JE D'EGO, le blog personnel d'Arthur Milchior

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lundi, avril 3 2017

Consentement et persuasion

Lors d'une discussion sur la notion de consentement, j'ai découvert qu'un point qui me semblait évident ne l'était pas tant que ça. Si tu as suivi des cours de commerce, de debating, si tu as lu le best seller qu'est le petit guide de manipulation à l'usage des honnêtes gens, etc... tu es sensé savoir persuadé des gens, les influencer. Où alors ces objets on mal fait leur boulot. Ça ne suffit pas pour controler leurs vies ou pousser ces gens à faire quelque chose avec lequel ils sont fondamentalement en désaccord. Mais ça peut être assez pour vaincre une hésitation.

ce qui pose un souci, si tu tiens à respecter le consentement de la personne avec qui tu es - En particulier le consentement enthousiaste. Quand tu demandes à quelqu'un s'il/elle est consentant-e pour une activité X, parmi toutes les manières de formuler ta phrase, tu ne peux plus prendre une formulation aléatoire. On pourrait imaginer que quelqu'un, sans ses formation, choisira une formulation ou une autre, et en moyenne on peut considérer que cette personne aura une réponse honnête. Mais la personne avec ses formation n'aura plus la possibilité de juste prendre une formulation quelconque, puisqu'elle sait automatiquement ce que tel ou telle formulation implique.

À ce problème, j'ai proposé une réponse qui me semble évidente[1]. Formule ta proposition de manière à pousser l'autre à refuser X. Et là, si la personne veut toujours, tu sais qu'il y avait un consentement enthousiaste.

Deux petites précisions. Je n'encourage pas à dire «je ne veux pas faire X», ou de manière générale à mentir. Si l'autre refuse juste parce qu'elle croit qu'on n'en a plus envie, ça ne répond pas à la question initiale. Et surtout, je ne dis pas d'utiliser de la psychologie inversée, de la provocation. Ni de lui dire «je vais te faire refuser X». Simplement, si on admet l'hypothèse qu'effectivement tu sais persuader, alors tente, en toute bonne foi, de persuader de refuser l'activité.

Note

[1] Et certains m'ont dit que ce n'était pas le cas.

mardi, janvier 31 2017

Existence après la mort

Trigger warning: Mort, attentats, suicide, homophobie

Je suis athée. Au lieu et à l'époque où j'habite, c'est pas un coming-out dur à faire. C'est en général quelque chose qui m'intéresse tellement peu que je suis loin de considérer que ça fasse partie de mon identité. Au même titre que ne pas regarder le foot, le tennis ou le judo n'en fasse pas parti non plus. Et pourtant, je ne sais pas pourquoi, il y a un point, précis, parmi tout ce qui de l'idéologie religieuse transparaît dans la société en générale, qui me met très mal à l'aise.

Le paradis. L'idée d'un après. Et surtout, l'idée que nous TOUS irons quelque part. Quelque part qui ne soit pas le tombeau, l'urne, la fosse, le ventre d'un animal, etc... Donc l'idée que les athées, aussi, y aillent. C'est d'ailleurs assez surprenant, je n'ai pas trop de problème avec l'idée que des gens croient que eux, ou que d'autres croyant, aillent dans ce paradis, cet enfer, cette résurrection, ... Et s'ils croient que eux auront ça, il n'y a pas de raisons qu'ils ne croient pas que nous aurons cela aussi. C'est juste cohérent. Alors que l'un ne me gène pas, et l'autre si.

Un exemple

J'ai pensé à ce billet en sortant du spectacle de les Funambules. Ce groupe a une chanson à la gloire d'Alan Turing. Alan Turing est connu pour un certain nombre de raison. Inventeur de l'informatique, héros caché de la guerre, et suicidé suite à sa castration chimique ordonné pour le guérir de son homosexualité.

Alan Turing fait donc un parfait exemple de martyr. Ainsi qu'une preuve que la discrimination nuit aussi à la société qui discrimine, qui aurait pu bien plus profiter de son talent[1]. Et c'est l'angle de cette chanson, où on dirait que l'univers entier est contre le héros Alan.

Mais Turing, si j'en crois la biographie de Hodges, a aussi une autre particularité. Il a voulu simuler l'humain. Il a voulu comprendre la pensée humaine au niveau le plus physique et biologique qui soit. L'humain est en réalité une machine complexe. Je ne pense pas beaucoup extrapoler en disant que ça implique que la mort met une fin définitive à cette machine. Alors, quand la chanson finit par «Bienvenu chez les anges», J'entends que la personne a décidé de totalement ignoré qui était vraiment Turing, son but, ses idées. J'ai ressenti cela comme une insulte.

Si jamais le parolier pense vraiment qu'il est chez les anges, alors il pense que Turing est quelqu'un qui s'est fondamentalement trompé sur une idée qui l'a occupé une grande partie de sa vie. Qu'il a de garder un martyr bien utile, en remplaçant la personne par l'image qu'ils recréent. Je ne peux m'empêcher de me demander si à un moment, le parolier a pensé à demander à un spécialiste de Turing s'il écrivait pas de connerie. Et quelque part, j'espère qu'il ne l'a pas fait, parce que je serai inquiet qu'un spécialiste ait validé cette chanson.

L'immortalité scientifique.

Je pense que c'est pour ça, pour cette idée totalement assumé que la mort c'est... fini... que j'ai une si grande admiration pour Eliezer Yudkowski. Parce que c'est la première fois que je lis la promesse de l'immortalité. Alors que d'habitude seule la religion promet ça. Mais Eliezer le fait avec un discours dans le genre littéraire de la science

Je dis genre littéraire[2], car si le discours n'a pas la même forme, entre le cryogénisation et l'A.I. qui nous sauvera, il fait des promesses pas si loin de celles des religions. Et je ne connais pas assez son domaine pour pouvoir ne serait-ce qu'attribuer une probabilité de succès à ses propositions. Mais ça me semble toujours plus crédible que les propositions des religions.

