mercredi 28 janvier 2015

Sans Valentin

Allez voir Sans Valentin, de Jocelyn Flipo, jusqu'en avril à la comédie de Paris. J'y retournerai forcément donc fais moi signe si tu y vas. Je suis moins connaisseur en théâtre qu'en one-man[1], donc mon avis n'est pas aussi éclairé que quand je parle de stand-up. Mais quand-même, je crois que j'ai jamais été aussi touché en sortant d'une pièce de théâtre. Je peux difficilement dire la plupart de ses qualités sans spoiler, mais je peux au moins dire que c'est un vrai plaisir de le voir éviter tout un tas de clichés et de pièges que les sujets classiques de l'amour, du théâtre drôle - car c'est hilarant[2] - et de la relation entre deux homme, peuvent faire craindre.

Pour prendre un exemple de début de la pièce, donc pas trop spoilant, un même personnage peut aimer un homme et une femme, et c'est pas juste qu'il a pas assumé ou qu'il s'est caché avant. Eh ouais, les bi, ça existe [3]!

En fait, je sais pas si c'est un compliment pour qui que ce soit à part moi. Mais, il a fait de manière merveilleuse tout un tas de truc que j'avais envie de faire quand j'avais écrit «Le placard».

C'est la 2ème pièce que je vois de lui. La dernière fois, je sais que je souriais pendant 2 jours en sortant du théâtre tellement l'histoire était belle. Je pense que ça sera pareil cette fois-ci. Ça fait trop longtemps que j'ai vu Dans Ta Bulle pour me souvenir précisément de l'autre pièce. Mais il me semble que le point commun que j'adore, c'est que j'ai plus l'impression de voir une histoire d'amitié que d'amour. Certes, il y a a des sentiments, de la proximité physique, et même plus qui n'est pas montré[4]. Mais je n'ai pas l'impression que l'amour soit le but ultime, les personnages ont une vie, ont des passions et des amis, à cotés, et si ça arrive, ou n'arrive pas, c'est en passant, et c'est pas la plus grande merveille ou le plus grand désastre du monde. Et, peut-être car je pense être aromantique, je trouve ça beaucoup plus sain et beaucoup plus acceptable, que ce que je vois dans l'immense majorité des fictions, sur ce sujet.

Pour tout ça, entre autre, je me suis levé à la fin de la pièce. Et si d'habitude je me sens bête en étant le seul debout, là, c'est ceux qui sont restés assis qui m'ont semblé tristes[5].

Notes

[1] À la base je connais Jocelyn car il travaille aussi avec des humoristes

[2] Mais c'est pas des moqueries, des caricatures extrêmes, des mensonges en quantité phénoménale

[3] J'ai entendu une blague à ce sujet récemment: quel est la différence entre une licorne et une bie ? Des licornes, on en voit à la télé.

[4] hélas, car dans des styles différents, les 3 comédiens sont très beau :p

[5] Bon, au moins, les comédiens ont vu que j'étais debout, ils savent qu'au moins un spectateur a cru que ça méritait de se lever. Même si j'ai fini par me réassoir, mais le sourire de Romain en ma direction sembler m'excuser de pas oser rester seul debout.

vendredi 11 juillet 2014

Un one-man sortant du lot

J'ai envie de vous parler d'un humoriste pour qui j'ai eu un gros coup de cœur. Son spectacle s'appelle «Alex Vizorek est une oeuvre d'art. » et lui s'appelle Alex Vizorek.

Et surtout j'ai envie d'expliquer pourquoi j'ai été très enthousiasmé. Car autant je ne sais toujours pas clairement pourquoi je trouve que Yacine est le meilleur stand-up français, autant j'aurai du mal a expliquer pourquoi Yonathan fait le one-man que je préfère sans spoiler son histoire (car c'est une histoire), autant je sais ce que j'admire dans ce one-man et je peux donner des exemples en me basant sur le contenu de ce sketch: les cymbales (qui a pas mal évolué depuis, il ne commencent pas de la même manière aujourd'hui, moins de procto, moins de jeux de mots).

Assez souvent, un humoriste, surtout un stand-up, va montrer du doigt une excentricité, puis se moquer. Voir un spectateur, lui poser une question et se moquer de sa réponse. Bref, former un groupe avec le public et exclure quelqu'un.

