JE D'EGO, le blog personnel d'Arthur Milchior

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lundi, mars 6 2017

Explication de sketch - Privilège blanc

J'ai écrit un stand-up, j'en suis assez fier, et j'ai envie d'expliquer pourquoi. Bien sûr, le texte doit pouvoir être compris sans l'explication, et je pense que c'était le cas.

Avant de le jouer sur scène, j'ai présenté le texte à un-e ami-e engagé dans les luttes contres le racisme, histoire de vérifier un peu que je ne disais rien de problématique. Bien sûr, son approbation ne valide pas le texte, on peut tout à fait me signaler plus tard un truc qu'on a tous les deux pas vu. Mais ça évite des fautes les plus évidentes.

J'avais envie de tenter de parler de choses plus engagé qu'avant. Et puis, j'ai vu un humoriste se faire applaudir en disant «le racisme, c'est mal», et me disait que je devais pouvoir faire un peu plus constructif. Le problème que je vois avec sa phrase, c'est que tant qu'il ne définit pas ce qu'est le racisme, ce qui est mal, à peu près tout le monde va être d'accord. Il me semble que peu de gens se définissent ouvertement comme raciste, en particulier au milieu d'une foule d'inconnu qu'est le public d'un stand-upper. Donc, j'avais envie d'être un peu plus précis que ça...

Après, je n'avais pas non plus envie de dire ce qu'était de vivre le racisme, se serait juste absurde, et c'est un trope bien trop courant de voir un blanc avoir du succès pour répéter ce que des gens subissant les discriminations racistes ont dit. Donc je devais prendre l'angle de celui qui ne subit pas le racisme. Guy Bedos l'a déjà fait, en incarnant des personnages racistes et en montrant à quel point ils sont cons. Le problème étant que son personnage était indistinguable du raciste, au point que certains, parait-il, ont même cru que le texte était au premier degré... Je soupçonne que si ce ne sont pas les racistes qui se sentent insulté par ton texte anti-raciste, y a un truc qui a raté.

Dans les deux exemples donnés ci dessous, on peut voir une dichotomie très fortes entre racistes et non-racistes. De ce que je lis, cette dichotomie est un vrai problème. Parce que ça semble indiquer que seuls les gens racistes profitent du racisme. Qu'on ne peut pas dire à quelqu'un que ça lui a accordé des avantages sans qu'il entende qu'on le considère comme raciste. D'ailleurs, c'est pour ça que dans le sketch, je dis «moi» et pas «nous», pour éviter de brusquer. Et je trouvai potentiellement intéressant qu'une personne ne subissant pas le racisme dise publiquement qu'elle en profite, histoire d'entendre autre chose que ce que la majorité dit.

Sauf que, si je parlais réellement des avantages que j'ai, ça ne serait plus drôle, ce qui arrive à la famille Traoré, ou à Théo, me donne pas vraiment envie de rire. Et puis, je risquais de faire se refermer le public sur lui même, vu la violence du propos. Donc j'ai préféré prendre le choix de la location d'appartement. Je me disais qu'avec un peu de chance, même des gens qui disent «on est tous égaux, je ne profite pas du racisme, c'est vous qui êtes racistes de dire ça juste parce que je suis blanc» seraient d'accord avec cette première étape de raisonnement...

Le souci à parler de détails, de petites choses comme la recherche d'appartement, c'est que ça ne montre pas l'effet d'accumulation. Ni des plus gros actes marquant à vie. C'est pour ça que, sur la conclusion, quitte à ne pas être drôle, j'ai mentionné deux problèmes récents. Deux problèmes suffisamment médiatisés pour que je puisse supposer que le public ait la référence sans que je doive leur expliquer de quoi je parle... Mon malheur étant que le rapport entre le sketch est la conclusion n'est pas forcément évidente.

Sur la conclusion, je me serai senti hypocrite de juste redire les slogans. Quand je vois les vidéos de manifestations, ça me fait vraiment peur, donc je n'y vais pas. Et pourtant, c'est potentiellement plus utile de les dire là que sur une scène... Mais comme j'avais pas envie de pas en parler alors que, sur le thème que j'abordais, c'est des sujets bien plus marquant que ceux dont je parlais, j'avais envie de les dire sur scène. Finalement, après hésitation, j'ai choisi l’honnêteté, quitte à faire une prétérition.