Il pense quand même que ceux qui sont mort AVANT qu'il n'ait réussi son travail sont définitivement mort. Lui ou quelqu'un d'autre, il n'est pas sûr de finir de son vivant, mais il pense que quelqu'un finira ce travail. Il est donc, selon moi, l'auteur qui parle de la mort avec le plus de tristesse et de force. Je pense en particulier à une lettre qu'il a écrit au décès de son frère.

Et je me sens très légèrement mieux de lire quelqu'un qui est d'aussi direct, qui assume totalement ce que beaucoup de gens - d'athée au moins - supposent réellement. Qu'il ne fasse même pas la suggestion d'un potentiel après.

Ce que je ferai

Si je croyais à la vie après la mort, je suppose que je ferai plein de trucs super risqués. Après tout, c'est pas grave si j'ai le sida ou une adduction, ça ne serait que passager. Et en attendant de savoir comment sera la vie après, autant profiter à fond de l'instant présent. D'autant que c'est le seul moment où je peux profiter du risque. Une fois mort, je ne peux plus mourir.

Même si on reste dans l'idée manichéenne de bon/mavais, pour paradis/enfer. Le fait d'avoir profité ne nuit pas nécessairement aux autres humains. Ça n'empêche pas de faire du bénévolat et de propager des idées qu'on trouve importante, ou de créer de l'art.

D'un autre côté, s'il y a vraiment un paradis, et encore plus si on va tous au paradis, alors la cohérence voudrait qu'on y envoie le maximum de gens. Le paradis à l'air plus cool que la terre actuel. Ou alors, si on ne peut pas se reproduire au paradis, et qu'on veut le maximum de gens heureux, le but des gens sur terre devraient être de créer le plus d'humain possible, pour qu'il y ait autant de gens possible qui profitent du paradis. Et si on suit le raisonnement, euthanasie les gens qui ne peuvent/veulent pas se reproduire, qu'ils profitent du paradis le plus rapidement possible.

J'ai déjà écris pas mal d'horreurs. Un censeur interne semble m'empêcher d'aller plus loin pour l'instant dans mon raisonnement. Déjà que ça m'a pris plusieurs essais pour me forcer à assumer ce que je pense. Je ne sais pas d'ailleurs si c'est des horreurs pour tout le monde. Je sais que c'est une horreur pour moi, parce que je ne crois pas à l'existence après la mort. Et parce que j'ai l'impression que ce que j'ai écrit plus haut risquerait de raccourcir ce moment de vie que j'ai.

Finalement, je pense que ça explique bien pourquoi je suis très mal à l'aise avec tout ceux qui montrent des gens vivant après leurs morts. Parce que j'ai vraiment et sincèrement peur de ce qu'ils feraient, s'ils suivaient ce qui me semble personnellement cohérent.

Notes

[1] À ce titre, j'estime que les chercheurs juifs qui ont fui l'Allemagne sont un encore meilleur exemple.

[2] Parce que Yudkowski fait remarquer, à juste titre je trouve, que le public ne voient la science que comme un genre littéraire. Donc que le discours de n'importe quel amateur aura autant de poids que le discours d'un spécialiste, pourvu qu'il emploie le bon champ lexical.

samedi, janvier 28 2017

Retour au lycée

Je suis ancien élève d'un collège/lycée privée catholique. Je n'en ai pas vraiment de bon souvenir. Mais au moins, contrairement au collège où j'ai fait ma 6ème personne ne tentait de me frapper ou me faire peur. Ou ne considérait que je déshonorait leur classe en lisant à la récré.

Ils organisent des «Petits-déjeuners métiers», où des anciens viennent présenter aux 1ères leurs parcours et leurs métiers. J'ai accepté. Pas que j'aime l'établissement, mais je n'ai rien contre l'élève que j'étais à l'époque. Et l'équivalent de cet élève s'y trouve probablement aujourd'hui. Et puis, j'aime bien l'idée de leur parler du fait qu'un métier peut avoir du sens. Parce que j'aime la recherche et ait préféré faire le choix d'un métier aimable, avec un certain nombre d'avantages, tel que l'absence d'horaire imposé, plutôt qu'un métier plus rentable[1] mais qui m'aurait probablement bien plus ennuyé.

Soit dit en passant, c'est maintenant assez perturbant de ne plus me présenter en disant «Arthur, Il». Dans la plupart des nouveaux lieux où je vais, je donne mon pronom, et explique parfois pourquoi cette démarche est importante pour certaines personnes qui me sont proche. Mais je n'imaginais pas préciser la signification de cette question en ce lieu.

Comme le nom de l'événement l'indique, il est accompagné d'un petit déjeuner. Qui a lieu à 8 heures du matin. Les échange commençant à 8 heures 30. Un élève arrive en retard, la prof organisatrice lui dit: «Le rendez vous était à 8 heures. Il est 8 heures 10. Qu'est-ce que c'est que cette liberté ?» Entendre le mot liberté utilisé péjorativement me confirme immédiatement que je n'aime toujours pas cet établissement. Notons d'ailleurs que le seul problème qu'il a, c'est qu'il aura dix minutes de moins pour prendre du café, du jus de fruit, des croissants et/ou des pains au chocolat. Et que ça ne semble choquer personne. On peut arguer que c'est un manque de respect envers des gens qui se sont levé tôt pour être là à 8 heures, bénévolement. Que ça met à mal la discipline de l'établissement... Bref, il y a potentiellement des choses à dire. Mais je trouve effrayant que le mot liberté soit utilisée comme quelque chose de mal !

