JE D'EGO, le blog personnel d'Arthur Milchior

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Scène › sketch et one man show

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lundi, juillet 17 2017

Comment écrire un sketch à la manière d'Arthur Milchior

Je ne vois pas trop pourquoi tu voudrais écrire un sketch à ma manière. Mais enfin, je te donne le schéma que j'utilise en ce moment. Parce que tout mes (3) sketchs finalisé, ainsi que ceux que je prévois de faire, sont basé sur le même schéma. Ce qui en soit ne me dérange pas, tous les sonnets ont le même schéma, ça n'empêche pas le style d'avoir eu du succès.

Introduction

D'abord, décider comment on se tient pendant le jingle/les applaudissements. C'est le premier contact avec le public qui ne me connait pas. Ça peut être, grave, sérieux, pour dire que ça va être un sujet important. Ça peut être scruter tout le public du regard, afin de signaler qu'on veut se connecter à lui...

En quelques phrases courtes, faire savoir ce dont on va parler. À ce moment là, on n'a pas encore vraiment établi de communication avec le public. On doit attirer leur attention pour qu'ils acceptent d'écouter. L'idéal, c'est à la fois de choquer, et de faire savoir qu'on sait que ça choque. Le choc garde l'attention, et dire que l'on saît que le choc existe évite d'installer de la distance.

Conclusion

Il semblerait que la règle soit de s'arrêter sur un éclat de rire. Je trouve ça triste, parce que je ne verrai jamais certains spectacles en entiers. Quand on arrive à une minute de la fin, si le public éclate de rire, l'humoriste s'arrête et salue. En effet, la dernière phrase du texte est certainement drôle, mais elle l'est peut-être moins que celle qui vient de déclencher cet énorme rire.

Comme je prétend avoir des idées, des informations, que j'ai envie de passer, je fais autrement. Je pense que, si le reste du sketch était bien, je peux me permettre de tenir l'attention du public une demi minute sans les faire rire. Essayer de passer une idée peu courante, enseigner un petit truc. Finir en disant que, finalement, ce sujet, c'est sérieux. On peut en rire, mais on peut aussi l'approcher de face, sans considérer qu'il ait quoi que ce soit de particulier. J'en veux pour preuve que, souvent, des spectateur/trice-s viennent me parler du sujet de mon sketch après. Soit ramener mon sujet à une expérience qui leur est personnelle. Soit me dire que c'est bien de parler de tel sujet. Quelque part, je trouve ça plus cool que quand on me demande si j'ai un spectacle, si on peut me voir quelque part. Parce que j'aime bien l'idée que le contenu passe avant ma personne.

Corps du texte

Ça, forcément, c'est le plus dur. Parce que la conclusion, il suffit d'avoir écrit son idée. L'introduction, c'est une phrase. C'est dur à trouver, mais c'est la base du métier d'humoriste. Le corps, il faut sélectioner parmi toutes les idées, faire un plan, et un tout cohérent. J'ai encore beaucoup de mal avec ça.

Mon but, plus précisément, c'est d'aller du début à la conclusion. À la fin de l'introduction, normalement, ils sont choqués. Ils sont sorti de leur habitude et ne savent pas ce qu'il y aura ensuite. Mon but après est de défaire ce choc, de garder le même sujet, mais en lui donnant l’apparence d'un sujet classique, d'un sujet dont on peut parler dans la vie de tous les jours. Simplement, le choc a attiré l'attention des spectateurs. La vie de tous les jours est moins captivante. Donc il faut que le cheminement de pensée soit assez rapide pour qu'ils n'aient pas le temps de s'ennuyer sur cette pseudo-vie-de-tout-les-jours. Il faut faire rire régulièrement, ou au moins les décontenancer. C'est à dire, rester dans la vie de tous les jours, et de temps en temps, faire un petit pas de côté pour dire: «ça ressemble à la vie de tous les jours, mais pas tout à fait, vous pouvez encore être surpris».

Ce dernier point, c'est clairement celui que j'ai le plus de mal à respecter pour l'instant.

Et le spectacle ?

Je ne sais pas comment je ferai quand j'aurai 50 minutes de sketchs. Car 10 sketchs de 5 minutes, 10 thèmes différents, ça fait énumération. Et de toute façon, je ne peux pas faire 10 introductions. Mais bon, ce problème, j'y réfléchirai plus tard.

lundi, novembre 7 2016

Première fois

Lundi 31 octobre, le jour d'Hallowen, j'ai joué à Première fois. Le plateau de Yacine - le meilleur stand-upper de France selon moi et selon quelques geeks de stand-up - et de Mim. Plateau qui a trois particularités: -Les gens ne doivent y faire que des choses qu'ils n'ont jamais faites en public. -Ils programment souvent des gens déjà connus, et parfois ils viennent juste comme spectateurs[1]. -Et surtout que les deux organisateurs sont gentils et mettent une ambiance extraordinaire pour les artistes qui y passent.