Parlant d'hypocrisie, la seconde, que je vois et n'arrive pas à corriger. Un autre truc que j'avais envie de dire était «écouter les gens concernés». C'est pour ça que dans le commentaire sous la vidéo, j'ai demandé aux gens qui partagerait ma vidéo d'aussi partager des paroles de gens directement concernés, avec l'exemple de cases rebelles, un podcast très instructif. Donc j'ai placé le fait que c'est une personne directement concerné qui m'a dit que j'étais con. Mais je trouve la transition un peu forcée. D'autant qu'elle est fausse, j'ai pas mal lu des témoignages et textes de gens concerner. Mais dans le cas précis de cet exemple de privilège, j'ai pu en arriver à la conclusion sans qu'on m'en parle en particulier.

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J'ai eu quelques retours après la scène. Le premier retour, le plus cool, et c'est la première fois que ça m'arrivait, c'est qu'une autre stand-uppeuse, plus tard, a fait référence à mon passage pour parler de discrimination qu'elle avait subie. Ça semble montrer que ça lui parlait, que le propos était pertinent, et qu'il est assez bon pour qu'elle puisse s'y associer sans honte.

Après le spectacle, certains des retours étaient positifs, me disant que je devais repasser sur cette scène[1], et que c'est bien que des gens en parlent. Et puis, y a deux remarques qui m'ont un peu marquées. Davy Mourier, qui était dans la salle, est un humoriste/youtuber/... qui est très doué pour installer des mal-aise. Il m'a dit «bravo pour ton raciste». Ce qui est assez magnifique, parce qu'il y a plein de manière d'interpréter cette phrase. Et que, vu la personnalité de Davy, il est probable que cette phrase ne veuille rien dire, mais réussisse à me mettre le doute quand même.

Et puis, j'ai fait par de mes doutes à quelqu'un d'autre. Parce que je ne savais vraiment pas s'il n'y aurait pas une bêtise dans le texte. Il m'a dit que j'ai l'air tellement gentil, même si je disais (exemple de phrase cliché raciste), on verrait que je pense pas, ça passerait... Et en fait, c'est la phrase qui m'a le plus attristé de la soirée, parce que, SI c'est vrai, alors ce sketch ne sert à rien. Si ce sketch est indistinguable d'un sketch «pas raciste, mais» à la Michel Leeb, alors c'est que toutes les belles pensées que j'avais au dessus, c'est juste moi qui flatte mon égo. Il ne reste plus que quelques vannes sur Sardou ou la longueur d'un texte de loi.

Note

[1] Hélas, la liste d'attente fait que j'y serai pas avant juin, au minimum

dimanche, mai 19 2013

Un quart d'heure

Mardi, j'ai joué un quart heure au théâtre de la reine blanche, et j'ai voulu tester ma nouvelle caméra, ainsi que son micro. Je suis bien content du résultat

Pas de nouveauté pour ceux qui ont vu le one-man, c'est que des sketchs de l'année dernière. J'ai l'impression de réussir à plus prendre mon temps, avoir moins d'hésitation. J'irai même jusqu'à dire que j'étais plus à l'aise.

J'arrête les chemises et beau costume, maintenant, je met les t-shirts que je me suis personnalisés. (Bon, ça serait mieux si en plus je savais dessiner)

dimanche, juillet 22 2012

Le fantôme, Arthur et Ludovic


Lire la suite...

mercredi, avril 27 2011

Un sketch totalement irréaliste

Il vient de m'arrive une idée de sketch totalement irréaliste. Un truc qui ne peut pas arriver dans la vraie vie.

J'aurai probablement besoin de beaucoup de matériel, mais bien fait ça pourrait être marrant.

Il s'agirait d'un sketch où je rangerai mon désordre !

lundi, avril 4 2011

Durée théorique et pratique du spectacle

Le spectacle dur en théorie une heure 50.

Je me suis chronométré en récitant mon texte afin d'avoir une idée du temps que ça prenait, sketch par sketch. Et puis ça aide aussi le régisseur de savoir entre deux coupure de lumière s'il doit attendre 45 secondes ou 20 minutes.

Après, forcément, en pratique, tout ne se passe pas comme en répét. Par exemple, sur scène, il faut rajouter le temps que passe le public à rire, puisque je ne peux pas parler quand les gens rient.

J'ai mesuré le spectacle joué à Ker-Lann, il a duré une heure 35[1]...