J'ai rencontré le premier groupe de 5 élèves. Un élève me demande si enseigner n'est pas trop répétitif. Même si je refais le même cours plusieurs années, c'est suffisamment espacé pour que ça ne soit pas le cas. Et de toute façon, je fais du bénévolat en collège et lycée, depuis 6 ans, et j'ai fait 128 fois des interventions sur le même sujet. Donc les cours me semblent bien peu répétitifs. J'en profite pour dire que c'est sur mon CV, afin de montrer mon intérêt pour l'enseignement et le fait de passer des connaissances. Ils m'ont interrogé sur le sujet des intervention, j'ai donc dit homophobie, biphobie, transphobie et sexisme. Certains m'ont dit que c'était le sujet de Prénom, qui se trouvait être la jeune fille en face de moi, qui avait plein de bracelet, dont un arc-en-ciel. Elle me demande avec quelle assoce, et crie de joie quand je dis le Mag. Elle me dit qu'elle a fait une pétition pour qu'on intervienne dans son lycée. Mais comme c'est un établissement catholique... Je l'interrompt, disant que je serai ravi d'y intervenir, mais que ce n'est pas le sujet ici.

J'apprends que certains ont appris le python au collège. Qu'un élève à la table programme sur sa calculatrice en javascript, mais ne sait pas ce qu'est une library. Quelqu'un me demande quel langage je conseillerai. Elle a aussi parlé de c++ et de bash. J'ai donc répété les conseils que j'ai beaucoup entendu, n'étant pas à la fois dans les banques, les start-up et les SSII, j'ignore ce qu'il en est. Mais en tout cas de jeter un oeil aux langages moins habituels, tels que Haskell et LISP, pour certains type de personnes, c'est marrant. Et ça montre toujours qu'ils se sont formé par eux même, vu que c'est peu enseigné en université. Donc ça peut intéresser pour des postes demandant beaucoup d'indépendance. Et sinon qu'il semble qu'il y ait aussi de l'emploi dans des vieux langages tels que Cobol, à cause de vieux code qu'ils ne veulent pas jeter à la poubelle. Donc c'est à eux de voir.

Rien de bien différent à dire concernant le second groupe. Puis débrief. J'entends alors la prof parler de cette élève, puis de théorie du genre, et de cette élève a problème qui a fait une pétition ! Je suis pas là pour ça, mais j'en profite pour dire qu'il se trouve que je suis dans la même association que cette fille, et que, le but des interventions, et la raison de l'autorisation ministériel, c'est qu'il y a 7 fois plus de tentative de suicide chez les jeunes homo ou bi. Donc on essaye de permettre de diminuer ça. C'est pratiquement jamais la manière dont je présente les interventions, j'espère qu'on y fait énormément d'autres trucs utiles, et qui serviront à plus de monde. Mais je me disais qu'une prof pourrait difficilement être en désaccord avec cet argument. Elle explique que de toute façon, ils ne peuvent faire venir que des associations catholiques et je m'en veux d'avoir oublier de mentionner David & Jonathan, association LGBT chrétienne.

Histoire de rester dans les choses avec lesquelles ont sera potentiellement d'accord, j'indique que ça permet aussi de montrer une image des homo différentes de celles qu'on leur montre dans les télé-réalités. J'avais décroché le bon lot, s'en suit un rant contre les télé réalité. Si elle associe mentalement les interventions d'association comme la notre en opposition aux télé-réalité, elle en dira peut-être déjà un peu moins de mal. Elle dit que les candidats de télé réalité sont les modèles des jeunes aujourd'hui. Ensuite, elle regrette qu'il n'y ait plus de héros.

Je ne sais vraiment pas quoi penser de cette dernière phrase. Je n'avais jamais vraiment réfléchi à la question. De base, je n'ai pas envie de héros. Il me semble que le cliché du héros, c'est quelqu'un prendra la responsabilité, et permettra aux autres de ne pas agir. C'est aussi quelqu'un qui de parfait, ce qui dans la vraie vie n'existe pas. Donc l'opinion inverse le héros sera détruite dès qu'une personne de pouvoir sera confronté au héros[2].

Mais, en admettant qu'il soit bon que les élèves aient des héros en modèle, je me demande pourquoi ils n'en proposent pas. Je doute qu'on puisse imposer un héros. Mais franchement, y a quand même quelques personnes qui me viennent en tête très rapidement. Par exemple, l'école se vante d'avoir aidé des réfugié russe au début du siècle dernier. Bon, pourquoi ne considérer comme héros tout ceux qui vont aider des gens, à Calais, à la frontière italienne, qui les logent, leurs apporte de quoi survivre. Alors même qu'ils y a des risques certains pour eux, avec l'opposition de la police. Certes, il y a encore plus de risques pour ceux tentant de venir en Europe, mais vu qu'il n'y avait pas le choix, je suppose que le statut de martyr serait globalement plus cohérent avec l'histoire. Même si j'ai peu de doute qu'il y ait des héros dans le lot, qu'il y en ait qui ont fait le choix de prendre de vrais risques qui n'étaient pas égoïstement indispensable, pour aider des gens avec qui ils/elles ont fait le voyage.


Et après, je suis rentré chez moi, et j'ai continué ma journée classique d'enseignant en corrigeant des copies de réseau informatique.

Notes

[1] J'ai aussi la chance de pouvoir me le permettre car mes parents n'ont jamais parlé d'arrêter de m'aider pendant mes longues études. Et parce que je sais qu'avec eux derrière en cas de vrai problème, je n'ai pas de besoin d'un grand salaire. Et parce que je vis seul, et n'ait personne à charge.

[2] Je me souviens précisément du jours où j'ai réalisé à quel point une personne pouvait être détruite pour des raisons sans rapport avec sa célébrité. J'étais au restaurant universitaire aux États-Unis, quand le scandale à éclaté: Tiger Wood, un champion de Golf, avait eu des liaisons extra-conjugale ! Et une fan était interviewé, expliquant à quel point elle s'était senti trahie par celui qu'elle prenait comme un modèle. Je n'ai pas cherché à savoir ce que pensait la fan de Tiger Wood, si elle était contre ou pour. Mais si on est fan de quelqu'un car il est excellent à un sport, je me demande ce que le sexe vient faire dedans. Merci de ne pas mettre de commentaire expliquant les utilisations sexuelle d'objets lié au golf.

vendredi, septembre 2 2016

L'enfer c'est le hasard

Je n'aime pas le hasard. Il me fait peur. Quand je vois tout ce que j'aurai pu rater si une série de coincidence ne créé cet événement, j'ai peur de tout ce que j'ai raté aussi. Je crois par exemple que c'est ce qui me pousse à continuer d'aller aux Café poly, j'y ai rencontré trop de gens cool, j'aurai peur de rater une rencontre de quelqu'un de génial qui n'y reviendrait pas.