C'est la 2ème fois que je suis passé à 1ère fois. J'avais cru avoir passé la caméra a un de mes copains, mais elle était dans ma poche avec moi. Donc pas de captation image. Peut-être une au son viendra. En plus, j'ai paniqué car j'ai un thermos de thé, et que je m'en suis renversé dessus quelques minutes avant mon passage. Et que je n'avais aucune envie que le public pense que je me suis pissé dessus avant de monter sur scène.


J'étais très paniqué parce que, sur une idée de Fibre Tigre, j'avais décidé de parler de mathématique. Et que ce n'est pas un sujet qu'on suppose porteur de foule. Plus précisément, j'ai parlé de la passion des mathématiques et de ce qui me pousse à être mathématicien[2].

Et là, j'ai envie de parler du processus créatif de ce texte.

Par rapport à l'époque de Je d'égo, de mon one man show, j'ai décidé de ne parler QUE de la vérité. Et c'est compliqué par ce que, sans arrêt, des idées de blagues et de vannes venaient. Et chaque fois que j'écrivais, j'avais envie de tester quelque chose pour avoir un rire. Par exemple, une vieille vanne posté sur twitter/facebook, mais jamais tenté sur scène:

Quand je fais des maths, j'ai toujours envie d'écrire. Quand j'écris, j'ai toujours envie de faire des maths. Quand je fais la vaisselle, j'ai toujours envie de faire autre chose.

En gros, cette vanne devait venir au début pour expliquer au public ce qu'un mathématicien fait devant eux. Ce qui ne semble pas évident et pourrait donc entraîner un rejet. Rejet que j'espère diminué si je parle de mon passé d'humoriste. Sauf que ce que dit cette vanne est faux: depuis l'écriture de cette vanne, j'ai déménagé dans un appartement avec un lave vaisselle. Et par ailleurs, j'avais déjà 2 ou 3 blagues sur le passage d'humoriste à matheux, et que même si elles sont toutes potentiellement drôles, je n'avais pas envie d'en faire une liste. Ce n'est, après tout, pas le fond du sujet. Ça n'a rien avoir avec la passion des maths à laquelle j'avais envie de venir progressivement.

Le vrai danger concernant l'introduction, c'était que je ne connais pas le public. C'est en majorité des non mathématicien-ne-s. J'ai l'impression que, par défaut, il est bien vu d'être ignorant des sciences en général et des math en particulier. Que je ne devais partir du principe que le public était réticent aux maths de base. Donc qu'il me fallait dire «je sais que vous êtes réticent, faites moi confiance quand même.» Sauf que je me dis que s'il y avait quelqu'un comme moi dans le public, j'aurai mal pris cette phrase. J'aurai eu l'impression d'être méprisé. J'ai mis longtemps pour vraiment réussir à formuler cette gène. Et ensuite à trouver le compromis: «S'il y a vraiment des gens qui ont peut des maths, dites vous que c'est Halloween.»

Un autre danger auquel j'ai fait face, c'est de recourir à une méthode que j'affectionnais beaucoup, celles des médecins de Molières: placer plein de termes techniques abscons. J'aurai pu donner le titre de ma thèse ou de mon dernier papier, même un matheux n'y aurait rien compris, puisqu'il faut quelques dizaines de secondes pour analyser un tel titre et comprendre de quoi ça parle.

De manière liée, j'aurai pu tenter de faire croire que ces sujets étaient évident et mépriser ceux qui les ignorent. Utilisant cette vieille pensée que savoir=intelligence. Et que si le public est ignorant d'un truc que je connais, je suis meilleur qu'eux. Ça, ça aurait pu être drôle, pour jouer sur le cliché classique du savant déconnecté du monde. Mais encore une fois, je me suis rendu compte que ça m'éloignait de mon but: partager la raison de ma passion des mathématiques.

Après le spectacle, un spectateur est venu me voir en me disant que je devrai faire plus dans le style Sheldon Cooper. Je m'en veux, si j'avais appliqué les principes de rationalistes que je connais, ou même de communication non violente, la question naturelle a poser aurait été: «comment savez vous que je devrai faire ça» ou encore : «quel but cela me permettrait-il d'atteindre.» À la place j'ai directement répondu que non, je voulais être plus honnête, et que sinon ça ne servait à rien de faire du stand-up. Peut-être ai-je donner cette réponse parce que je m'en veux encore d'avoir écouté trop de conseil par le passé. Peut-être parce que j'avais déjà réfléchi au fait que je voulais absolument éviter la caricature.