Note

[1] Je vous laisse conclure comme vous voulez

mardi, janvier 11 2011

Le même homme

Comme je l'ai déjà dit 2 fois, je n'aime pas le sketch intitulé "Le même homme", celui à propos de l'homosexualité. Je pense qu'il me sera utile d'indiquer ce que je me reproche.

Tout d'abord, pour répondre au créateur fou, je ne suis pas soudainement devenu homophobe. Je le suis depuis plus d'un an et c'est pas moi qui le dit, c'était une personne de chez AIDES[1] à qui j'ai refusé de faire un don. Mais ce n'est pas le sujet.

La première question est: à qui est-ce que je m'adresse. Comme je ne choisis pas mon publique il faut s'adresser majoritairement

  • aux hétéros, qui n'ont pas forcément réfléchis aux questions gays pour la plupart,
  • aux homos qui savent qu'ils sont homos - qui n'ont pas forcément beaucoup réfléchi non plus -,
  • à ceux qui ont réfléchis sur les questions d'identité de genre et de sexualité, qui est le publique qui exigerait le plus de moi car ils seraient capable de relever mes erreurs (je ne crois pas avoir encore eu ce type de personne comme spectateurs, et je le regrette)
  • et enfin les homos qui ne s'assument pas, c'est ceux qui me font le plus peur car j'aimerai que ce sketch puissent les aider, comme peuvent les aider Fur-Piled ou les chansons de Nicolas Bacchus... Mais c'est dur et pour le moment, c'est raté !



Faire un sketch engagé, ça nécessite de savoir quel idée défendre exactement, et il faudrait déjà que je sois certain de mes idée. En tant que mathématicien, j'ai du mal, car j'ai souvent l'impression que la grande famille des queers proposent des idées complètement contradictoire. Par exemple, comment concilier, d'une part:

  • l'égalité totale des sexes et défendre que le genre d'une personne n'a AUCUNE raison d'influer sur la vie de quelqu'un à part pour les raisons biologiques
  • Que les gens veulent que la société les reconnaissent comme étant d'un genre qui n'est pas naturellement le leur.

Bien sur, en premier lieu, il y a le mariage homosexuel; et tout ce que ça implique au niveau de l'adoption, de l'immigration, des impôts, de l'héritage, des droits familiaux... Là, je crois qu'un sketch peut-être un bon moyen pour faire comprendre les problèmes que nous avons.



Pour l'immigration, je disais à propos du problème qu'on les gens pacsés pour rester en France: "Déjà qu'ils sont étranger, si en plus ils sont homo, il ne faut pas exagérer! Ils le font exprès ou quoi ?"



Et plus tard je me suis rendu compte que réduire le problème de l'immigration à celui de l'immigration des homos, c'est dégueulasse. Il y a de sérieux problème avec l'immigration dans ce pays [2] et il serait extrêmement égoïste de réclamer un droit réservé uniquement à nos amoureux.



Pour l'adoption, il faut distinguer entre ceux qui adoptent l'enfant de leur partenaire, et les couples qui adoptent un enfant d'une tierce personne; deux problèmes totalement différents qui sont trop souvent mis dans le même panier. Mais comme l'intérêt de l'enfant prime dans l'adoption, je pense que faire un sketch qui parle des homos qui veulent adopter ne servirait à rien; il faudrait plutôt faire un sketch du point de vu de l'enfant - ce que je ne me sens pas capable de faire car je ne connais pas d'enfant de couple homo et que je ne sais pas du tout quels sont leurs spécificités.



Pour l'impôt et l'héritage, ça a de nouveau changé récemment, et c'est probablement le point le plus simple à défendre, l'égalité pécuniaire. Etiquement, il n'y a pas grand monde qui admettra qu'ils se marient pour l'argent.




Ensuite, dans un tel sketch, j'aimerai combattre les clichés.

Par exemple: homo=folle, que j'attaque avec "des gens pensent que tous les gays sont efféminés, c'est faux. Je dirai même plus, dans chaque gay, il y a un homme ! On est pas fondamentalement différent" etc. Mais je réalise que la partie du sketch où je joue une folle est beaucoup trop longue; j'aurai peur que ça ne mette mal à l'aise des gens et que ceux qui regardent une minute sur youtube (ce qui est déjà beaucoup) pensent: encore un autre qui se croit drôle avec ce cliché !