Je reparlerai des rencontres et des gens un autre jour. Ici, j'ai juste envie de lister la totalité des choses aléatoires auxquels je peux penser qui ont contribué à une rencontre précise, celle d'une personne que je nommerai Y. Je m’arrête aux niveaux de récursions que je connais, ignorant certainement plein d'hasards indispensables que j'ai oubliés. Ainsi il était très peu probable que je sois né, mais c'est impliqué par le fait que ce blog[1] soit écrit. Autrement dit, ici, le principe entropique est battu par le principe anthropique.

Cause de la rencontre
  • Y a été au café poly.
    • E, Un-e ami-e de Y, a entendu-e parler du café poly, a voulu y aller, et à proposer à Y de l'accompagné. Et Y à suivi.
      • Ces deux personnes étaient au meme lycées et sons resté proches.
  • Je suis allé au café poly de Juillet 2014
    • J'ai mis mon réveil quelques heures plus tot pour aller prendre les clefs de l'appartement d'une amie K,
      • L'appartement de K allait etre occupé par quelqu'un d'autre quand elle ne serait pas à Paris
        • K devait quitté Paris pour aider à monter une barrière autour de la maison d'un-e proche.
      • J'ai rencontré K car elle fait des intervention en milieu scolaire dans la meme association que moi
        • Quelqu'un avait parlé de ces interventions à la réunion de rentrée de l'association LGBT de l'École normale supérieure, et j'avais déjà apprécié le MAG quelques années avant
          • J'ai entendu parle du MAG à 17 ans sur un forum liés à Mimi Muffins dont j'aimais bien quelques romans gays.
    • J'ai accepté d'héberger O ce soir qui venait à Paris au café poly, et n'avait plus sa résidence étudiante
      • O avait dit que si je ne venais pas au café, il chercherait quelqu'un d'autre, pour ne pas me déranger
        • J'avais très envie d'héberger O, qui me plait énormément, et dont j'apprécie la présence
      • J'ai rencontré O
        • O avait essayé le cirque et l'improvisation théâtrale quelques années auparavant, alors que j'y étais.
          • Je suis entré à l'ENS en informatique.
            • Sur la page de la licence de mathématique de Paris 6 ils parlent d'entrer à l'ens. Sans ça, je n'y aurai jamais pensé.
              • Je suis rentré à Paris 6
                • Toutes les CPGE m'ont refusées.
            • J'aime l'informatique et me débrouille plutôt bien
              • J'ai fait de la programmation depuis la 4ème grace à la prof de technologie qui nous a fait découvrir le HTML, ce qui m'a amené sur la piste glissante de javascript et de la programmation
              • J'ai toujours eu un ordinateur à la maison, et mes parents considéraient comme important que, très jeune, j'apprenne à m'en servir
      • Une mauvaise maîtrise de la confidentialité de facebook m'avait amené à voir par hasard que O s'intéressait au poly ainsi qu'à des trucs qui y sont lié, ce qui nous a amené à en parler.
        • O avait récemment commencé à se servir de facebook.
Une fois au café
  • De toute les personnes du café, c'est avec Y que j'ai le plus discuté.
    • Après que cet Y ait dit «c'est logique», j'ai demandé «dans quel système de preuve», et iel a répondu «falso»
      • J'ai connu le club inutile
        • J'ai été à l'ENS
      • A3_nm a créé Falso
      • J'ai commencé à discuter avec cet Y.
        • Quelqu'un à dit «Certains préfèrent les hommes, d'autres préferent les femmes. Tout comme certains aiment les maths...» et on était trois à applaudir, O, Y et moi. J'ai donc voulu faire connaissance avec cet-te troisième personne.
    • Y passe la soirée chez moi
      • Y Habite loin et a raté le dernier RER
      • J'habite près du café et peut donc facilement l'héberger en attendant la reprise du traffic
Après le café
  • Je revois Y
    • Je la croise station Châtelet, 3 jours après, avec E. On discute beaucoup aussi
      • E et Y ont été à un meet-up Bronie
        • E s'est intéressé au forum My Little Ponie
          • Son frère lui a fait découvrir MLP.
    • Y et moi somme passons une nuit chez E.
      • E m'a invité chez ellui
        • E et moi avons de l’intérêt l'un-e pour l'autre
      • E avait vu Y dans la journée, et Y est resté chez E
P.S.

Y dit «Patate et Cucurbitacé», au cas où ces mots randoms ont un effet.

P.P.S.

Merci à Y, K, O et E de m'avoir donné l'autorisation de publier ces informations si personnelles à leur sujets.

Note

[1] J'avais écrit billet en première version. Mais comme Typhon le signal, ce billet existe car j'ai rencontré Y, donc sa rencontre implique aussi, faiblement, le billet. Meme si je pense que j'aurai utilisé un autre contexte pour parler du meme sujet tellement le hasard me faisait peur avant meme de connaitre Y.

dimanche, mars 1 2015

Problème pour se mettre à la cuisine végétarienne

Niveau cuisine, je ne suis pas spécialement doué. Plus totalement débutant, mais clairement pas expert. D'abord, je vis dans un studio parisien, j'ai un coin «cuisine à l'américaine», et un tout petit plan de travail, la plupart du temps encombré par des machines (robot mixeur, machine à faire des bulles dans l'eau, Brita, bouilloire, théière). Ce qui fait que j'ai toujours peur de ne pas arriver à faire une nouvelle recette par manque de place ou de matériel. Par exemple, je n'ai pas de friteuse, ni de machine pour le riz, ni de machine à pain, et même si je pensais que ça valait le coup d'en acheter, je n'ai nulle part où les ranger. Enfin, pas sans jeter des trucs, et même si c'est inutile d'avoir plusieurs centaines de bouquins chez moi, et que je sais qu'il y en a que je ne relirai plus jamais, je n'ai pas l'envie de m'en débarrasser. Ne serait-ce que parce que je ne sais pas lesquels je ne relirai plus jamais.