Tout ce que je dis plus haut m'a donné une grande découverte. En me lâchant, en donnant plus de moi même. En révélant quelques trucs personnels et sincère, j'ai eu plus de rire que ce que j'avais, parfois, sur d'autres scènes ouvertes et plateau où je recherchai le rire.

Ce n'est pas nouveau que j'obtienne des rires là où je n'en attend pas. Ou en tout cas là où je mettais une faible probabilité d'avoir un rire. Mais d'habitude il n'y a pas une telle quantité de rire qui me surprend. Je pense d'ailleurs que ma surprise a du être très visible à certains moment où j'ai du avoir l'air perdu sur scène. Vu que j'ai mis environ les deux tiers du texte avant d'être à l'aise sur scène.

La seule question qui me reste étant de savoir si un tel humour marcherait sur d'autres scènes ouvertes, à des endroit où il n'y a pas un Yacine pour faire un tel accueil et une telle gentillesse[3].

La grande différence, selon moi, c'est que si je le refais ailleurs, je devrai vraiment connaître le texte. Première fois et son obligation de texte neuf est l'excuse idéal pour avoir un trou et regarder son papier. Je suis même plutôt content, je me suis excusé en disant «désolé, j'ai pas bien appris le texte, j'ai procrastiné en faisant des maths.» Ce n'est pas totalement une improvisation, j'avais retiré ça du texte de base. Mais j'ai retrouvé ça quand j'ai eu le trou, et ça a fait rire.

La petite différence selon moi (oui, après la grande différence, il doit bien en avoir une petite), c'est que l'introduction sera changée. En effet, le premier humoriste de la soirée avait demandé «peut-on parler de tout sur scène.» Avant de tester la limite. J'ai donc expliqué que je voulais vérifier si on pouvait vraiment parler de tout, de sujet inhabituel en ce lieu, en parlant de mathématiques. Mais ceci n'est drôle que s'il s'agit de rebondir[4] sur les propos d'un autre.


Pour information, je repasserai en janvier à Première fois. Je pense déjà savoir de quoi je parlerai. Saches juste que si tu lis ce blog, tu as déjà du voir les idées que j'y défendrai. Je tenterai juste de les tourner de manière plus comique.

Notes

[1] et là je vais éviter le name dropping

[2] Je découvre des théorèmes et leurs preuves, j'ai un papier dans un journal de math. J'estime avoir autant plus le droit au titre de mathématicien qu'à celui d'informaticien.

[3] En particulier, il a dit après mon passage qu'il est fan de ce que je fais. Et comme j'ai dis plus haut, il est pour moi le meilleur stand-upper de France. Autant dire que j'étais en joie.

[4] Je suis content d'être encore capable de changer le texte pour rebondir. J'ai mis des années à oser faire ça, et j'avais peur de l'avoir perdu. Mais je suppose que c'est plus simple maintenant que j'assume de parler du monde réel.

dimanche, mars 9 2014

Le nom et l’œuvre.

Le nom et l’œuvre. Voici une réflexion qui me taraude depuis un moment. Sur laquelle ma position a beaucoup évolué, et où c'est probablement pas fini car je suis toujours mal à l'aise.

Je suis personnellement persuadé qu'une création, que ça soit un sketch, un roman, ou un article mathématique, existe en tant que tel. C'est une suite de lettre, avec des informations de mise en page/de mise en scène.

Ainsi, ça ne me gène absolument pas de lire du O. S. Card, même si je sais que l'auteur est activement militant pour des causes homophobes, car l’œuvre est vraiment captivante. Et si je continue à lire du Card, ce n'est pas que j'ai envie de soutenir cet homme, c'est que son nom sur un bouquin est l'indicateur d'une forte probabilité de tomber sur un bouquin passionnant.

En humour, comme en chanson aujourd'hui, l’interprète est souvent l'auteur, mais ce n'est pas une obligation. On a l'impression que seul Devos peut jouer professionnellement du Devos, mais j'y crois pas. Après tout, on peut se passer de Molière pour jouer du Molière, et Renaud n'est pas le seul à avoir chanté du Renaud. Je ne connais pas grand chose de l'homme que fut Devos en dehors de la scène, et ça ne m’intéresse pas tant que ça.

Il me semble que c'est aussi pour ça que je n'ai grosso modo jamais cherché à être anonyme. Même du temps où j'avais le pseudo "Arthur Rainbow", mon vrai nom était facile à trouver, puisque c'était mon email. Le one-man, les sketch, les idées ont de l'importance, moi non.