Quand M. Vizorek demande qui choisirait de faire de la cymbale, il va bien plus loin, et tente de comprendre et d'expliquer. Il commence même par donner une réponse possible, parce que cet instrument appuie admirablement un concerto.

D'ailleurs, il le dit, il pose des questions, propose des réflexions, mais pas forcément de réponse. Ce qui intellectuellement est intéressant, et n’empêche clairement pas de rire.

Un deuxième point qui est sympa, c'est que ce n'est pas élitiste, ce qui est un risque qu'on peut craindre sur un spectacle prétendant parler d'art. D'abord, il présente les œuvres dont il parle, ce qui réduit quand même la culture requise[1], mais surtout il quitte parfois les notions socialement considérées comme élevées, pour s'attaquer à des sujets considérés plus vulgaire, mais qui ne sont finalement pas si éloignés.


Le dernier point qui me plait, mais qui touchera probablement plus les habitués des spectacles d'humour, c'est le côté méta qui revient régulièrement. Certaines blagues sont plus «faciles», plus habituelles que d'autres, il revient dessus, rigolant de lui même et parfois rajoutant une information ou une vanne qui la rendent finalement plus intéressante.

Pour rester dans l'exemple de cette vidéo, il y a d'abord le commentaire sur la qualité d'un jeu de mot. Mais surtout, il est - malheureusement - assez simple de faire rire en parlant de transsexuels, au spectateur d'apporter la moquerie ou pas. Par contre revenir dessus pour que la blague porte sur l'accord en genre d'un adjectif, le rapprochement avec la formulation d'une règle de grammaire habituelle, je trouve ça assez fort[2], car on passe d'une possible moquerie à une question d'ouverture d'esprit.

Notes

[1] et surtout permet d'avoir des spectateurs, car connaitre l'intégralité des œuvres serait dur

[2] Même si ça ne m’empêche pas de regretter l’ambiguïté de sa phrase. Il me reste la crainte que la personne soit mal genré, mais comme la personne est imaginaire, ce n'est pas clair du tout...

dimanche 8 décembre 2013

En vrac

Je parlais très récemment de science en scène. Et pas de vulgarisation. Eh bien j'ai trouvé mon bonheur, Copenhagen. Forcément, la pièce ne vas pas dans les détails techniques, mais ça parle vraiment de recherche scientifique. De découvertes, d'idée, d'erreurs, des conséquences de l'erreur. Et puis comme c'est à propos de physique nucléaire, bien sûr, parmi les conséquence il y a la bombe atomique. Qui plus est, c'est couplé à une histoire forte -quoi que plus classique pour le coup- puisqu'il s'agit de deux amis, qui se trouvent de deux côtés d'une guerre, qui ont l'occasion de se parler, et comme l'un a de lourdes responsabilités, le dilemme est fort.

Par ailleurs je dois faire de la pub pour le Calendrier de l'avent du Netophonix. Chaque jour, un nouveau "mono mp3", une petite histoire audio. Pour l'instant on a eu en particulier une demi heure de Filtre d'Humour, et je t'ai déjà dit, je suis fan d'eux. JBX, l'auteur de Reflet d'Acide, a déjà annoncé sa participation, comme tous les ans. Et sinon tu as déjà eu deux monos avec ma voix. Sans spoiler, c'est pas fini. Et j'ai soumis un mono avec un texte que j'ai écris spécialement pour l'occasion. S'il est accepté, vous m'entendrez là bas, d'ici la fin du mois.

Enfin, je me suis souvent plain que les humoristes ne parlent pas assez de leur métier à mon gout. Sébastien Marx, un New-Yorkais à Paris, a réalisé mon rêve. Donc voilà quoi des humoristes parlent, pendant plus ou moins une heure, de leur métier. Pour être honnête, c'est plus intéressant si tu connais déjà l'univers de l'humoriste. Et ça ne sera pas forcément intéressant si tu n'es n'y humoriste, ni n'a de passion pour ce métier. Mais pour moi, ça a été un vrai bonheur à entendre - même si je ne suis pas forcément d'accord avec tout ce qui est dit. Pour décrire un peu plus, sache que le type de discussion varie d'une interview à l'autre, parfois l'humoriste raconte son parcours, ce qui n'est pas exceptionnel, c'est la base de n'importe quel interview de journal ou d'émission télé. Mais souvent aussi ça discute de la manière de faire l'humour, parfois de la raison pour laquelle faire de l'humour (encore que l'avis que j'ai le plus entendu est: il n'y a pas de raison, c'est un truc de fou), de l'expérience de l'humoriste sur scène, en impro, en écriture...