En fait, il m'arrive souvent de passer plus de temps à chercher une nouvelle recette que je suis capable de faire dans ces conditions, que de temps à préparer la recette. Typiquement, au moment où j'écris ces lignes, ça fait déjà une heure que j'ai le nez dans un bouquin de cuisine. Par contre, une fois que j'ai fait une recette une fois, j'ai pas trop de problème pour la refaire, ça me rassure de faire ce que j'ai déjà fait. Comme en acrobatie, la 1ère fois est la plus dur, après je vois que même si j'ai peur, je ne tombe pas, et j'ose recommencer.


Pour l'anecdote, un soir, j'avais réussi à ramener chez moi un garçon qui me plaisait beaucoup depuis quelques semaines. J'avais préparé un pot au feu, histoire de lui faire un truc bon. Et il me rappelle au moment où je lui demande s'il veut dîner qu'il est végan....

Ayant pas mal d'ami végétarien, j'ai voulu tenter d'apprendre des recettes bonnes et végétarienne, voir véganes. Et c'est compliqué, mais je vais expliquer pourquoi, ce n'est pas la raison bateau habituelle qu'il faut des protéines, ou que la viande c'est bons, etc... Je fais déjà trop peu attention à mon alimentation, je vais pas prendre l'excuse des protéines sous prétexte que tout le monde la sort, alors que je ne suis même pas capable de dire si j'en mange trop, pas assez. Et de toute façon, ce n'est pas que je pense devenir végétarien - même si de fait ces derniers temps ma consommation de viande à nettement diminué - l'idée de base était juste que j'aimerai pouvoir aussi leur faire un bon plat s'ils viennent chez moi.

J'ai demandé à ces amis s'ils conseillaient un livre de recette, la réponse a été unanime, «veganomicon». Mais plusieurs d'entre eux ne l'avaient pas lu, ils en ont juste entendu beaucoup de bien. J'ai fait confiance, j'ai acheté sur amazon, et... non. Déjà, Veganomicon est en anglais, et comme j'en avais peur, déjà que je comprend pas la plupart des mots des recettes en français, en anglais c'est pire. Outre le fait que les noms de produit ne sont pas les mêmes, et qu'en plus, forcément, ce n'est pas des produits courant qu'on trouve par dizaines de version dans le franprix du coin.

Pas découragé, j'ai découvert un rayon cuisine végétarienne chez Gi(l)bert[1], j'ai donc acheté «Le manuel de cuisine alternative» et «Cuisine vegane pour carnivoire», qui, après un rapide coup d'œil, m'ont paru les plus sympathique. Après tout, de par le titre, le dernier est sensé s'adresser à moi.

Et je retrouve le même problème dans les trois ouvrages, une introduction longue qui explique pourquoi ce type de cuisine est important, intéressant[2], comment cuisiner divers types de légumes de manière à ne manquer de rien, ce qui faut mélanger ensemble pour avoir toute la protéine nécessaire, comment préparer tel aliment non traditionnel... Sauf que j'aimerai déjà ne serait-ce que faire un plat, bon et végé, pas qu'on m'explique comment je dois adapter ma vie, n'acheter que du bio local et de saison... Ou en tout cas, pas tout ça à la fois, ça fait trop d'un coup, et je suis rapidement perdu.

Je suis pas chimiste, je suis informathématicien, j'aime bien comprendre un ou deux grands concepts, pas une énorme liste de truc, avec chacun leurs propriétés, et ce que ça fait quand on les mélange. Donc quand le manuel de cuisine alternative se contente de dire pour l'étouffé de légume que «l'important est de respecter l'ordre des familles» (hein?) et que «Légumes fleur... ou légumineuses fraîches... rejoignent l'étage des racines», faudrait que je me souvienne ce que sont ces deux catégories.

Quand au manuel pour carnivore, il prétend en couverture qu'il explique comment remplacer peu à peu les produits animaux par autres choses. Mais dès qu'on commence le livre, il expliquer qu'il vaut mieux toujours avoir chez soit 42[3] produit en bocaux différents. Je n'ai pas la place, je ne vois honnêtement pas où je stockerai 5 types de farines différents, trois types d'haricots, etc... Sans parler du matériel, dans la section pâtes, il explique comment se faire des pâtes, ce qui est très simple, il suffit d'avoir la machines à pâte et de tourner. Bon, passons, on va tenter d’assaisonner des pâtes acheté en supermarché, ou même en magasin bio si ça leur fait plaisir. Sauce «Puttanesca», ça a l'air bon. «Videz les tomates de leur pulpe et hachez-les grossièrement». Alors, vider la tomate, comment on fait ça sans détruite totalement la tomate ? La hachez ? C'est mou une tomate, en faire de la purée je veux bien, mais hachez, je vois pas, sauf à la congeler d'abord... Bien sûr, je suis sur que je peux trouver tout ces détails sur internet, où dans «la cuisine de l'étudiant pour les nuls» (qui est pas si mal fait comme bouquin pour débuter, surtout quand on a pas beaucoup de matériel.). Simplement, si je décide de me faire à manger, autre chose qu'un surgelé picard, j'ai bien envie d'avoir tout dans un seul endroit, de ne pas avoir à regarder dans le livre un renvoi vers une autre section, voir vers internet, puisque ce bouquin pour carnivore n'explique nulle part ce que signifie «réservez» (à ce sujet, regarder l'excellent -et trop sexiste hélas- sketch de Gilles Détroit).