Et c'est un point qui m'a beaucoup gêné quand j'ai fait de la télévision, mais j'ai eu du mal à mettre le doigt dessus. Dans ma tête, j'y allais pour faire des sketchs, je n'aimais pas la conversation avant/après. Car pour faire bien à la télé, on me demandait d'être intéressant aussi en dehors du sketch. C'est probablement évident pour un habitué, pour moi ça ne l'était pas. D'ailleurs en tant que spectateur, j'étais gêné quand le jury cherchait à savoir qui était l'homme qui a joué le sketch au lieu de juste regarder le sketch.

Ceci dit, je suis aussi au courant qu'une partie non négligeable de la population a l'opinion inverse. Je voyais des gens accorder plus d'importance à l'homme qu'à l’œuvre avec l'ampleur qu'a pris l'appel au boycott de Card. Avec ceux qui m'ont posé des questions sur les coulisses de l'émission et pas parce qu'ils comptaient y passer ce qui aurait justifié la demande de renseignement. Avec le succès des journaux people aussi. Mais je commence seulement à réaliser que c'est aussi un avis partagé par des créateurs.

Certes, j'entendais dire que le nom est une marque, qu'il faut la soigner. Bref, des trucs de marketeux, pour vendre des bouquins qui nous donnent la conduite à tenir pour avoir du "succès". Tous le contraire de la culture hacker, autour de laquelle je tourne pas mal, qui dit qu'on ne se soucie pas de qui est la personne, pourvu qu'elle soit capable de faire quelque chose.

Un billet a un peu fait le tour des humoristes sur le web, qui prévoit une révolution dans le monde de l'humour pour 2014. Il y a tellement de spectacles, d'humoristes, que si un individu se déplace pour aller en voir un, au lieu de profiter d'une des innombrables œuvre à l'écran, il faut qu'il y ait une raison particulière. Et qu'en particulier pour l'humoriste, ça sera l'attachement qu'on a à l'homme sur scène.

Certes, il m'arrive de voir des humoristes juste parce que j'apprécie l'homme sur scène. Mais dans ce cas, c'est un copain, quelqu'un que je tutoies, et qui connaît mon nom. Ce n'est pas quelque chose de généralisable pour un spectacle qui marche.

Et pourtant, cette idée, d'aller voir quelqu'un parce qu'on apprécie, est totalement cohérente. L'humoriste n'est pas comme un chanteur, on ne peut pas aller voir quelqu'un pour réentendre "son" sketch comme on réécoute "sa" chanson. Et même si c'est un humoriste virtuose, rien ne garantit que le temps et l'argent que ça prendra d'aller le voir sera rentabilisé par un ressenti suffisamment bon. Un bon chroniqueur, un bon humoriste dans les plateau télé, ne tiendra peut être pas sur un spectacle entier car le spectacle n'apportera rien de plus que ses 12 derniers sketchs en ligne. Alors que si on voit une personne, cohérente, avec un propos, il y a plus de chance d'avoir un résultat qui vaut le coup d'être regardé, et même d'être revu. Cette question du personnage était, mais je l'ignorais, sous-jacente à mon billet Est-ce qu'un one-man-show est une suite de sketch ?


Là où ça me gène encore, et c'est une réflexion en cours, donc pas forcément très claire ni cohérente, c'est que ça implique qu'un humoriste n'aura qu'un unique personnage, qui passera pour lui même.

Raymond Devos a toujours joué Raymond Devos. Peut-être que le comédien était assez doué pour faire rire avec un autre style. Qu'il aurait pu faire un spectacle entier, drôle, à la manière d'Elie Kakou. Mais même s'il l'avait voulu, ça aurait été étrange.

Pour prendre un exemple plus récent et moins encensé, dans la comédie musicale "Le soldat rose", l'affiche ne créditait pas "Corinne et Gilles Benizio" mais "Shirley et Dino", et plus récemment, c'était Dino qui faisait son Crooner, pas Gilles. C'était des personnages qui jouait des personnages, et d'après ce que j'ai pu lire, il était très dur pour ces deux humains de faire accepter qu'ils étaient autre chose que leurs deux personnages.

Et cette contrainte m'attriste et me fait peur. Sur mon blog, je dis ce que je veux, peu de gens me lisent. Sur le web, je pourrai aussi essayer à créer un personnage depuis rien, comme Babor lelefan par exemple. (Je pense à lui, car j'ai écouté il y a quelque heure le podcast où il était invité par Fibre Tigre, qui était invité par Navo. C'est passionnant, et ça parle entre autre de cette question du nom. Où en l’occurrence du pseudonyme.)