Edit. En fait mon mono, celui dont je suis l'auteur, est sorti. Le 9 décembre.

dimanche 13 janvier 2013

3 pièces que je te conseille d'aller voir

J'ai envie de te conseiller trois pièces qui m'ont beaucoup plus. Pour les amis parisien, je suis méchant, aucune ne se joue à Paris en ce moment, mais ça peut revenir peut-être.

Le cirque des mirages, un duo piano-voix. On peut trouver en ligne des vidéos de leurs anciens spectacles. C'est du fantastique, de l'horreur - en tout cas du grotesque - de la poésie aussi, il faut aimer écouter les paroles de chansons. Ça plaira à tout ceux qui aiment le fantastique je pense. J'ai vu deux fois "Le vagabond des mers" - leur nouveau spectacle -, au 20ème théâtre, puis au limonaire, et j'ai été encore plus envoûté la deuxième fois, dans ce petit bar, où le capitaine passe si près de nos tables pour rejoindre le pianiste de bar à qui il raconte son histoire. Sans vous spoiler, ce n'est pas un spectacle de chanson, même s'il y en a quelques unes. Ou alors c'est une chanson d'une heure, accompagnée au piano, avec une mise en scène de théâtre. Et à la fin des vingts ans de l’histoire, je suis reparti totalement envoûté et en me jurant d'y retourner encore une fois, quand ils joueront en banlieue dans deux semaines.

Mad Maths: En tant qu'humoriste et doctorant en informatique qui passe son temps à faire des maths, j'étais obligé d'aller voir ce que peut être un spectacle drôle et tout public parlant de mathématique. Et je ne peux que vous le conseiller. Le niveau requis est vraiment bas, il semble qu'ils s'adressent même aux collégiens. Le côté théâtrale est très bien réalisé, je pense que même en ignorant la partie mathématique, la quantité de gags s'assure qu'on ne s’y ennuie pas. Quand on a lu pas mal de vulgarisation mathématiques sur des sujets classiques tel que le 0, les fractions (et leurs utilisations en musique) et la différence entre implication et équivalence, i.e. des sujets niveau Tangente, on ne peut qu'admirer leur manière d'illustrer le tout et le rendre drôle et intéressant. Mon bémol serait d'ailleurs celui-ci, je ne sais pas ce que ressentirai quelqu'un qui n'a pas cette culture mathématique, comme rien n'est expliqué, on doit pouvoir passer à côté de beaucoup de chose.

Enfin Dans ta bulle est une pièce de théâtre issue d'une bande-dessinée[1]. Elle se joue régulièrement à Lyon, j'ai eu l'occasion de me prendre une place pour le show-case au théâtre de dix-heure à Paris où ils ont reçu une standing ovation -- ce que je ne vois pratiquement jamais à Paris, et je suis reparti avec aux lèvres un sourire, qui est revenu pendant plusieurs jours quand je repensais à la pièce.

Note

[1] Par honnêteté, je ne sais pas si je suis objectif car j'avais déjà sympathisé avec l'auteur et metteur en scène, ainsi qu'avec un des acteurs, Alex Ramires, dont j'ai déjà pu conseiller le one-man-show sur mon blog.

jeudi 14 juin 2012

Mes humoristes du moment

L'avantage de faire des tas de scènes ouvertes, c'est qu'on découvre plein d'humoristes. Et parfois, on a envie de découvrir leur spectacle. Là je crois que je me fais en moyenne entre 2 et 3 one-man par semaine, sans compter les scènes ouvertes. Je peux pas vous faire la liste de tout ce que j'ai vu, mais j'ai envie de vous faire mon best-of de cette année. Ceux que j'ai vraiment trouvé sensationnel. Si j'ai vu votre spectacle et que je vous cites pas, veuillez m'excusez.

En premier lieu, par copinage, je met Lucas Véran. D'abord, il a très bon gout puisqu'il a vu mon one-man. Et puis surtout, il faut savoir qu'il a 15 ans qu'il vient de fêter le premier anniversaire de ses débuts dans l'humour. Et le pire c'est qu'il devient déjà bon.

