être penser à se lever, avant de réaliser que c'est stupide. Pour avoir une vrai réponse, je choisi donc de demander à quelqu'un d'autre, en l'occurrence mon père qui passait par là, et qui me dit - dans mon rêve - Oui, il est 15 heures, tu devrais peut être te lever !


Je me suis donc levé, j'ai fait mon bol de céréale, et ça m'a bien pris cinq minutes pour comprendre pourquoi je trouvais qu'il faisait sombre aujourd'hui et qu'il manquait un "1" au nombre "15" de l'heure que je lisais.

Voilà comment, à 6 heures du matin, je me retrouve devant mon pc a taper une entrée ridicule sur mon blog, parce que on est toujours moins ridicule à plusieurs! (Enfin sauf que cette phrase n'est vrai que si les autres aussi sont ridicules... c'est pas grave, laissez tomber, je vais retourner me coucher.)