Mais si je voulais reprendre le one-man, je sais maintenant que ça voudrait dire que je dois choisir une unique image, un unique style, qui évoluera petit à petit et qui se construira avec le temps. Et d'ailleurs, même si j'ai été capable de faire plusieurs types d'humours, pour avoir vu ce que ça donne chez de meilleurs humoristes, je sais que ce n'est pas une bonne idée. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai écris une pièce de théâtre, et que je retente l'expérience, la distinction entre moi et le personnage est plus toléré.


Pour conclure, je réalise que même en dehors de la scène, connaître l'auteur influence le ressenti face à l'oeuvre. Pour reprendre l'exemple de Card, en le lisant, je ne peux plus ignorer ce que je sais de lui. D'ailleurs je trouve que ça rajoute quelque chose à la lecture, j'ai tellement de peine pour le héros de Sonate sans accompagnement - j'ai pleuré pour ce musicien - que j'ai pris l'habitude de dire que Card est un homme que j'aime détester.

P.S. dans le prochain billet, je reviendrai sur de la science, j'ai un billet déjà commencé depuis un mois sur son intérêt pour le jeune chercheur que je suis. Un jour je vais bien réussir à le finir !

dimanche, mai 16 2010

Sketch inédit

Je viens de finir de rédiger un sketch[1] que je ne pense pas oser jouer sur scène[2], néanmoins si vous voulez le lire et me donner votre avis, il vous suffit de m'envoyer une mail vous l'aurez en retour[3].

Arthur, qui connait une personne qui sera contente que je ne dise pas certains truc même si je pense qu'ils peuvent faire rire.

Notes

[1] En tout cas sa première version

[2] A propos d'homosexualité, mais probablement trop intime et peut-être trop scabreux

[3] Enfin, je ne le passerai pas forcément à tout le monde, mais les connaissances qui viennent ici, pourquoi pas.

jeudi, avril 8 2010

Pharmacie québecoise

Ceux qui connaissent mon spectacle savent que je parle de Montréal, où j'ai vécu 8 mois, m'étonnant qu'on trouve de tout dans les pharmacie. De tout et n'importe où. Des chips à coté de produit amaigrissant au préservatif rangé au rayon œil et oreille.

Et bien, j'ai maintenant des photos pour prouver mes dires !

preso2 preso

mardi, janvier 19 2010

Voisine cinglé, ampoule et discours politique

Après plusieurs mois(2) d'attentes fébriles, voici enfin le premier extrait du spectacle enregistré le 25 novembre 2009 ! Tant qu'à faire j'ai privilégié une partie récente est inédite en vidéo.

mardi, décembre 29 2009

Feu mon assurance

J'avais un morceau de sketch qui trainait depuis ma terminale, ça fait donc presque 4 ans, et bien sachez que je viens enfin de finir un nouveau vieux sketch. Je n'ai qu'une hâte, pouvoir l'essayer sur scène !

Bon, il fait quoi, 3 ou 4 minutes, ce qui est une bonne taille pour un sketch, il est Devos-like, il est plein de jeu de mot et raconte une histoire, c'est donc le genre que je préfère.

J'espère que je vous ai bien mis l'eau à la bouche ! (Je pense l'enregistrer dans la catégorie "allo", il doit pouvoir passer au téléphone).

Arthur

vendredi, décembre 11 2009

Failmidable

Je viens enfin d'écouter le spectacle enregistrer le 25 novembre[1], et je me rend compte que j'ai dit, quand je suis à la guitare:

Hommage à Travia, des accords simples pour un reflet d'acide.

Au lieu de dire Des accords de bases pour un reflet d'acide.

Maintenant, j'ai enfin compris pourquoi cette blague n'a fait rire personne !

--

Arthur, qui a honte

Notes

[1] enregistrement audio récupéré mardi dernier

dimanche, novembre 29 2009

Compte-rendu

On m'a demandé comment s'est passé le spectacle. C'est l'avis du public qui compte et je suis donc le plus mal placé pour en parler. D'ailleurs, n'ayant eu à peu près que des copains ou connaissances dans la salle, personne allait me dire du mal, donc même si on me dit que c'était bien, ça pourrait être aussi vrai que faux (Alors que si on me dit que c'était mal, il y a peu de chance qu'on me mente[1].)

C'est un gros regret que j'ai, ça montre que j'ai très mal fait ma pub, puisque je n'ai en gros eu que des connaissances qui venaient, je n'ai pas réussi à faire venir d'autre élèves par exemple. Et une bonne partie avait déjà vu le spectacle.