Bon, fin du copinage, maintenant je met des gens que je connais de loin, qui connaissent mon nom pour la plupart, mais c'est tout.

Yacine a une imagination débordante. Il part d'un petit rien pour monter des histoires fantastiques qui me font admirer son imagination. Comme je voyais tout le temps le même sketch sur les scènes ouvertes, j'étais un peu dubitatif en y allant, mais en sortant, j'étais vraiment convaincu.

Guillaume Meurice m'a aussi vraiment impressionné. Il ne raconte pas vraiment d'histoire, donc quelque part, j'ai envie de dire qu'il fait du stand-up - ou plutôt qu'il nous joue des personnages qui nous font leur stand-up, en passant, il faut tirer un coup de chapeau à sa costumière, car lui permettre de passer en quelque dizaines de seconde de Marianne à Dieu, à la Mort, à un Panda, etc.. ça n'a pas du être facile. Quoi qu'il en soit, le résultat rend super bien, et c'est engagé sans être ennuyeux.

J'ai vu deux fois le spectacle d'Alex Barbe - un animateur du fieald en plus ! Je ne saurai même pas dire ce qui m'a tant plus chez lui. Il se définit comme un "gros con prétentieux", mais il le fait drôlement bien, et on s'y attache. (Et puis le mec, en vrai, est très gentil)

M. Fraize, je pense qu'il n'est pas besoin de le présenter, grâce à On n'demande qu'à en rire. On aime ou on n'aime pas, mais moi je suis complètement fan de ce personnage qui ose faire des truc insensé, et qui fonctionnent.

Alex Ramires - en fait j'aurai du mal à être objectif niveau humour, ce type est sexy, il danse bien, il se met torse nu sur scène, donc forcément, ça part bien - mais en plus de ça, il joue avec une pêche incroyable des histoires captivantes. J'ose même pas imaginer le boulot de mise en scène que ça a du demander. D'ailleurs, c'est le genre de chose que je me demande comment écrire - moi, je sais que tout est dans mon texte - lui, je ne crois pas que son texte à l'écrit soit vraiment hilarant, mais porté par son jeu, c'est fantastique.

Pierre Diot, je ferai les même compliment qu'Alex, les coté sexy et danseur en moins, mais encore une fois, on a le droit à des vraies histoires, porté par un jeu d'acteur que je trouve admirable - comparé aux standards du one-man-show en tout cas.

Pierre Emannuel Barré est un sale con. C'est pas moi qui le dit, c'est le titre du one-man. Je n'ai jamais réussi à voir son spectacle, à chaque fois que j'ai voulu, soit c'était complet[1], soit j'avais d'autres priorités. Mais pour le peu que j'ai vu sur des scènes ouvertes et sur internet, c'est un type qui fait de l'humour noir, et qui le fait vraiment bien !

Mattéo la Capria, encore un jeune, vu qu'il a 16 ans, qui fait aussi dans l'humour noir, même si malheureusement il semble s'être un peu calmé par rapport à l'année dernière. S'il reprend son one-man, ça promet d'être bien sympa

Note

[1] Je ne prend presque jamais mes réservations à l'avance

samedi 21 janvier 2012

Mes humoristes préférés

J'ai eu envie de faire une petites listes des humoristes qui comptent pour moi. Je serai curieux de savoir quels sont les modèles de mes "collègues", je réalise que j'en ai pratiquement jamais parlé.

Je suis forcé de commencer par Raymond Devos, c'est avec lui que j'ai découvert les sketchs, et le plaisir de jouer, seul, devant ma classe. À part Albert Meslay, de nos jours je ne connais personne qui manie aussi bien les mots. Et surtout je ne connais personne qui continue à raconter des histoires fantastiques comme il le faisait. Aujourd'hui, soit on les joues - ce qui limite ce qu'on raconte à ce qu'on peut vraiment jouer - soit on parle de la vraie vie. Pour situer à quel point il comptait pour moi, c'est l'unique artiste dont j'ai pleuré la mort.

Mais si je devais en choisir un à qui je voudrai ressembler[1], ça serait Robert Lamoureux. Je n'ai jamais vu aujourd'hui un type capable de faire dans son spectacle et des sketchs[2] et des chansons et des poèmes. Et puis il a fait du théâtre, comme acteur et surtout comme auteur. Et puis il a créé de magnifiques films, Arsène Lupin, la 5ème compagnie.