En fait, pour l'instant, mes livres de recettes préférés sont la collection «Les bonnes saveurs», où chaque étape est montrée, photo après photo, avec un petit commentaire. C'est le seul cas où je vois ce qu'il faut faire. Bien sûr, ça prend beaucoup plus de page, il y a dans n'importe quel livre de recette standard de cette taille 10 fois plus de recettes. Bien sûr, il y a des étapes dont aujourd'hui je pourrai me passer, car c'est très détaillé et que maintenant il y a des choses qui me semblent évidentes, voir qui sont répété d'une recette à l'autre, comme la manière de faire sauter des oignons. Mais ça ne gène pas, et au moins, je sais ce qu'il faut faire, et ça fait moins peur de s'y mettre. Malheureusement, il n'y a pas de «Les bonnes saveurs, végétariens». Et je n'ai trouvé pour l'instant de livre végétarien qui respecte cette règle de tout expliquer, qui ne compte pas sur mon intelligence, ma connaissance, et me donne juste un algorithme.

En passant, je regrette toujours l'absence d'un livre de recette similaire aux livres de programmation, qui entraîne progressivement à faire des trucs de bases(qui fait un hello world), puis rajoutes un autre truc par dessus(qui rajoute une condition), puis un autre truc (une boucle), et enfin mélange le tout (utilise if ET for). Intuitivement, je me dirai que ça serait le plus simple pour apprendre, non ? Ce n'est même pas fait dans Cooking for geeks, - qui n'est ni une liste de recette de pizza/chips/coca, ni un guide pour copier paint cakes. En fait, j'aurai dit que c'est cooking for nerds, c'est pour comprendre la science qui se déroule derrière la cuisine, et c'est marrant.


P.S. Comme j'ai dit, je mange moins de viande ces dernier temps. Mais c'est presque par hasard. En effet, je me dis d'une part «Tant qu'à manger de la viande, tant qu'à faire tuer des animaux pour mon plaisir[4], autant que ça soit vraiment bon.» Or si je tente de faire une recette sophistiqué, je me dis: «autant en découvrir une nouvelle végétarienne, il y en a plein que je n'ai pas testé dans ces bouquins». Et voilà comment je me retrouve à avoir peu de viande chez moi. Ce que pour l'instant, je n'ai regretté surtout une fois, en sortant de Histoire sans faim, une seul en scène extrêmement émouvant que je ne peux que conseiller à tout le monde, qui parle/met en scène, la jeunesse de l'auteur interprète, qui était anorexique. Je ne connais(sais) rien à ce sujet, et c'est très instructif. Par contre, je n'ai jamais eu aussi faim et autant envie d'un gros morceau de viande qu'en sortant de cette salle de théâtre.

Notes

[1] Je confond toujours les deux librairies.

[2] Un indice, si j'ai acheté ce type de bouquin, c'est qu'on m'a déjà expliqué tout ça.

[3] J'ai compté

[4] J'assume

jeudi, janvier 29 2015

Face cam

Je ne comprend pas les face cam. Et ça me fait peur.

Par face cam, je ne parle pas de ceux qui n'ont que pour vocations d'être marrants. Norman ne me fait pas rire, mais le principe et l'intérêt est évident. Je ne suis pas dans son public, c'est une question de gout.

Par contre, les youtubeurs en face cam, pour enseigner, passer des informations. Je ne comprend pas. Les vlogs, une vidéo pour parler de son actu, de sa vie, j'ai du mal. Pour une quantitié de mot égal, un texte se lit plus vite qu'il ne se dit>. Donc c'est du temps perdu pour l'auditeur/lecteur. Ce n'est même pas du temps gagné pour celui qui fait le face cam, vu qu'il y a au minimum le temps de montage, et en général le temps d'écriture du texte qu'il va lire.

Bien sûr, il y a des moments où l'image, la vidéo, ou le sons, sont utile, mais aujourd'hui ce n'est pas un problème de les mettres, clicable, au milieu d'un texte. Ça permet même de retrouver plus facilement un truc précis.

Je dis ça, je vois des exceptions, si le sujet est la vidéo elle même, c'est cohérent de le faire en vidéo pour illustrer. En particulier, Question cône illustre ce dont il parle dans la vidéo où il en parle, ce qui est franchement cool.

Par contre Axolot, je comprend moins bien, même s'il a une jolie voix. J'adorais son blog, je n'arrive pas à comprendre ce que la vidéo peut y rajouter. Ça va me prendre 9 minutes de regarder un truc que j'aurai lu en 3. Et le voir se déplacer m'indique qu'il a été dans des endroits dont il parle, mais en fait, cette information m'importe peu. Si l'endroit est joli, une photo sans lui me va tout aussi bien. Je prend cette exemple car, en fait, il retranscrit le texte sur son blog, ce que je trouve fantastique... Sauf que si on lit le texte sans la vidéo, on n'a plus les photos, qui sont intéressantes. Et on a une retranscription, qui est un texte lu à haute voix, qui est différent d'un texte fait pour un lecteur.


L'autre point qui me gène est aussi ceux qui, au contraire, n'ont rien préparé. Qui ne font pas de coupe, qui hésitent, prennent le temps de partir pour aller chercher un truc et revenir. En gros, tel que je le comprend, c'est dire vraiment que le temps de l'auditeur ne vaut rien. Ou alors que c'est à lui de chercher la fin de la pause.

Bien sûr, je n'interdis à personne de faire de face cam. Non seulement je peux pas, mais je trouve génial que les gens s'expriment. J'ai juste du mal à comprendre ce biais.


Je disais au début que ça me fait peur, maintenant je peux expliquer pourquoi. Ces idées étaient dans mes brouillons depuis quelques temps. Or j'ai fini par comprendre. «un texte se lit plus vite qu'il ne se dit»... Oui. Si on lit facilement. Ce qui est le cas de la totalité de mon entourage, il me semble. Mais n'est pas généralisable.

Ça me fait peur car, avoir pensé ça me fait réaliser encore un mode de reflexion, que je pense pouvoir dire «élitiste», et puis «ableist» probablement aussi, ce que j'apprécie pas trop.

lundi, octobre 27 2014

De la soutenance de thèse

Je suis en début de troisième année, il me reste donc une dizaine de mois pour rédiger, soumettre et soutenir ma thèse. Et donc préparer le pot de thèse. Ce qui tombe bien car je sais faire de plus en plus de gâteaux, et vu à quels points mes amis en reprennent ils doivent être bon. (C'est comme les rires durant un spectacle, c'est dur de faire semblant).