Attention, entendons-nous bien, ça ne me dérange pas de mettre des homophobes mal à l'aise[3]. C'est le contraire, beaucoup de gays rejettent les folles car elles donnent une "mauvaise image" de nous autres les gays, à tel point que certains gays se croient obligé de préciser être "hors milieu" ou encore que ça ne se "voit pas". Ce qui est particulièrement problématique pour tout ceux qui n'osent pas s'assumer comme gay, que ce soit car ils savent qui ne ressemblent pas aux folles, ou parce qu'ils ont peur de "devenir folle" et donc ridicule[4]. Et c'est pour eux que je pense qu'il est important de dire que gay n'est pas égale à folle.



Bon, si c'était la seule chose à dire sur les folles, ça irait encore, sauf que, des gays efféminés, il y en a, et je n'ai aucune envie de dire du mal d'eux. Historiquement, c'est les premiers à s'être publiquement assumés et à avoir permis l'avancé de nos droits[5] et si certains ont l'impression que c'est leur vraie nature, je n'ai aucune raison de ne pas respecter ce choix. Pourvu qu'eux même respectent le fait qu'on puisse être gay sans être folle, et ne pas prétendre, comme certains, qu'on ne s'assume pas vraiment si on ne vit pas comme eux.



Sur ce point là, je pense que la réponse est simplement de "montrer" des homos, sans particulièrement appuyer sur l'homosexualité. C'est déjà ce que j'essaye de faire dans la vie de tous les jours, mes proches me savent gay, mais je ne crois pas tomber dans quelques clichés gay que ce soit. Et c'est ce que font depuis quelques temps déjà les Lascars Gay, un duo d'humoristes, animateur du fieald. Ils ont des personnages qui sont un couple de gays, ils nous montrent ces personnages évoluer, on voit qu'ils sont homo, mais c'est rarement le sujet même de leurs sketchs. Ou on peut aussi suivre la route d'Océane Rose-Marie, aussi connue sous le nom de la lesbienne invisible, et choisir de faire un stand-up où on raconte la vraie vie des gays, en dépassant les clichés.


Il y a aussi plein d'autres discriminations à mettre en avant, le don du sang par exemple. D'ailleurs j'en parle... mais j'en parle mal! Au lieu de parler de l'origine de la discrimination, qui implique que les homos ont tous des sexualité à risques - alors même qu'on trouve aussi des couples stables homos - je parle d'anecdotes liés à la façon dont les questions sont posé au Québec. Certes, l'anecdote est drôle; d'ailleurs je crois qu'elle a fait rire, mais elle évite totalement de traiter du vrai sujet.



Il y a l'organisation hétérocentrée de beaucoup de chose, les toilettes publiques sont l'exemple canonique, mais vous comprendrez que j'ai préféré parlez des vestiaires, c'est un peu moins sale.



On peut aussi parler de l'art. Il y a deux points qu'il faut mettre en avant. Le premier c'est la très faible quantité d'œuvres d'arts avec des homos dans les grands média[6], d'ailleurs même les artistes ouvertement homosexuels tels que Dave et Roch Voisine, chantent toujours l'amour des femmes[7] et parmi les rares chanteurs qui parlent d'homosexualité, c'est trop souvent à la troisième personne, donc ça devient beaucoup plus dur de s'identifier. Adam & Yves de Zazie, Petit Pédé de Renaud, Un Homme ou Une Femme d'Axel Red, La Différence, de Lara Fabian, ou encore Les Deux Hommes de Lynda Lemay, qui nous habitue plutôt à chanter à la première personnes les histoires dures qui ne sont pas les siennes[8]. La palme de l'hypocrisie revenant selon moi à Patrick Bruel qui a transformé Mon Amant de Saint-Jean en Son Amant de Saint-Jean pour être bien sur qu'on ne le prenne pas pour un homo. Bien sur, on peut trouver des exceptions, Comme ils disent, d'Aznavour, Léopold des Cowboys Fringants et Entre Elle et Moi, duo de Véronique Sanson et Catherine Lara, Mon Petit Mec et Moi des Wriggles et aussi Le Privilège, magnifique chanson de Didier Barbelivien[9] du répertoire de Michel Sardou. Mais ça reste trop rare.


