Penser à contre-attaquer

Deux fois en un an, j'ai été attaqué, de manière que je trouve particulièrement injuste. Par deux personnes avec qui j'avais passer un temps pas totalement négligeable auparavant. Une attaque par derrière, en disant du mal de moi[1] à pas mal de connaissance commune, et l'autre était une attaque physique.

J'ai eu deux fois des pensées similaires. Que j'apprécie pas forcément beaucoup. À défaut d'en tirer une conclusion, je me les note.

La première reflexion est de savoir si j'utilise les armes à ma dispositions pour contrattaquer. Je connais un secret de la première que quelques gens apprécieraient de connaître, histoire de l'ennuyer. Et je suis clairement plus fort que la seconde personne.

Ensuite, je réalise que, finalement, c'est quelque part une belle preuve de confiance de la part des attaquantes. C'est assez flatteur de se dire que j'ai une assez bonne image pour que ces gens sachent que je n'utiliserai pas d'attaque déloyale pour me venger. Je ne trahirai pas de secret, et n'utiliserai pas de force une fois que je n'ai plus besoin de me défendre. Image pas totalement fausse, parce que j'ai presque eu de la peine pour mon attaquante, en réalisant ce qu'elle risquerait si elle faisait la même chose à quelqu'un de violent.

Ensuite, je réalise que c'est probablement mon intérêt. Plusieurs de mes connaissances actuels prendrait très mal le fait que je trahisse un secret.Ou en tout cas se confierait moins à moi. Quant à attaquer quelqu'un, si mon imagination est bonne et que j'ai raison, c'est un coup à se prendre un procès. Et j'aurai du mal à prétendre la légitime défense quand je suis clairement plus costaud que la personne qui m'a attaqué.

Puis, quelque part, je me demande si cette confiance est bien placée. Après tout, dans l'idéal, ces idées n'auraient même pas du me traverser la tête. Enfin, je pense. J'ai du mal à savoir pourquoi je me dis que ça ne devrait pas me traverser la tête. Peut-être parce que si ça se répète trop souvent, je finirai par penser à me venger. Et ce n'est pas quelques chose que je veux me mettre à faire en craquant. Je crois que je suis gêné par ces idées surtout parce que je les trouve injuste: Je serai privilégié par rapport à des gens ne pouvant pas se défendre. Je trouve cette idée moche.

Enfin, je réalise surtout que, dans tous les cas, je n'ai pas besoin de contre attaquer parce que le risque est probablement ridiculement faible. Je n'ai plus de connaissance en commun avec la personne qui dit du mal de moi. Et puisque la majorité de nos connaissances en communs étaient des bénévoles de l'association où j'étais, le risque majeur que j'avais, dans le pire des cas, était de ne plus pouvoir être bénévole. Ce qui est quand même assez négligeable comme risque. Quant à la personne qui m'a attaqué physiquement, elle a dans les 70 ans, n'a jamais été très costaude. Je ne m'attend qu'à des attaques sous le coup de la colère, donc sans arme, et donc je ne pense pas que je risquerai plus que lors de sa première attaque. Ergo, contre-attaquer ne m'aurait rien apporté que je n'ai déjà, à part un mesquin plaisir de vengeance.


P.S.: À une personne hypothétique qui en conclurait qu'il n'y a aucun risque à m'attaquer: je promet pas de pas changer de réaction plus tard. Je ne fais que constater ce qui s'est passé cette année.

Note

[1] Sans que je sache précisément quoi exactement

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