Parmi les truc et astuces pour un spectacle, il y a aussi ce qu'il ne faut pas faire. Encore une fois, je parle à l'aide de mon expérience d'acteur et de spectateurs.


Il ne faut pas faire d'énumération, ou en tout cas pas pour le plaisir de l'énumération. Si vous avez 10 excellents jeux de mots sur un même sujet, vous en gardez quatre au maximum... au pire vous placerez 6 autres dans un autre sketch, mais 10 ce serait beaucoup trop, le public est lassé.

J'avais vu sur une scène ouverte quelqu'un qui faisait une énumération de marque de bière, avec un jeu de mot pour chacune. Moi même, j'avais un sketch sur les synonymes de fou. On s'attend tellement à la suite qu'on s'ennuie. A la limite, on peut trouver que c'est joli, impressionnant, bien travaillé, etc... c'est souvent le cas par exemple chez Reflet d'Acide, où l'on se plait à chercher des jeux de mots partout. Mais, une grande différence vient du fait qu'on réécoute ces aventure, et qu'en général, quand on joue un sketch, le public ne le verra qu'une fois.


Il ne faut pas non plus faire de private joke longue. Private joke étant entendu au sens très large.

C'est une tentation à laquelle il est très facile de céder, par exemple, dans mon cas, faire toutes mes blagues de mathématique et d'informaticien/programmeur. Si je sais que dans la salle il y a beaucoup de matheux, ce qui est le cas dans mon école, je peux faire une blague ou deux, mais vraiment pas plus. Et encore, si possible, il faudrait que la blague soit compréhensible pour tous... Dans la mesure du possible en utilisant la technique décrite hier.

Par contre, il n'est pas du tout interdit de mettre des privates jokes, surtout quand elle ne se voient pas. Mon exemple phare est: "il y a des gens qui m'ont dit d'écrire des sketch", car, effectivement, celui qui a beaucoup insisté pour que j'écrive s'appelle "Jean".