Par contre, si on se limite juste à l'humour scènique, mes préférés sont sans conteste le duo des Frères ennemis, je ne peux qu'admirer la virtuosité de leurs discussions. Ils réussissent à faire rire presque à chaque phrase, sans pour autant donner dans l'"usine à vanne" que sont certains stands-up d'aujourd'hui.

D'ailleurs, je suis impatient, car un ami à écrit un sketch qui me semble digne du niveau des frères ennemis, et que j'espère bien qu'on pourra l'essayer sur une scène ouverte quand il sera rentré à Paris.

L'humour existant aussi en dehors de la scène, je veux rajouter à cette liste JBX, l'auteur et inteprète de Reflet d'Acide, qui est selon moi la meilleure saga audio qui existe. Il a réussi l'exploit de créer et monter une histoire purement audio, qui est non seulement drôle, mais en plus intéressante. Et par dessus ça, il y a suffisament de subtilité pour qu'on puisse y découvrir sans arrêt des blagues qu'on n'avait pas reperé à la première écoute. Il se dit inspiré du fameux Naheulbeuk, mais c'est aussi la suite des grandes sagas radiophoniques de Pierre Dac tel que Signé Furax et Bon Baiser de Partout.

Notes

[1] Pas physiquement, hein

[2] On pourrait dire du stand-up, aujourd'hui

vendredi 4 novembre 2011

Les Lascars gays

J'étais persuadé que j'avais parlé des Lascars gay dans ce billet. Mais visiblement je n'ai jamais rien dit sur eux ici. D'un autre côté, ce billet était tellement long que j'ai dû oublier pas mal de truc. Et puis comme ils méritent bien un billet à part, je vais donc dire aujourd'hui ce que j'aurai aimé écrire il y a quelques mois et tant pis si j'ai perdu en objectivité puisque j'ai rencontré et partagé la scène avec ces acteurs.

J'adore les Lascars Gays, et même s'ils ne sont pas mes humoristes préférés je leur voue une grande admiration car ils ont renouvelé la façon d'aborder le sujet de l'homosexualité dans un sketch.

Je trouve formidable qu'ils aient évités les deux écueils que j'ai trop souvent vu. Ils auraient pu se contenter de tomber dans les clichés, ceux qui ont fait le succès de la cage au folle, et qu'on retrouve aussi dans le couple homo de ils s'aiment avec Palmade et Laroque, et dans le sketch Sacha de Muriel Robin.

Inversement ils auraient pu faire simplement du stand-up et passer tout leur spectacle à parler de leurs homosexualités, et de tous les problèmes que ça leur cause[1]. Tout comme d'autre parlent des discriminations liées à leurs couleurs de peau. C'est par exemple ce que fait Océanne Rose-Marie dans son spectacle La lesbienne invisible, et ce que je faisais quand je jouais le même homme. C'est aussi ce que Ruquier faisait à la fin de ses one-man-show enfin gentil et gentil pour la dernière fois[2] en faisait un coming-out dans un sketch.

Ceux qui me connaissent ou qui ont un peu lu mon blog savent que la lutte contre l'homophobie et aider les homos à s'accepter sont des sujets qui me tiennent à cœur. Or pour le jeune gay que j'ai été, voir tout cela était déprimant - on ne nous parlait que des problèmes, comme s'il était impossible de vivre une vie "normale" en étant homo, ou alors en étant confronté tout le temps à l'homophobie. Et là, pour la première fois, je vois un couple de gays, on sait que les personnages sont gay[3], mais ce n'est même pas important. C'est juste comme ça. On ne voit même pas d'homophobie[4]! En fait, ce n'est pas plus important que le fait que les Kicekafessa soient un couple hétéro[5]. Et ça, je trouve que ça fait vraiment du bien !

En ce qui me concerne, jouer le rôle du jeune homo qui se fait draguer, "ça fait zizir" ! Et puis j'ai adoré leur spectacle[6], ce n'est pas juste une suite de sketch, c'est une véritable histoire, et c'est encore bien mieux qu'à la télé, donc allez les voir !

Maintenant, et plus sérieusement, la vrai question que je me pose et la seule que je considère important, c'est de savoir ce que les jeunes homos, ceux qui se découvrent, en pensent. S'ils ont aidé des jeunes à s'accepter.