Le deuxième point à évoquer, c'est la faible quantité général des œuvres gays; encore que des associations et des petites maisons se spécialisent sur ce sujet de niche. Mais même en allant chercher parmi les chanteurs moins populaires, il y a encore peu de chansons et beaucoup de sujets importants non abordés. En plus, les chansons de chanteurs peu connu, forcément, c'est plus dur d'en rire dans un spectacle, si je cite À quoi ça tient de Romain Didier, Nicole et Nicolas d'Allain Leprest ou encore toutes les chansons gays de Nicolas Bacchus, la majorité du publique ne connaitra pas.



Je fais une digression sur la chanson car il y en a beaucoup à la télé, à la radio, dans les soirées, etc... Mais la même remarque peut s'appliquer aux romans(en particuliers aux romans d'amour type Arlequin), aux bandes dessinées, dessins animés, etc. Par exemple, dans Sailor Moon, dessins animé japonais passé au club Dorothée avec des héroïne qui sauvent le monde et ont des tenus "sexy". Il y avait un couple gay, et 2 sailors étaient lesbienne; ça a été censuré[10]. Certes, je parle de bêtise, la chanson d'amour est le genre le plus stupide, le roman Arlequin n'a aucune qualité littéraire, etc... Mais ça reste quelque chose qui a été très présents dans la vie d'énormément de gens, et ça ne peut pas n'avoir eu aucune influence !




Enfin il faut parler de la vie courante. Et là c'est très insidieux car c'est parfois tellement intériorisé qu'on ne s'en rend pas compte, et quand on s'en rend compte c'est encore plus dur à expliquer aux hétéros qui pensent qu'on monte des riens en épingle - car il est vrai que ce n'est qu'une somme de petit rien, qui au final font beaucoup.



Un exemple dont j'ai beaucoup discuté récemment, c'est les cours de Rock donné dans mon école, ou forcément, les professeurs supposent qu'on veut danser avec un individus de sexe opposé. Savoir ce qu'on doit faire à ce moment là n'est pas du tout évident. Je vous préviens, mon questionnement à ce sujet est très long.



Par exemples les gens supposent toujours qu'on est hétéro et le montrent sans s'en rendent compte, par exemple en se croyant gentil et en demandant "tu as une petite amie ?" sans rajouter "ou un petit ami ?". Et souvent, ils croient que, sous prétexte qu'on ne cache pas qu'on est un peu différent, ils ont le droit de nous poser des questions sur ce sujet. En dehors des questions sur la sexualité, que je compte épargner aux lecteurs et aux spectateurs, il y en a 3 qui reviennent tout le temps:

  • "Tes parents sont au courant"

Je n'ai jamais compris Pourquoi tant de monde me demande s'ils le savent

  • "Pourquoi tu es gay ?"

C'est une grande question qui en général ne possède pas de réponse. Je m'en moque en la reformulant en une question similaire (qu'on m'a vraiment posé): "qu'est-ce que ça a de plus", puis en répondant à la question "pourquoi" avec des réponses fausses mais qui ont le mérite d'être drôle.

  • "Comment tu as su que tu étais gay ?"

La réponse la plus simple, c'est de signaler que ça deviendrait ridicule en disant "Comment tu as su que tu étais hétéro ?". Sauf que l'argument est fallacieux, comme on suppose toujours que les gens sont hétéros, ils sont très peu à se demander s'ils le sont ou pas, alors qu'il est très rare que les homos le savent depuis toujours qu'ils sont homo, donc le processus n'est pas trivial et peut effectivement être intéressant à raconter...

Et en plus ça passe totalement à coté d'un autre sujet important, mais autrement plus complexe, la sexualité n'est pas binaire. Il y a les bisexuels, ça c'est encore simple, il y a les pansexuels[11], il y a les questions de physique, de mental. Est-ce qu'on est "sensé" être attiré par les trans mâle vers femelle, femelle vers mâle, les garçons manqués, les efféminés... ? L'absurdité de la question est contenu dans le mot "sensé" appliqué aux désirs et à l'amour, pourtant le mot "gays" est réducteur et est supposé contenir les réponses à ces questions.



Tout cela vient bien sur du fait qu'il y a moins d'homos que d'hétéros, ce qui créé aussi une difficulté pour ce trouver un petit ami, je ne peux pas faire l'impasse sur ce sujet. Mais comme il est parfois dur pour les hétéro de se trouver une copine, je pense que, finalement, on est assez égal dessus. C'est le passage le plus simple du sketch, le plus bon enfant, et je l'aime bien !