Sauf que, je ne comprend pas cette coutume. Pas le pot de thèse, hein. Manger des gâteaux avec des proches, c'est cool. Pas la soutenance de thèse, c'est un rite de passage qui a du sens: avoir un regroupement de gens reconnu par la communauté qui confirme que tu peux faire parti des leurs. C'est l'intersections des deux qui m'échappent.

Quel est l'intérêt de dire à des gens: «Eh, puisque vous m'aimez bien, venez m'écoutez parler pendant environ une heure d'un truc qui me passionne moi, et auquel vous ne comprendrez rien au bout de 10 minutes. À la fin, y aura de quoi manger et de quoi boire. Par contre, il faut savoir qu'on pourra rien toucher tant que des gens que vous ne connaissez pas, mais qui sont important - il faut me croire puisque vous, vous avez jamais entendu parler d'eux - ne seront pas revenus. Vous connaîtrez ces gens car ils m'auront dit des trucs incompréhensible, auquel j'aurai répondu, prouvant que je parle leur langages. Et puis quand ils reviennent ils me feront des compliments (qui ont moins d'importance que les compliments qu'ils ne feront pas, mais ça vous pouvez pas le deviner.)»

Bref, je prie mes lecteurs qui auraient soutenus leurs thèses en ma présence de m'excusez, mais j'avoue que je trouve ça globalement assez ennuyeux. Je le fais pour faire plaisir, par politesse, car c'est des gens que j'apprécie sincèrement et que je sais que ça compte à leurs yeux. Et aussi car j'ai un emploi du temps très flexible. Mais dans ces conditions je trouverai ça égoïste de ma part de vous demandez de venir. Je dirai même que je ne crois pas que ça me ferait plaisir, même si ça ne me déplairait pas non plus[1]. À la limite j'aurai plus de raison d’être vexé si on se connaissait en 2011 et que vous n'étiez jamais venu voir mon one-man-show.

Bien sur il y a des exceptions, des thèses particulièrement intéressantes. J'ai souvenir d'une thèse de biologie ou pour le coup l'orateur donnait des détails d'expérience qui rendait le tout mémorable à entendre - quoi qu'assez gore. Et puis il à a la première thèse que j'ai vu qui m'a fait découvrir le décorum, c'est toujours utile. Et puis bien sûr les thèses des gens avec qui j'ai pu travailler, qui ont un domaine proche du mien. Quoi que là encore, en général, j'ai déjà vu leurs travaux soit en le lisant, soit à des conférence, exposés ou séminaire, donc l'intérêt me laisse encore dubitatif.

Attention, ne vous méprenez pas, je suis sincèrement ravi que des amis et collègues aient leurs doctorats. Non pas que ça soit surprenant, une soutenance où le jury refuse c'est extrêmement rare. Mais parce que c'est une fin, un passage, un changement important. Je ne manque pas de dire «Bonjour Docteur» quand je revoie la personne histoire de lui dire que je sais, et que c'est important. Mais je ne vois pas ce que ma présence apporte. Après tout, avoir l'aggregation, être admis dans une grande école, ou même avoir son master, c'est aussi très important. Pourtant personne ne demande aux gens de venir à sa soutenance de Master 2.


En fait, c'est comme le mariage, j'ai du mal à m'intéresser à la cérémonie. Je suis ravi de voir des amis s'aimer, mais je n'ai pas l'impression de l'être plus après le mariage. Ce qui me rend vraiment heureux de venir, c'est les spectacles, le repas avec des amis, ce qui a quand même plus de gueule qu'un pot de thèse. D'ailleurs je n'ai jamais vu de spectacle de cirque après une thèse. En fait, j'ai presque envie de voir un-e marié-e répondre «Non, je veux qu'on s'aime librement», puis la fête se poursuivre comme si de rien était. (Mais j'y crois pas trop.)

Tiens, pour l'anecdote, une amie racontait toutes les difficultés qu'il y avait a organiser son mariage. Moi de répondre: «au moins, tu sauras pour la prochaine fois.» J'avais pas réfléchi. Et étonnamment, je ne pense pas que je puisse dire ça pour une thèse.


Bon, c'est un long billet pour pas grand chose, les soutenances de thèses auxquelles j'assiste sont généralement à Paris, parfois en banlieue proche, ça prends 4 heures à tout casser avec le transport en commun, c'est raisonnable comme temps à accorder pour faire plaisir à quelqu'un qu'on apprécie. Là où je me pose des questions, c'est sur ma thèse. Comment les gens réagirait si je n'invitais personne, si je ne prévenais personne ?

Bien sûr, je suis bavard, je vais en parler, les gens sauront quand le manuscrit est rendu, quand je la soutiens, quand je l'ai eu. C'est pas une question de secret, d'ailleurs sinon j'en parlerai pas sur ce blog. Je me demande si les gens qui trouvaient important ma présence seraient vexé que je ne demande pas la leur. Après tout on m'a appris récemment que certains se vexent de n'être pas invités à un mariage.

D'ailleurs, est-ce que l'absence de public aurait une influence sur le jury ? Ça serait un cas peu commun il me semble. Le problème c'est que, comme je disais plus haut, on ne soutient qu'une et une seule thèse, donc tenter ça, s'éloigner de la norme, c'est un quitte ou double, car si c'est vraiment une bêtise, il n'y a pas de secondes chances.

Je disais donc, il me reste 10 mois. Et durant ma thèse j'ai appris à faire des gâteaux.

Note

[1] Encore que je peux penser à certains membre de la famille que je souhaite explicitement ne pas voir.

mardi, janvier 18 2011

Transférer mes cassettes vidéo vers l'ordinateur

Par moment, je me demande si mes camarades de classes hackers n'ont pas une influence sur moi.