Notes

[1] ou que ça leur causeraient s'ils étaient vraiment gay. Je ne sais pas s'ils le sont ou pas, et honnêtement je m'en moque.

[2] étrangement je ne trouve aucune copie de ses sketchs sur internet.

[3] Les acteurs on ne sait pas, et finalement, ce qui est génial c'est qu'on s'en moque

[4] En fait, si, ils parlent d'homophobies à l'hopital où Sacha Judasko raconte ses vacances à sa collège de travail, et on entend des insultes homophobes sur les Champs-Élysées. Je crois que c'est tout.

[5] d'ailleurs on ne sait pas s'ils sont vraiment en couple, on ne sait pas s'ils sont vraiment hétéro, et on s'en moque aussi en fait.

[6] en même temps, deux beau mecs qui s'embrassent, j'étais facilement conquis !

mercredi 5 janvier 2011

a3_nm

C'est peut être visible dans d'anciens billets, je suis vraiment fan d'a3_nm.

Bon, c'est un camarade de classe, donc c'est peu probable que son pseudo vous dise quoi que ce soit alors je vais être plus précis. A3_nm, c'est le président fondateur du club inutile, créateur de l'affiche sur les portes. Il est aussi le candidat président de l'inutiliste, vous avez donc pu le voir dans le spot de campagne que j'ai lié il y a quelques billets[1].

Alors, et avec sa permission, je vais jouer/réciter un de ses textes lors de ma prochaine représentation, prévu entre le 18 et le 20 mars pour les inter-ens culturelles à Ker Lann en Bretagne. Ainsi probablement qu'à la suivante, prévu vers le mois de mai, pour les 48 heures des arts de l'Ens de Paris.

Ça me fait tout bizarre. Bien sûr, j'ai très souvent jouer des textes dont je ne suis pas l'auteur, je peux encore réciter énormément de Devos, et je connais aussi un peu de Ruquier, de Palmade, de Bigard, de Robin, etc... Mais c'était des sketch écris par des gens plus ou moins connus qui savaient ce qu'ils faisaient, que j'avais vu à la télé et que j'imitais. Là, ce sera la première fois que je jouerai un texte d'un inconnu qui n'est pas moi.

Sauf que, parmi tout ses excellents textes, c'est dur de faire un choix, d'autant qu'aucun n'a été écrit pour être lu sur scène. Je penche pour le rapport sur les rapports de concours, car je serai devant des élèves principalement rentré par concours, mais je ne sais pas du tout ce que ça donnera à voix haute. Bien que je penche aussi un peu pour ses pages de manuels[2].

Bah, qui vivra verra, je vais pas me mettre à avoir peur maintenant. Mais si vous trainez sur la page du club inutile et que vous avez une idée pour moi de truc à jouer, je serai ravi d'avoir vos avis.

Notes

[1] Je précise que, s'il est l'héros du film, ce n'est pas son idée. D'ailleurs, personne n'assume être l'auteur du flim

[2] pas trouvable sur internet, il faut avoir accès aux machines de l'école pour les lire, hélas

jeudi 26 mars 2009

Kiui Prod

Il est de bon ton de dire "j'aime les artistes, pas les majors", mais vu que (malheureusement) Kiui Prod est loin d'être un major, je peux en parler tranquillement.

C'est la maison de Nicolas Bacchus, Manu Galure, Sarcloret, Frédéric Fromet et les P'tits hommes. Pour autant que je sache aucun d'eux n'est (encore?) très connu, bien que ce soit relatif. Cependant, ils le méritent tous. Je m'en vais donc vous encouragez fortement à dévaliser leur boutique en ligne (sans DRM) ou par correspondance si vous préférez les cd. Et ensuite (ou avant) d'aller les voir sur scène. D'autant que j'ai une théorie, pour être artiste chez eux, il faut remplir deux catégorie: être un beau garçon et faire des chansons drôles.

Vous pouvez écoutez des extraits sur leurs myspace respectifs, encore que je ne suis pas sur qu'ils ont choisi leur meilleures chansons.