Voilà tout ce que je voulais faire; sans pour autant que ce sketch apparaisse lourd et trop "engagé"(ce qui est aussi raté, des personnes qui ne sont pas homophobes me l'ont reprochés), et vous pouvez voir que j'en suis loin ! Voilà pourquoi, je N'aime PAS Le Même Homme !

Notes

[1] Association pour laquelle j'ai un grand respect par ailleurs

[2] Phrase magnifique, car les xénophobe comprendront que le problème c'est qu'il y a trop d'immigré, et les xénophile penseront que les comportement de l'administration est trop xénophobe.

[3] Mais, au contraire, je les conforte dans leurs clichés

[4] Et j'espère qu'aucune personne qui se qualifie de "folle" qui me lira ne prendra ceci pour une insulte, j'espère qu'ils sont conscient que, du point de vu de beaucoup de gens, c'est effectivement ridicule.

[5] Même si la folle d'aujourd'hui n'est pour rien dans les avancées d'hier.

[6] bien sûr beaucoup de personnes publiques sont ouvertement gays, on entends assez souvent qu'il y en a de plus en plus à la télé (ça veut juste dire qu'ils ne se cachent plus), mais je parle de la quantité d'œuvre, pas de personne

[7] Je conseille ''ces chanteurs qui n'aiment pas les femmes'' à ce sujet

[8] Edit: il suffit que je dise ça, et elle sort "Marie", une chanson d'amour lesbienne, sur son dernier album: blessée.

[9] Ça fait très bizarre d'écrire cette phrase

[10] pour faire sa pub et se rattraper, Dorothée aurait signé pour dire qu'elle était pour l'adoption par les homos, mais maintenant qu'elle n'est plus médiatique, c'est un peu tard

[11] je ne suis pas bien sur de connaitre la différence

samedi, décembre 11 2010

Projet de sketch

Je ne vous ferai faire de billet sur la prétérition.

Et je pense que, à la manière de Borges, comme je suis décidément incapable d'écrire les sketchs que je voudrai faire, je vais un sketch qui raconte les sketch que j'aimerai écrire.

En fait, c'est bête, mais comme en général j'ai réussi à faire des sketch ou je faisais rire les gens, maintenant, dès que j'écris, je trouve ce que je fais mauvais et je n'ose rien écrire de peur de n'être pas au niveau de JE d'EGO.

dimanche, septembre 5 2010

Vidéo au St-Ciboire



Malheureusement il manque la fin, pour cause de carte mémoire en mauvais état. (Enfin, de carte mémoire de 256 MO acheté quand c'était le maximum qui existait à la fnac !)

mardi, mai 26 2009

Combien faut il d'homme politique pour changer une ampoule

L'avantage des blagues simple, c'est qu'on peut les tourner à l'infini, par exemple, les « Combien faut il de ... ceci pour changer une ampoule ».

Disons: savez vous combien il faut d'étudiant pour changer une ampoule?
J'ai jusqu'à quand pour rendre ma réponse? Est-ce que c'est à l'examen? [1].

Autre questions: Combien faut-il de professeur d'universités pour changer une ampoule?
Referez vous à votre livre de cours.

Et, comme vous pouviez vous-y attendez par le titre du billet: combien faut-il d'homme politique pour changer une ampoule? Ou plus exactement:

Monsieur le ministre, cela fait presque deux semaines que il n'y a plus d'ampoule, et vous aviez promis dès le premier jours de la changer, pourquoi n'est-ce toujours pas fait, auriez-vous donc besoin d'être aider pour une telle tache?

Cette lenteur est honteuse est jette un sombre voile sur le pays entier !

Ce à quoi un homme politique répondra:

Écoutez ! Je suis très heureux que vous me posiez cette question, d'ailleurs je l'attendais. J'ai déjà quelques chiffres concernant votre travail, et quelque soit le sens où vous les prenez, le résultat sera le même, si vous voyez ce que je veux dire. J'espère que nous pourrons travailler ensemble, et dans un grand mouvement, réunissant nos partie, que nous puissions aller de l'avant, afin de pouvoir mieux profiter du temps qu'il nous reste à passer et de jouir du moment présent.

Remarquez, ce n'était pas dur, c'est en gros la réponse que fera un politique à n'importe quel question.

Si vous ne me croyez pas, je vous donne un autre exemple. Imaginez que ce même homme politique se fasse accoster par une jeune fille du coté de Pigalle ou du bois de Boulogne à Paris, ou de Ste-Catherine pour les Montréalais.