Et puis, comme il n'y avait que des connaissances, je n'ai pas pu draguer un inconnu, ce qui aurait été plus drôle. Même si je pense que les deux garçons à qui j'ai demandé de sortir avec moi sont bien conscient que ce n'était qu'un sketch ! En tout cas, la conclusion reste la même, je me suis pris deux râteau en publique [2]!

J'étais sensé dire que ce n'est pas grave, et que pour un acteur la scène c'est comme l'amour, ce que j'avais écrit dans un billet récemment. Et je l'ai oublié. D'ailleurs, je m'en veux d'avoir oublié plein de passages, par exemple, expliquer comment mon ami s'est fait déchiré les fesses par l'enjoliveur de la voiture. (Ce qui fait que, automatiquement, des blagues que j'ai fait après à ce sujet sont totalement tombé à l'eau)

J'ai aussi réussi à oublier de demander une prise pour brancher l'iphone ou l'ordinateur, donc je me suis passé d'extraits de chansons dont je me moquais, mais c'est pas la fin du monde, vu que j'ai pu les chanter, et je pense que ce n'était pas trop horrible. Par contre, c'est ridicule d'avoir oublié la sonnerie de téléphone[3]. Enfin, dans "le même homme", j'ai oublié de parler de mon ex. Ce qui est impressionnant, c'est que durant TOUTES les représentation où j'ai joué le même homme, j'ai TOUJOURS oublié de dire cette partie du texte, que je n'oublie pourtant jamais quand je répète.

Parlant de régie, j'ai oublié d'éteindre les "veilleuse" ce qui fait que, même une fois les projecteurs éteint, on me voyait encore. Et concernant la lumière, je ne sais pas trop ce qui a bien pu passer par la tête de Subbak [4], vu qu'il a parfois allumé bien avant le texte que j'indiquai ! (Mais ça a la limite, ce n'est pas grave, d'ailleurs je me moquai de lui à cause de ça dès le début du spectacle)

J'ai réussi à oublier de prendre une bonne partie des papiers qui sont resté dans les coulisses, j'ai donc dû sortir de scène pour chercher la lettre de la voisine cinglée et je me suis retrouvé avec une version des actualités qui était trop vieille et partielle !

On me reproche d'avoir fait trop de private joke pour mathématicien, moi je crois n'en avoir fait que 3, mais c'est peut être trop. De toute façon je n'ai pas de regret, rien que pour voir la tête des matheux quand j'ai parlé de l'axiome du choix, ça vallait le coup !


Mais pour être positif, mais nouveautées ont fait rire, dans leur majorité, même si le coté militant rajouté au "même homme" était probablement trop poussé.

Notes

[1] Autrement dit: le problème: les gens ont-ils aimé le spectacle est co-reconnaissable

[2] On aurait été dans le NIR, ça aurait été normal, mais pas en Jules Ferry!

[3] Après coup, je me dis que j'aurai du donner un micro à Subbak, mon régisseur, et lui demander de le faire à la bouche

[4] que je remercie au passage

jeudi, novembre 19 2009

Amour et théatre

Attention spoiler !


Finalement, pour un acteur, l'amour et être sur scène, c'est presque pareil.

C'est un truc que, bien sur, on adore faire. Quelques minutes avant, on se demande si ça va bien se passer, on ne va pas se planter, si c'est une bonne idée... Et au final on se dit qu'on va y aller. Sur le moment, bien sur, c'est génial ! D'ailleurs, quand c'est fini, on se dit "déjà !" on est tout heureux, et on n'a qu'une hâte, c'est que ça recommence.

Par ailleurs, je ne sais jamais combien on est, je ne connais pas la plupart des personne, et comme la salle est dans le noir je ne les vois pas.


Arthur Rainbow, qui se demande si il peut se permettre de rajouter ça dans "le même homme".

dimanche, novembre 8 2009

Livre de JE D'EGO

Alors, pour information, j'ai finalisé le texte de JE D'EGO par écrit. La mise en page peut laisser encore parfois un peu à désirer, mais globalement je suis plutôt content.

Cela fait 46 pages, pour 15 sketch différents. (Sachant que il m'arrive de ne pas faire de césure entre deux sketch, donc le public peut penser qu'il y en a moins.)

Si cela vous amuse, vous pouvez trouver une copie du livre en pdf ici, il y a quelques notes de bas de page et didascalies qui ne sont pas dans le spectacle, et des blagues qui sont donc destinée uniquement à ceux qui lisent le livre. Vous pourrez trouver les fichiers LaTeX utilisé dans un dossier zippé ici.