Nicolas Bacchus, probablement mon chanteur préféré, est à la fois capable de mettre des mots sur des questions homosexuelles de manière inégalée à ce jour(Ton fils et Sale pédé notamment), et d'écrire des chansons qui ne seraient pas reniée par Boby Lapointe(Eva, D'Alain à Line). J'ai eu la chance de passer quelques heures avec lui à plusieurs reprise durant sa tournée au Québec, est je peux vous dire que c'est aussi une très belle personne. Mais comme je ne suis pas poète je ne pourrais pas bien vous décrire l'étendue de mon admiration pour lui. Je pense lui devoir un bout de paire d'aile. Si vous écoutez son premier album vous saurez pourquoi.

Il aurait dit de lui même qu'il n'est pas un chanteur homosexuel, d'ailleurs personne ne qualifie Aznavour de chanteur hétérosexuel. Donc je dois aussi ajouter qu'il chante pour plusieurs autre causes tels que les sans papiers, les expulsions d'élèves...

Manu Galure, il a 20 ans... et des poussières maintenant, mais 20 ans quand même. Je l'avais vu dans un bar à Montréal, il a un don pour subjuguer la foule. Ça fait peut être cliché, mais j'ai remarqué un type, grosse carrure, veste en cuir et bandana sur la tête, tombé sous son charme, avec un regard émerveillé vers ce jeune chanteur qui une chanson sur deux fait rire la foule aux éclat, puis qui nous entraine avec une musique bien écrite et une chanson bien chanté.

Un reproche serait qu'il regarde trop son clavier et pas assez son public. Mais quand il nous regarde il a des yeux d'enfant émerveillés, c'est magnifique.

Frédéric Fromet a sorti 2 albums, vous pouvez téléchargez le premier gratuitement sur son site web. Il y a de bon jeux de mots et il est engagé.

Quand aux P'tits Hommes, Manu Galure nous narre de belles histoire fantastiques sur une musique d'un autre temps. C'est beau, mais j'accroche moins que Manu seul.

Ok, ça fait court pour ces deux derniers, mais tous les gouts sont dans la nature, et ce n'est pas que je ne les aime pas. C'est juste que j'adore les deux premiers.

mardi 3 février 2009

Que dire aux personne qu'on admire?

Voici une question que je me pose, et je serai avide de conseil.

Ce soir, j'ai été voir Bernad Joyet et Nathalie Miravette un chanteur et sa pianiste, duo tendre et drôle que je vous conseille de découvrir.
Ils proposaient de dédicacer son cd, les victoires de la muses. Le possédant j'en ai profité, mais, devant M. Joyet je n'ai su que dire. Bien sur j'ai bredouillé un banal "bravo, j'ai adoré", certes sincère, mais qui n'arrive pas à faire passer tout le plaisir que j'ai eu à rire à ses blagues et à l'entendre chanter.

Il y avait aussi Anne Sylvestre, dans le public. Je suis allé la voir, lui ai expliqué que j'étais un rescapé des fabulettes, que j'avais une grande affection pour ses chansons, et elle m'a fait la bise et je crois qu'elle a dit que ça lui faisait plaisir à entendre, ou quelque chose du genre... je ne sais plus.

Mais après coup il y a tant que j'aurai probablement aimé lui dire. Par exemple, la remercier pour Gay gay marions-nous ou Xavier qui me touchent pour des raisons qui ne surprendront personne ici. Que je l'envie d'avoir pu chanté avec Boby Lapointe qui est peut-être mon chanteur préféré[1]. Ou encore que je ne peux m'empêcher de chanter sa lettre ouverte à Elise quand il me prend de tenter de l'interpréter sur mon piano.

D'ailleurs, même maintenant, devant mon clavier avec tout le temps du monde devant moi, je ne sais pas comment transcrire en mot ce que je ressens.

Si quelqu'un a des conseils, pour plus tard, je serai ravi de les prendre.

PS: Une fois, je crois que j'ai réagi avec à propos. J'ai croisé l'imitateur des guignols de l'info, Yves Lecoq, chez Decathlon. Je lui suis rentré dedans à vélo [2]. Quand je l'ai reconnu je lui ai demandé si il était Lecoq, et puisqu'il a confirmé, j'ai dit que ça ne m'étonne pas, je savais Lecoq sportif. Oui c'est mauvais, mais sur le moment, c'était presque drôle.

Notes

[1] Il n'y a personne que j'admire plus pour son écritures, mais l'admiration n'est pas un ordre totale, donc il peut y avoir plein de maximums.

[2] Je précise que j'étais à coté de mon vélo et qu'il sortait d'une caisse par la gauche, j'étais donc dans mon bon droit