-Tu viens, chéri !

-Écoutez ! Je suis très heureux que vous me posiez cette question, d'ailleurs je l'attendais. J'ai déjà quelques chiffres concernant votre travail, et quelque soit le sens où vous les prenez, le résultat sera le même, si vous voyez ce que je veux dire. J'espère que nous pourrons travailler ensemble, et dans un grand mouvement, réunissant nos partie, que nous puissions aller de l'avant, afin de pouvoir mieux profiter du temps qu'il nous reste à passer et de jouir du moment présent.

Note

[1] Bien sur, je parle d'étudiant d'université, pas de l'école où je suis actuellement. Quand j'étais à l'Université de Montréal, je précisais même qu'il s'agissait d'étudiant de l'université Française. Et quand j'étais à Paris 6... non là je disais rien, au moins on était pas hypocrite!

samedi, mai 23 2009

Lettre de la voisine cinglée

Ce blog avait été ouvert avec la Lettre de la voisine cinglée. La retranscription étant parcellaire et moche, je vous met ici la copie de la lettre de ma voisine en pdf. A toute fin utile.

Arthur Rainbow qui découvre les joie du LaTeX.

mercredi, mai 20 2009

Un truc fou

Pendant que j'y pense, il faut que je vous raconte, il y a eu un truc fou tout à l’heure. J’étais dans la rue.
Bon, ça, tout seul, ce n’est pas spécialement marrant, je vous l’accorde. Mais surtout, j’ai vu un fou, mais un fou !
Il était dans la rue, et il parlait à des objets.
Il parlait à un objet ! Un petit truc électronique de rien du tout.
Mais ce qui est impressionnant, c'était de voir la symbiose entre l'objet et l'homme. Ils étaient pareils en tout points. je m'explique:

Dès que j'ai vu le type, j’ai compris qu’il était aussi allumé que l’objet !
Il l'a ouvert, cassé en deux. Comme quoi il n’était pas le seul à être fêlé !

Puis il s’est mis à taper sur l’objet. Ce qui prouve qu’il est marteau !
Ensuite il l’a secoué violemment, "Tu vas marcher, tu vas marcher ?"
Il est frappé!
Oui, je sais, j'ai dit qu'il est marteau et maintenant je dis qu'il est frappé. Ça prouve bien qu'il y a un problème quelque part, non?

C’est un type, je l’ai déjà vu dans la rue... A mon avis il suffirait qu’il se donne un coup de ceinture pour aller mieux... Seulement, en français, recevoir un coup de ceinture se dit, « être cinglé ». Alors, est-ce que s’il était cinglé, il le serait moins ? On peut se poser la question.

Et, vous avez vu qu’il s’est remis à faire froid. Et bien il lui a dit d’aller "à l’eau".
Je suppose qu’il ne voulait pas rester le seul à être givré !

D’ailleurs vu toutes ces ressemblance entre l’homme et l’objet, je pense que l’objet ne devait pas lui appartenir. Il devait être piqué lui aussi.

Il lui a demandé « comment tu vas ». Alors que ce n’est qu’un objet ! Il ne va nul part- sauf par la poste - et pourtant, si l'un des deux était timbré, je vous assure que ce n’était pas l’objet !

Bon, là, je fais un saut dans l'histoire… et je ne parle pas du type en disant ça[1],

Mais, ce qui m’a fait comprendre qu’il était sonné. Ce qui m’a mis la puce à l’oreille. (La puce de la carte sim bien sur) C’est quand son téléphone a sonné et a fait DIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINGUUUUE.

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Ceci était un sketch qui s'appelait Un truc fou, il a été écrit à l'aide d'un dictionnaire des synonyme en une soirée. La blague principale était "il parle à un objet... bizzare hein? Enfin non vu que c'est un téléphone". Le but du jeu pour moi était de placer plein de jeux de mots.

J'ai fait un dernier essai vendredi, il n'a pas fait rire. D'ailleurs, il n'a jamais fait rire.

Il est temps que j'applique ce que j'ai appris en interface personne-machine, à Montréal, même si je voudrais le croire, ce n'est pas l'utilisateur-public qui ne comprend pas, c'est le programme-sketch qui est mal foutu. Alors je l'abandonne. (Par contre, je pense qu'à l'écrit, il peut être sympa à lire, donc je vous le poste)

Mesdames, messieurs, par ce billet, vous venez de voir mon premier abandon définitif d'un de mes textes.