Le problème: Je ne regarde de vidéos qu'à deux occasions, quand je mange seul ou sur l'ordinateur (deux écrans, c'est pratique pour ça), et la cuisine n'a plus de lecteur cassette vidéo. Par ailleurs je possède un gros tas de cassettes vidéos que j'aimerai bien regarder.

Matériel disponible:

  • Cassettes vidéos
  • Lecteur de Cassette avec prise péritel
  • Lecteur dvd avec entrée sortie péritel, rca et hdmi
  • Freebox 5 avec entrée rca uniquement, sortie hdmi, accessible via le réseau
  • Une télé avec entrée hdmi
  • Un adaptateur péritel vers RCA (visiblement cassé)
  • Un ordinateur avec accès au réseau local


Solution:

Montage:

  • Une prise péritel de la sortie du lecteur cassette vers l'entrée du lecteur dvd
  • RCA de la sortie du lecteur dvd vers l'entrée de la Free Box
  • hdmi de la Free Box vers la télé

Réglage:

  • Régler la télé pour afficher l'entrée de la freebox
  • Activer le partage ftp de la freebox
  • Aller lire l'entrée RCA
  • Indiquer au lecteur dvd de transmettre l'image qu'il à en entrée (du lecteur cassette)

Ensuite, il ne reste qu'à lancer la lecture de la cassette, enregistrer vers le disque dur de la free box. Une fois que c'est fini, arrêter l'enregistrement puis récuperer sur l'ordinateur via le ftp local.


Et le plus fort, c'est qu'au final ça marche, je suis en train de regarder sur mon ordinateur une vidéo que j'avais uniquement sur cassette ce matin.

Je suis particulièrement content de l'idée de passer via le lecteur dvd (même si à postériori ça parait évident).

Il ne me reste plus qu'à m'amuser à découvrir comment découper les vidéos en morceau pour supprimer les périodes de noires qui suivent la fin des cassette, et que je puisse me déplacer parmis les différents sketch et chansons des captations de spectacle comme je pourai le faire avec un dvd. Et aussi à passer quelques semaines à mettre les cassettes, l'une après l'autre, dans le lecteur, et revenir environ 2 heures plus tard pour changer la cassette et lancer un nouvel enregistrement...

mardi, mars 23 2010

Idée de blague

Dites, et si, lors des sondages avant les élections, on répondait systématiquement l'opposé de la vérité ? Si on veut voter NPA on annonce UMP, si on veut voter UMP ou veut voter F.N. on annonce P.S. etc... Les gens du parti qui est supposé gagner ont tendance à se dire que ça ne sert à rien qu'ils y aillent, alors que ceux qui perdent se rendent bien compte qu'il faut aider pour avoir une chance d'avancer dans le classement, si cette même logique s'applique, ça aidera encore plus notre parti à gagner !

Et surtout, il ne faudrait pas qu'ils s'étonnent du résultat différent du sondage, car, pour nous, ce sera si beau, si c'est à notre tour de leur faire des promesses à leur façons !

lundi, mars 22 2010

Repas

Durant une semaine, c'était les vacances et le restaurant universitaire était fermé, j'ai donc du me faire à manger seul. En soit ce n'est pas trop grave, je sais faire des truc simple, la contraintes techniques étant que la direction des résidences à considéré qu'il n'était pas nécessaire de nous donner un réfrigérateur dans la chambre[1].

Et bien, je vais vous dire, je suis hyper content que les vacances soient finis, et que le restaurant ouvre.

En attendant, je remercie le supermarché pour mon repas quotidien.

Ramen !

Notes

[1] Il y en a un dans la cuisine, de la même taille que celui que j'ai dans ma famille, mais pour presque 400 personnes, autant dire qu'il est inutilisable.

lundi, mars 15 2010

somme des masses

Si je me souviens des cours de physiques de terminale, il est possible que la masse d'un ensemble d'élément soit inférieur à la somme des masses de ses éléments.

Alors pourquoi diable je met des truc hyper-léger dans mon caddie, et une fois passé à la caisse, le contenu de mon sac est vraiment lourd ?

--
Arthur, qui redécouvre les joie de vivre seul[1]

Notes

[1] je précise que, pour que ce soit plus rigolo, il n'y a UN réfrigérateur pour les près de 300 étudiant du logement, que le seul point d'eau facilement accessible est le lavabo des toilettes/douches, et qu'il est interdit d'avoir des plaques chauffantes dans nos chambres, sous peine d'expulsion. Mais il y a une cuisine avec four, four micro onde et plaque chauffante dans la cuisine commune.

vendredi, septembre 11 2009

Un rève eveillé!

Ma bêtise m'impressionne parfois... Il faut savoir que c'est actuellement ma seule semaine de vacance de l'été, et que j'ai donc tendance à me coucher plus tard que de coutume et j'ai donc des horaires décalés. Là je suis à moitié endormi, et pour savoir si je me rendors ou pas, je me dis que je vais regarder l'heure qu'il est.

Comme j'ai trop sommeil pour me lever de mon lit, je rêve que je regarde l'heure sur mon portable, et je vois qu'il est 15 heures, je me dis donc qu'il faudrait peut-être penser à se lever, avant de réaliser que c'est stupide. Pour avoir une vrai réponse, je choisi donc de demander à quelqu'un d'autre, en l'occurrence mon père qui passait par là, et qui me dit - dans mon rêve - Oui, il est 15 heures, tu devrais peut être te lever !


Je me suis donc levé, j'ai fait mon bol de céréale, et ça m'a bien pris cinq minutes pour comprendre pourquoi je trouvais qu'il faisait sombre aujourd'hui et qu'il manquait un "1" au nombre "15" de l'heure que je lisais.

Voilà comment, à 6 heures du matin, je me retrouve devant mon pc a taper une entrée ridicule sur mon blog, parce que on est toujours moins ridicule à plusieurs! (Enfin sauf que cette phrase n'est vrai que si les autres aussi sont ridicules... c'est pas grave, laissez tomber, je vais retourner me coucher.)