Entre nous, je vous déconseille de lire ce livre, ça doit être bourré de faute et si je garantie qu'oralement c'est drôle, par écrit je ne pense pas. Par contre, si vous décidez de le lire et que vous trouvez des fautes, je serai ravi que vous me les signalez afin que je puisse les corriger.

vendredi, novembre 6 2009

Fin de la préparation

Pour information, le texte qui sera joué le 25 novembre est enfin arrêté, je sais quel sketch je vais faire, dans quel ordre, avec quel transition et quel costume, etc... Il sera, je pense, assez différent de la dernière version.

Par ailleurs, le créateur fou m'a gentiment fait une [affiche], que j'utiliserai probablement. Cliquer sur le mot affiche pour la voir.

vendredi, octobre 23 2009

Enregistrement du spectacle

J'ai une bonne nouvelle pour mes innombrables[1] fans. Je suis maintenant sur, durant la prochaine représentation, de pouvoir bénéficier d'un enregistrement audio de qualité professionnel du one man show, via un système d'enregistrement branché directement sur la console de mixage où sera branché mon micro.

Pour des raisons évidentes de coût, par contre, je n'ai pas accès à la caméra professionnelle[2], et pour des raisons de sécurité incendie, il est impossible de mettre une caméra sur pied au milieu de la salle. J'aurai par contre une caméra digitale d'une heure trente, il ne me reste donc qu'à trouver quelqu'un pour la tenir.

Vous devriez donc avoir l'occasion de voir des inédits d'ici le mois de décembre!

PS: Si quelqu'un a une âme de caméraman, et si quelqu'un sait vraiment bien se servir d'une caméra (i.e. pour pas que je me retrouve avec des zoom jusqu'au niveau du nez par exemple, comme ça a pu arriver sur les enregistrement passé) je serai ravi d'avoir son aide. Bien sur, pour lui, et ses amis, l'entrée sera gratuite! (Oui, de toute façon, l'entrée est gratuite, et alors?)

Notes

[1] mais quand même dénombrable

[2] qui est de toute façon de bien trop bonne qualité pour youtube

mardi, octobre 13 2009

Introduction et québec

Juste pour information, j'ai finit de réécrire mon sketch sur la vie d'un français au Québec, et j'ai créé une nouvelle introduction au spectacle.

C'est donc certain, il y aura au moins deux nouveaux sketch dans JE D'EGO[1]!

Et je suis en train de continuer d'écrire mon discours de politique très générale.

Arthur, qui ferait mieux de travailler ses cours, mais enthousiasmé par la perspective d'une représentation future!

PS: Si quelqu'un a une caméra potable et un enregistreur de bonne qualité, qu'il n'hésite pas à venir avec et à me le signaler, j'aimerai bien avoir un bon enregistrement récent.

Notes

[1] Et il n'y aura pas d'extrait sur le blog avant la représentation

jeudi, octobre 8 2009

Page d'accueil

Y a t'il parmi mes lecteurs un graphiste/webdesigner?

Je possède un site web, http://www.arthurrainbow.fr[1] et je pense qu'il faudrait vraiment que je le change pour avoir un truc plus clair. Je pense qu'il faudrait que, dès la première page on puisse écouter un sketch et voir une vidéo youtube. (Je pense que le couple "institut du vieux boulot"/"Le même homme" serait bien).

Bien sur, je pourrai mettre un lecteur mp3 et une fenêtre youtube, en plus d'un lien vers le blog et de la date affiché quelque part. Mais c'est très moche. Ma question est donc, y a t-il quelqu'un qui pourrait me faire une page d'accueil claire et ergonomique. (Sans des tonnes de flash ou d'applet java par exemple, même si avec youtube, je sais qu'on ne se passera pas du flash)


Par ailleurs, je possède une affiche, le photomontage de la page d'accueil[2] a laquelle j'ajoute la date et le lieu de la représentation.

Encore une fois, ce n'est pas très joli, alors si il y a une personne avec des talents de graphiste qui pense pouvoir me donner un coup de main, je lui serai très reconnaissant.


En récompense, bien sur, cette personne pourra venir gratuitement à la représentation, et ses amis aussi[3]!

Notes

[1] comment ça, vous le saviez

[2] dont je dois dire que je suis très fier

[3] Oui, l'entrée est gratuite, et alors?

JE D'EGO

JE D'EGO bénéficiera d'une représentation exceptionnelle supplémentaire le mercredi 25 novembre 2009, à 20 heures, au 29 rue d'Ulm, 75005 Paris[1]. (Premier sous-sol, salle Julles Ferry)

Le spectacle dure environ une heure 10, et comportera un ou deux sketch inédit[2] l'entrée est gratuite[3] dans la limite des places disponible [4]. Vous êtes cordialement invité à faire venir vos amis avec vous, plus on est de fou, plus on rit.