Par ailleurs, j'avais aussi essayer de réciter et si, devant l'échec critique auquel je m'attendais, je tire les conséquence et assume l'entière responsabilité de la platitude du texte, en le retirant définitivement du one-man-show.

Arthur Rainbow,
qui n'a pas écris depuis 2 ans, aimerait savoir comment faire.

Note

[1] C'est sur qu'à l'orale, sot/saut, ça passe mieux... l'homonymie s'entend bien.

La tour

Vu qu'il semble que je déçoive au moins une personne en ne mettant pas de nouvelle vidéo, je vais vous repasser un ancien enregistrement qui ne se trouve pas sur ce blog:

La fin manque, parce que la mémoire de mon appareil de l'époque durait 11 minute pour la vidéo, et que le sketch était plus long. (Ça ne se voit pas, car j'ai supprimé toutes les privates jokes, en particulier les jeux de mots sur les noms propres, ce qui ne fera rire que ceux qui ont été élève en même temps que moi dans cette école.) Le pire étant que, en réécoutant aujourd'hui, je me rend compte que je parle très très vite. Fort heureusement, aujourd'hui, ce défaut est en parti corriger. Il faut dire que j'ai plus confiance en moi.

C'était joué durant "la journée de l'amitié", devant la direction de l'école et des parents d'élèves.

Si vous y tenez, vous pouvez le téléchargez ici.

EDIT:
Vous pouvez aussi voir la vidéo sur youtube, néanmoins je le déconseille. L'image est mauvaise à cause de l'éclairage, et d'une caméraman très amateur. De plus, je ne bouge pas sur ce texte, et vous aurez le texte entier avec les privates jokes.

vendredi, avril 24 2009

Introduction de chansonnier

Je me pose une question et accepterait volontiers de l'aide. J'ai rêvé d'une introduction à un spectacle de chansonnier. Je doute que ce texte soit de moi, mais je n'arrive pas à retrouver l'auteur. Il n'est pas impossible que ce soit un mélange de N. Bacchus et de M. Sarcloret, mais ça ne me rappelle rien de précis. . Si vous reconnaissez, merci de me le dire, sinon merci de m'indiquer ce que vous en pensez.

De toute façon, ce texte ne sera pas pour moi, je ne chante pas.

Comment on commence déjà?

Ah oui « Bonsoir, mesdames et messieurs », c'est comme ça qu'il faut commencer:

« Bonsoir! »

Bienvenu dans un spectacle de chanson française de qualité. De qualité et gratuit qui plus est. Un spectacle gratuit, ça veut souvent dire dans la rue ou dans un bar, car dans le théâtre, il y a la copine, l'ami d'ami, ou le fils du patron qu'il faut payer 15 euros pour aller voir parce que il n'y a pas le choix.

Alors, gratuit, pas tout à fait, et si Michel Fugain peut vivre d'amour et d'eau fraiche, moi j'ai aussi besoin de nourriture, et de me payer des machins et des zinzins.

Et oui, car c'est pas parce qu'un chanteur n'est pas connu des télé qu'on ne peut pas le citer.

Sauf en justice, par ce que ça rapporterait rien.

Donc si vous trouvez que ça vaut quelque chose, vous pouvez toujours me laissez vos fond de culottes. Vos fonds de poche pardon. C'est déjà toujours mieux que si c'était moins bien.

Et oui, car c'est pas parce qu'une chanson est stupide qu'on peut pas la citer si elle fait un succès, faut bien faire venir le public.

Alors je vous explique le mode d'emploi du spectacle, je montre quelqu'un du doigt, on rigole, et surtout on se dit que ce n'est pas soit qui était montré du doigt, mais le voisin, ou la veille tante acariâtre, ou encore ce messieurs au gros cul et aux petites lunettes, vous savez, le mari du copain ou de la copine, je ne sais plus.

Ouais, pourquoi ne pas se moquer du mari du copain? Après tout, aujourd'hui, c'est pas parce qu'on est entre homo qu'on doit se soutenir, manquerait plus que ça.

Et puis si vous écoutez nos détracteurs, c'est pas la peine, Non seulement on a déjà tout ce qu'on pourrait vouloir, mais on en veut encore plus.

Vouloir plus... c'est vrai que sinon, les gens ont l'habitude de se contenter de ce qu'ils ont, et la recherche de... profits... est très mal vu de nos jours.