Si vous avez des questions ou que j'ai oublié des détails, n'hésitez pas à le signaler en commentaire.

En espérant vous voir nombreux,
Amicalement

Arthur RAINBOW

Notes

[1] Sous réserve des dernières signature de l'administration, mais ça ne devrait pas poser de problème.

[2] ça dépend si j'ai le temps de finir d'écrire le deuxième d'ici là

[3] La sortie aussi!

[4] environ 300 assises, après il faut rester debout

jeudi, septembre 24 2009

Représentation en préparation

Je suis en train de préparer une représentation de JE D'EGO[1].

Rien n'est sur, mais il y a une possibilité qu'il ait de nouveau lieu rue d'Ulm, dans le 5ème arrondissement de Paris. Je pense demander à ce qu'il soit vers 20 heures, un soir de la semaine[2]. Je vais essayer que ce soit un mercredi fin octobre ou début novembre.

Ma question sera: êtes vous intéressé par venir[3], et quand est-ce que ça vous arrange? Par exemple, si beaucoup de monde me dit que le mercredi c'est impossible et que le jeudi c'est génial, je demanderai un jeudi, si Asp Explorer me dit qu'il viendra uniquement si c'est le dernier mardi de décembre, ce sera le dernier mardi de décembre[4]!

Arthur RAINBOW, aidé par un bureau des arts qui lit aussi le blog d'Asp Explorer[5]

Notes

[1] Mon one-man-show, au cas où tu avais oublié son nom

[2] Les dernières fois, il y avait sans arrêt des gens qui partaient en week-end, si je le fais un mercredi, on ne pourra plus me donner cette excuses, gnarf gnarf!

[3] j'espère que oui si vous lisez ce blog

[4] Euh, peut être pas en fait

[5] Et là pour le coup, j'ai été impressionné que le responsable du BDA sache suffisamment qui je suis au point de me signaler ce détail!

mardi, août 4 2009

Être un acteur engagé.

Je me suis posé des questions : dois-je être un auteur engagé? Et par qui? Pour le moment, je me suis engagé dans une voie difficile.

En plus, je n'appartient à aucune minorité. Je ne suis pas handicapé, pas sourd, pas aveugle.

D'ailleurs, je n'ai pas peur d'écrire noir sur blanc que je n'aime pas les aveugles!

Je ne suis pas noir, par arabe, pas asiatiques... Pas raciste.. alors.

Ah si, je suis français, ça compte comme handicap? [1]



A la réflexion, quand même, j'appartiens à un groupe qui n'est pas majoritaire, puisque j'aime les...

C'est un peu étrange à dire, bien que beaucoup de personne le sachent ici. Mais souvent après on me regarde bizarrement, on trouve ça étrange.

Encore que je sois a peu près sur de pas être le seul ici, statistiquement, mais bon.

C'est ridicule cette hésitation, maintenant vous allez croire que j'ai honte, ou quelque chose du genre. Pas du tout! C'est juste qu'à priori vous vous en moquez.

Bon, ça devient n'importe quoi, je peux le dire: j'aime les mathématique.


En même temps, même si les ninfomath sont ne minorités, on ne peut pas vraiment être un acteur "engagé" pour les mathématiques. Donc, je vous rassure, je ne ferai pas de blague mathématique.

Par exemple, je ne demanderai pas si le nombre d'aquarium dans un immeuble est une loi de poisson.

Il est probable que ça ne vous fasse pas rire.

Je ne donnerai pas non plus le lien vers cette blague.


D'ailleurs, je ne ferai pas non plus de blague informatique, car là, j'en ai marre.

Déjà que l'autre jour on m'a piraté mon email.

(Je ne sais pas qui peut m'avoir fait ça.)

(Enfin si, n'importe lequel de mes camarade de classe pourrait l'avoir fait. Plus exactement, je ne sais pas qui voudrait me faire ça.)

En tout cas, énervé, je suis sorti dans la rue et me suis acheté une glace[2]. Sur le cornet il y avait écrit "glace au citron", j'ai ouvert et c'était une glace à la vanille!

Là, vous vous demandez sûrement quel est le rapport... En fait, maintenant que je le tape, moi aussi.

Ah si! Qui peut m'en vouloir au point d'aller pirater ma glace?


Alors j'ai pris une décision: je suis un acteur à message; je n'attends plus que mon bip sonore.

Notes

[1] C'est plus drôle pour mes lecteurs du Québec que ceux de France ça.

[2] passionnant hein?